Livre V, chap. xxx, trad. de Miot
apprend que le$ javelots de nos pères à la longue chevelure étaient de deux sortes. « Il y en avait de droits ; d'autres sont en zigzag, avec Textrémité recourbée en arrière, afin qu'elle puisse, en frappant, non seulement percer, mais encore entailler les chairs et déchirer la plaie lorsqu'on retirerait ce fer. » M. Desor ^, professeur à l'académie de Neufchàtel, qui a si minutieusement fouillé les palafittes de son pays, affirme que les armes trouvées par lui à la Tène res* - \ semblent absolument à celles d'Alise-Sainte-Reine.
Mais les Francs avaient eux aussi des armes ondulées qui sont l'origine évidente des hallebardes du moyen âge et de la Renaissance.
Les umbo des boucliers ressemblent beaucoup à ceux qu'on a trouvés dans les cimetières de Samson et du pays de Caux, il est vrai qu'on pourrait objecter qu'ils ont appartenu aux cavaliers germains de César. Mais aussi ne pourrions-nous pas en même temps en rencontrer de gaulois?
Dans les fouilles d'Alise, on a recueilli encore des couteaux. Us rappellent absolument ceux qu'on a découverts dans les cimetières évidemment mérovingiens des pays de Caux, de Metz et de Namur. .
Nous avons à peine besoin de dire qu'il est impossible d'attribuer aux Gaulois les agrafes de manteaux. Nos pères se servaient exclusivement de fibules.
Alisia, et non pas Alésia, a donc été attaquée à un moment de son existence par ces bandes germaines qui au iv® et au v® siècle envahirent les Gaules. C'est à cause de cela qu'un chemin passant derrière le mont Rhéa s'est appelé chemin des Germains, nom changé plus tard en celui de chemin des Allemands.
Les Romains ont fort bien pu assiéger Alésia. Ils ont dû le faire même et l'ont reprise sur les barbares qui s'en étaient emparés. Cette circonstance expliquerait la découverte des cinq broches de fer coudées en forme d'hameçon à la partie supérieure qu'on a retrouvées dans les fouilles. Ces pièces