CHAPITRE XX
Condamna (ioDS à mort deLouu Gigot Dumollans et Blanchelande. — La Marmite épunUoirr des jacobins. — Certificat de civisme épuré; brevet de garde nationale. — Fêle de ^hospitalité. — FanémiUe» du héros Lajowski. — Le maximum est établi. — Comité central tTtnsurrection. — Etablissement^ abolition de la commission des douxe. — L'anarchie tombée en t/uenottilles. — L'insurrection morale. — — Journées des 3i mai , a juin. — ÀTénement de la constitution de <>3. — Le général MÊousseux; la Vendée. — * La faction du fédéralisme. — Mort de Chàlier à Lyon. — Charlotte Corday aasasnne Marat. — Portrait de Marat en robe de chambre. — Obsèques de Marat ; litanies, reliques ; Jésus et Marat ; son tombeau. — Description de la fiètc en l'honneur de Marat à Bottrg-Bégénéré.
Les montagnards avaient à leur service deux instruments redoutables, le tribunal révolutionnaire et le comité temporaire de salut public. Le premier les aida puissamment à renverser la gironde ; le second fut leur porte-respect, lorsqu'ils eurent en leurs mains le pouvoir : nous remettons au temps de la terreur, les notions à donner sur la conformation du comité de mlut public, et tious suivons peu à peu les actes du tribunal révolutionnaire, dont la séance d'installation eut lieu le 6 avril.
Seulement, à part les répugnances que nous avons pour les mesures sanguinaires, nous ne pouvons passer outre sans faire remarquer au lecteur « que la conduite des montagnards était bien loin d'être politique. Le génie des hommes politiques, en effet, consiste à vaincre par la persuasion ou par rhabileté des actes du gouvernement. Mais tuer les ennemis d'un système, ce n'est pas faire triompher ce système , c'est l'imposer brutalement. C'est cette façon inouïe de trancher les difGcultés, qui a amoncelé sur la tête des montagnards tant d'accusation de la part des historiens. Une tète tombe sur le moindre soupçon! Que devient alors le libre examen des citoyens , leur indépendance, leur inviolabilité privée? Le tribunal révolutionnaire, au point de vue politique, est une mesure de despotes ; au point de vue humain, c'est nne odieuse institution.
Le premier individu condamné à mort fut un nommé Louis Gigot Dumol-
iAtril 1793).
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tans, geDtilhomme poiteviD, émigré rentré ea Francefa). II fut eiicuté cinq htiurea après son jugement. Dumollans ouvre la lisle par rang de date ; par TiDgd'importaDce politique, c'est Btaochelande, lieutenantdu gou?erneurdes Iles toas le vent, dont le portrait fut répandu à plusieurs milliers d'exemplaires, et dont la culpabilité était bien moins que certaine.
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