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2. R. de Coynart, Le siège d'Alésia (Spectateur militaire, février 1857, p. 235).
des clôtures de champs ou à quelques barrières analogues. Il est vrai que pour justifier sa théorie, M. Maury affirme que les traducteurs se sont trompés en disant XV pieds. Nous n'avons pas besoin de faire ressortir la pauvreté de ce raisonnement. Les traducteurs ne pouvaient comprendre, XY pedes latas, autrement qu'ils l'ont fait. Ce serait du reste par trop commode dans une discussion d'admettre des erreurs des traducteurs. Quand on se sert de documents il faut les accepter comme bons, sans cela il n'y a plus de discussion possible.
Les fouilles n'ont pas donné de résultats satisfaisants sur les autres parties des travaux entrepris par César.
Nous arrivons maintenant à la question des fouilles d'Alise ou plutôt de la plaine. A Alise même, on découvre surtout des objets romains.
Dans la plaine de Grésigny on a trouvé des casques, des épées, un marteau, des umbo de boucliers, des agrafes de manteaux et de ceinturons.
Les casques sont romains, et par leurs jugulaires rappellent l'art byzantin. Pourquoi n'a-t-on pas aussi trouvé des casques gaulois? Nous n'avons rien à dire des javelots ni du marteau, dont les types se retrouvent sur la colonne Trajane. Étudions les épées qu'on veut faire passer pour celles des soldats de Vercingélorix. Elles ont 80 centimètres de longueur et 0",04 de largeur ; elles sont pointues. Ne savonsnous pas que les épées gauloises, même à l'époque de l'âge de fer, étaient généralement arrondies à l'extrémité ? C'est même cette forme qui donnait un si grand avantage aux Romains sur les Gaulois. De nombreuses fouilles en France ou à l'étranger, notamment les fouilles de la Tiefenau près de Berne, en Suisse, en ont fourni de beaux spécimens.
Les fers de lances qu'on a trouvés affectent des formes variées. Nous attirerons surtout l'attention de nos lecteurs sur ceux qui ont les taillants ondulés, ce qui les rendait très meurtriers. Nous sommes peut-être ici en présence d'armes vraiment gauloises. En effet Diodore de Sicile * nous