‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 170 sur 190 · Bell. galLf VIU, lxxxix · texte numérisé non relu

Bell. galLf VIU, lxxxix

charger de chaînes OU les lier avec des cordes qui leur entraient dans les chairs. Ces héros trahis par la fortune allaient, pour les Romains qui les achèteraient, devenir tout au plus une seconde espèce humaine ^^ ou même moins que des hommes^. La législation ne faisait aucune différence entre eux et les bêtes. Il y avait en effet une loi qui édictait la même peine contre celui qui avait tué l'esclave d'autrui, et celui qui avait tué sa bête de somme, le condamnant, dans Tun et Tautre cas, à en payer simplement le prix, et élevant ou abaissant ce prix suivant que Tesclave était valide ou infirme^.

Et c'est ce peuple infâme qui fut le bourreau implacable de toutes les nations qu'il vainquit, que jusqu'à présent dans nos collèges et dans nos lycées on a toujours exalté. Il est temps, plus que temps, qu'on change de méthojle à l'égard de la jeunesse française. Nous qui voulons être libres, nous devons apprendre à nos fils à n'avoir que des sentiments de haine pour les anciens Romains, pour ces faux civilisateurs du monde. *

Nous avons vu que les vieillards, les femmes et les enfants de la peuplade mandubienne, chassés d'Alésia s'étaient présentés aux portes du camp de César qui avait donné l'ordre qu'on les repoussât. Ils étaient morts de misère et de faim. Les guerriers qui se rendaient à César étaient compris dans le butin. Les Mandubiens furent donc en quelque sorte anéantis. C'est pour cela que le nom de cette tribu disparaît presque, après les événements dont nous nous sommes fait les historiens. Quelques Mandubiens cependant qui lors de l'investissement de leur oppidum étaient restés cachés dans les profondes vallées de leurs montagnes, émigrèrent après le grand désastre, et comme nous l'avons dit, fondèrent VAlesia Mandubiorum de Pline (Alais). Nous en retrouvons quelques autres établis à la Combe-Julienne.

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