Monnier, Vercingétorix
et tous les chevaax. Les portes de la ville s'ouvrirent aussitôt et quelques officiers romains furent désignés par César pour aller ÛB,nsYoppidum même prendre livraison de tout le matériel de guerre des Gaulois. Les otages étaient déjà en partie rendus au camp du vainqueur.
Soudain les sentinelles placées sur les remparts de la ville annoncèrent avec de grands cris qu'elles apercevaient au loin Tavant-garde de l'armée de Vercingétorix. Elle se composait de cavalerie. Les habitants se saisirent aussitôt de leurs armes, fermèrent les portes et armèrent les murs de la phice. Hais ces manœuvres rie purent être exécutées avec une promptitude suffisante pour empêcher la retraite des officiers et des soldats romains *■ de Voppidum.
A la première alerte César rangea sa cavalerie en bataille, et l'engagea contre celle des Gaulois. Nos ancêtres semblent avoir eu un instant l'avantage, puisque le proconsul fut obligé de faire soutenir ses troupes « serrées de près > par ses Germains. Nos pères, fatigués par Timpétuosité qu'ils avaient déployée dans leur première charge, ne purent soutenir ce nouveau choc et se replièrent après avoir essuyé de grandes pertes. Le proconsul nous dit que les habitants de Noviodunum, qui avaient cru pouvoir se soustraire un moment à la clause du traité, furent de nouveau saisis de ten*eur, livrèrent tous ceux des leurs qui les avaient poussés à prendre les armes, et se rendirent à merci. César n'eut pas le temps de se montrer cruel. Il brûlait de poursuivre le cours de ses succès, et de mettre le siège devant Avaricum, qui était la plus belle ville de toutes les Gaules et dont le territoire était renommé pour sa fertilité! Alors comme aujourd'hui, la Sologne, était désolée et César était pressé d'atteindre un pays plus riche. Les Gaules, nous le savons, étaient presque entièrement couvertes de bois ; la Sologne faisait exception *. 11 était malaisé d'y faire subsister une armée de plus de dix légions.
Vercingétorix ne fut point abattu par les échecs successifs