AUX PONTS ET OUVRAGES PUBLICS
LES charges imprévues que la ville avait eu à supporter presque chaque année, ne lui avaient pas permis de remédier, d'une façon quelque peu efficace, aux dégâts et aux ruines occasionnés par les crues du Loir des années i65i et i665. Tous les efforts, faits par les échevins en exercice ainsi que par leurs prédécesseurs, pour arriver au rétablissement des ponts, chemins et ouvrages publics dont la mise en bon état était d'un intérêt de premier ordre pour la ville, pour ses habitants, leur commerce et la province, étaient restés vains, et n'avaient donné aucun résultat utile, malgré toute la bonne volonté avec laquelle les intendants leur avaient prêté leur concours. Il avait été impossible de remédier à cette situation qui, en se prolongeant, devenait de jour en jour plus déplorable ; car la ville était sans ressources et sans moyens de s'en procurer. C'était donc en dehors d'elle qu'il fallait en chercher.