‹ Histoire nationale des Gaulois sus VercingétorixChapitre 173 sur 190 · Bell, gall., VU, xc · texte numérisé non relu

Bell, gall., VU, xc

2. £. Desjardins, Géographie de la Gaule, II, note au bas de la page 7H.

HISTOIRE NATIONALE DES GAULOIS. ii7

blement un raisonnement d'intuition, mais pour écrire l'histoire, il faut des preuves plus certaines et le moindre texte qui viendrait témoigner en faveur des deux suppositions de l'auteur de la Géographie des Gaules ferait beaucoup mieux notre affaire. Mais poursuivons notre récit.

Les Arvernes déposèrent également les armes et César exigea d'eux un grand nombre d'otages. 11 rendit à ces deux peuplades environ 20 000 captifs.

Mous ne passerons pas en revue toutes les dispositions qu'il prit pour faire hiverner ses troupes. Nous dirons seulement qu'il résolut de passer à Bibracte toute la mauvaise saison.

Lorsque la nouvelle de la prise d'Alésia parvint à Rome, le sénat ordonna vingt jours de prières publiques.

Les pères conscrits de la grande république pensaient qu'on ne pouvait assez remercier les dieux d'avoir si heureusement amené la fin de cette guerre. Les Gaules, suivant eux, étaient à jamais domptées. Leurs prévisions reçurent bientôt un cruel démenti. En effet, plusieurs tribus voulurent recommencer la lutte dès l'année suivante. Le plan qu'elles conçurent différait beaucoup de celui qu'avait arrêté Vercîngétorix et qui î^vait failli lui donner la victoire. 11 ne s'agissait pas de former une seule armée. Il fallait entreprendre une guerre de partisans. Le soulèvement devait avoir lieu sur un grand nombre de points à la fois pour que les Romains ne pussent pas concentrer leurs forces. César, en cette difficile circonstance, se montra véritablement un grand homme de guerre. La rapidité de ses mouvements lui permit de fondre à l'improviste sur plusieurs peuplades révoltées. Le fait le plus important de cette campagne, qui est la huitième, est le siège et la prise û'Uxellodunum^ (Puy d'Issolu) dans Iç pays des Cadurques. César put détourner une source qui alimentait la place; aussi celle-ci dut bientôt se rendre. Les deux chefs qui avaient conduit cette

1. Uxellodum, mot à mot la haute montagne : gallois, Uc*hel; breton, Uc'hel; gaël écossais, Uasel; gallois, dun et din; breton, tuchesa et duchen (par contraction) dun.

guerre, Fun Drappès, qui au commencement de la campagne précédente s'était montré si hostile aux Romains, se laissa mourir de faim. L'autre que nous connaissons déjà, Luctère, tomba au pouvoir de FArverne Epasnactos, qui le livra au proconsul. Tous les défenseurs d*Uxellodunum eurent les mains coupées.

Ce dernier exploit de César mit fin à toute résistance. Il n'y eut plus en face de lui que l'Atrebate Comm, dont la soumission même ne se fit pas attendre.

Une fois les armes tombées de toutes les mains, César, qui venait de terminer sa huitième campagne par un acte de cruauté inouïe, changea de conduite à l'égard des vaincus. Il passa une année (l'an 50) à les gagner, à fermer toutes les blessures qu'il avait faites. 11 parcourut Tune après l'autre toutes les cités gauloises, et nous entendons ici par cités, les peuplades. Il n'ordonna point de confiscations, il ne fonda point de colonies militaires. Il s'abstint avec grand soin de toute mesure ayant un caractère violent. Les tribus conservèrent toule leur liberté dans leur gouvernement intérieur. A la vérité, la Gaule chevelue fut bien, par le fait, réduite en province, mais elle ne put s'apercevoir qu'elle avait perdu son indépendance qu'au payement d*un impôt de quarante millions de sesterces. Il le déguisa même sous le nom de solde militaire. Au surplus, il accorda à plusieurs villes la faculté de s'en exempter. Quelques-unes prirent son nom et entrèrent dans sa clientèle.

Nous ne pouvons donner une meilleure preuve de la douceur qu'il crut devoir montrer que par l'épisode suivant :

En Arvernie, il vit dans un sanctuaire une épée qu'il avait perdue dans une bataille. Malgré les conseils de ses amis, il ne voulut point la reprendre, disant qu'elle était sacrée. Il se conformait de la sorte à une vieille coutume gauloise qui voulait qu'on ne portât point la main sur les choses ofiTertes aux dieux. Il voulait avoir l'air de respecter la religion; les druides avaient assez fait pour lui d'ailleurs. II pouvait bien, après la victoire, montrer quelque déférence envers les dogmes qu'ils avaient établis.

César comprit que pour seconder son ambition person-

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nelle il pouvait s'appuyer sur les Gaule!

c'était la conquête du souverain pouvoir, c meut de la liberté romaine. S'il avait beat jour contre la Ville-aux-Sept Collines, i avoir de meilleurs soldats que des solda ouvrît donc les rangs de son armée. Des n de la nation, il forma une légion qui lui les plus signalés durant la guerre civile. I donner une aigle pour enseigne, il choi son emblème, un des oiseaux que nos an comme sacrés. Nous voulons parler de nom, dans leur langue, signifiait harmo saient que lorsque l'alouette disparait dar n'entend plus que sa douce chanson , el cercle de félicité, parler des vivants aux à

> César enrôla à titre d'auxiliaires des les différentes armes où la Gaule excellait terie légère tirée de l'Aquitaine et de l'A terie pesamment armée venue de la Belgi( Ruthènes, etc, etc.. Les ailes de ses légii presque exclusivement de cavalerie levée l'autre province transalpine.

» Aussi ce ne fut pas seulement ave< comme on l'a dit, qu'il conquit Rome, m:

armes, car les vétérans gaulois payèrent ( les victoires du dictateur sur Pompée*. *

A son arrivée à Rome, Vercingétorix l'i son publique. Nous savons qu'elle était i du Hunt-Capitolin. On y arrivait par des Gémonies *. Cet édifice avait été coustru Martius '. Plus tard il prit le nom de pri

Cette prison (fig. -158) avait trois étag était un cachot sombre ef. voûté, daus le'

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