Les tombelles celtiques et romaines d* Alaise
5. Déy, Alésia, pages 65 et suiv.; Notes bibliographiques et pièces jtu* tificatives, note 24.
Si 000 15 mètres
La longueur des fossés de circonvallation
étant de. •
£t celle du fossé de contrevallation de...
Le total est de
Mais en déduisant les deux interruptions à la rencontre du roc, d'après le plan.
Il ne reste plus que. . .
La largeur étant de
La profondeur de
Nous aurons 15 X 15 X 34 = 7 650 000 pour Ifi.
cube total des fouilles.
> Ces tranchées aussi larges au fond qu'à la surface indiquent une terre très forte, probablement mêlée de pifîjirailles, pouvant se soutenir sans talus.
» Les terres auront dû être extraites par banquettes, à la civière ou au panier et transportées sur les berges paui: former l'équivalent de ce qu'on appelle aujourd'hui talus de rempart. La moyenne de profondeur étant de 7™, 50, ou sera très près de la vérité en comptant pour l'extraction de la fouille un relai et demi (30 mètres).
» Un mètre cube de cette terrasse, d'après les tables de Genieys, aura demandé :
Pour fouille I h. 50
— chargement 70
— transport • 80
~- regalage 33
Ensemble 3 h. 33
» Un homme travaillant dix heures par jour aura fouillé par conséquent et transporté sur la berge 3 mètres cubes^
Le total de la fouille étant de 7 650 000 m. c.
il a fallu en journées d'hommes 2 550 000
> Et si l'on suppose que chaque homme a travaillé 40 joui»»^ et c'est le maximum puisque les assiégés n'avaient du Mo que pour trente jours, et à peine pour quelques-uns êe^
pltis en diminuant les rations, il aura enlevé pendant ce temps 120 mètres cubes.
)> Il aura fallu, pendant le même temps, pour faire la fouille totale, 63 750 hommes.
> Veuillez, etc.
)) Signé : Lorin, architecte. »
Nous voyons donc que les calculs nous entraînent à des solutions tout à fait opposées à celles qu'il nous faudrait pour reconnaître Alésia dans Alaise. II aurait fallu que presque toutes les troupes de César fussent employées aux tranchées. Or les combats étaient fréquents; César comptait en outre dans son armée quelques milliers d'auxiliaires germains, fantassins et cavaliers, qui, certainement, n'ont jamais dû être astreints aux travaux de terrassements. Nous connaissons les peuplades d'oulre-Rhin par les récits que nous en a faits Tacite. Il eût été fort malaisé, sinon impossible, de plier ces hommes à demi sauvages à porter des terres dans des paniers. César nous dit qu'il ne fallait pas moins que Tascendant de Vercingétorix pour forcer les Gaulois à élever des retranchements autour de leur camp, après la prise ô'Avaricum, Il cite cela comme une chose extraordinaire, et pourtant nos pères étaient dans up état de civilisation plus avancé que les Germains.
La polémique soulevée par la Société d'émulation du Doubs aura eu ce bon résultat qu'elle aura appelé l'attention sur les Mandubiens, petite peuplade indûment placée auprès des Éduens, ce qui rend la question qui nous occupe insoluble.
Les Mandubiens, que les Franc-Comtois ont réclamés parce que, suivant eux, le nom du Doubs, DubiSy entre dans leur appellation, occupaient une partie du déparlement de l'Ain, et notamment l'arrondissement de Nantua. Leur capitale? ou pour parler plus exactement leur oppidum, était située sur l'emplacement qu'occupe aujourd'hui Izernore.
Nous ne savons pas pourquoi on a toujours voulu rattacher les Mandubiens aux Éduens. En effet, nous n'avons aucun texte ancien qui permette d'établir que des liens quelconques aient jamais existé entre ces deux peuples. Les raisons que nous fournit M. Desjardins n'ont en vérité rien de
probant. On voit trop qu'elles ne reposent sur aucune base sérieuse, qu'elles ont été inventées pour soutenir la cause d'Âlise-Sainte-Reine à laquelle il a cru devoir se rattacher. Il nous dit : « Il faut considérer les Mandubiens à cause de leur proximité même de Bibracte, comme des clients des Eduens. :»
Pour expliquer comment il peut se faire que Strabon les ai fait limitrophes des Arvernes, il ajoute. «: Ils n'ont pu devenir les voisins et être absorbés dans le territoire des Arvernes qu'aux époques de guerre nationale, lorsque ce peuple sous Bituitos, par exemple, et sous Vercingétorix, obtint l'hégémonie d'une partie de la Gaule*. >
Nous ne voyons pas trop comment on pourrait trouver une place pour les Mandubiens auprès des Éduens. Nous avons fait justice des prétendus liens de clientèle qui les unissaient les uns aux autres et nous ne reviendrons plus sur ce sujet.
Nous ajouterons seulement que le pays des Éduens et des Séquanais avait une limite commune^. On passait immédiatement des Éduens chez les Lingons, et par conséquent ces deux peuples étaient voisins 3. Quand aux environs deiVortodunuMy Nevers, on quittait la frontière des Éduens, on se trouvait chez les SénonsS Ces deux peuples se touchaient