‹ Histoire-musée de la République francaiseChapitre 33 sur 74 · SECONDE GAIETÉ PATRIOTIQUE · texte numérisé non relu

SECONDE GAIETÉ PATRIOTIQUE

Air : Cest la petite Thérèse.

Savcs-voiu la belle histoire.

De ces fameux Prussiens, Us marchaient à la vicloire Avec les Autrichiens; Au lien de palmes de gloire Us ont cueilli du raisin.

Le raisin donne la foire, Quand on le mange sans pain ; Pas plus de pain que de gloire, Cest le fort du Prussien ; U s'en Tient cliantant TÎctoire, U s'en Ta criant la foim.

Le grand Frddéric s'édiappe, Prenant le plus court chemin; liais Dumourier (sic) le rattnpe, E( lui chante ce refrain :

N'allez plus mordre à la grappe Dans la TÎgne du Toisin.

Vayez peur qu'on m'y rattrape , Dit le héros prussien ; Jo saurai , si j'en réchappe , Dire au brave Autrichien :

Va tout seul cueillir la grappe , Dans U vigne du voisin.

Saccessiyement, en vingt jours de temps, du 7 au 27 novembre, treize villes ennemies avaient succombé : Mons, puis Bruxelles, Francfort et Malines, puis Tirlemont et Liège, devant Dumpuriez; Tournay, Ath et Gaod, devant le général Labourdonnaye ; Charleroy , devant Valence. Mouton s'était emparé d'Ostende; Lamarlière avait réduit la ville d'Anvers. Ici, la simple énumération suffit au style : — presque une victoire par jour.

Le seul revers du mois est la reprise de Francfort par les Prussiens , encore est-ce par trahison ; mais, à l'intérieur, Thorizon est plus sombre. La chifoM n'existe presque plus dans le Midi qu'à l'état de simple opposition de club, dont les membres ont cette décoration , dite décoration du Siphon ,

et cette carte de passe, imprimée sur une carte à jouer *.

* La décoration et la carte nous ont été prêtées par M. Maurin. Le lecteur doit se rappeler que lorsque nous avons signalé l'apparition des Siphoniers^ en septembre 1790» nous avons annoncé leur prompt anèanlisBement. H ne fut complet qu'au moment où la compagnie deJéhu s'oi^ganisa, mais cependant à la fin de 179a, cette faction n'avait presque plus d'influence. Les forces royalistes s'étaient conccatrtc* ailleurs, dans la Vendée.

Décembre 1792.) f/ARirioiRe de fer. âS3

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