DU LÉZARD VERT
chaleur du soleil les fait éclore. Ils sont si familiers, qu'ils entrent hardiment dans les appartements ; ils courent même partout si librement, et sont si peu craintifs, qu’ils montent sur les tables pendant les repas ; et s’ils aperçoivent quelque insecte, ils sautent sur lui, et passent, pour l’atteindre, jusque sur les habits des convives ; mais ils sont si propres et si jolis, qu’on les voit sans peine traverser les plats et toucher les mets !. Rien ne manque done au lézard gobe-mouche pour plaire ; parure, beauté, agilité, utilité, patience, industrie, il a tout recu pour charmer l’œil et intéresser en sa faveur. Mais il est aussi délicat que richement coloré ; il ne se montre que pendant l'été aux latitudes un peu élevées, et il y passe la saison de l'hiver dans des crevasses et des trous d’arbres où il s’engourdit ?. Les jours chauds et sereins qui brillent quelquefois pendant l’hiver le raniment au point de le faire sortir de sa retraite; mais le froid revenant tout d’un coup le rend si faible, qu’il n’a pas la force de rentrer dans son asile, et qu’il succombe à la rigueur de la saison. Quelque agile qu’il soit, il n'échappe qu'avec beaucoup de peine à la poursuite des chats et des oiseaux de proie. Sa peau ne peut cacher entièrement les altérations intérieures qu’il subit ; sa couleur change comme celle du caméléon, suivant l’état où il se trouve, ou, pour mieux dire, suivant la température qu'il éprouve. Dans un jour chaud, il est d’un vert brillant; et, si le lendemain il fait froid, il paraît d’une couleur brune. Aussi, lorsqw’il
est mort, l’éclat et la fraicheur de ses couleurs |
disparaissent, et sa peau devient pâle et livide *.
Les couleurs se ternissent et changent ainsi |
dans plusieurs autres espèces de lézards; c’est ce qui produit cette grande diversité dans les descriptions des auteurs qui se sont trop attachés aux couleurs des quadrupèdes ovipares, et c’est ce qui a répandu une grande confusion dans la nomenclature de ces animaux. Il y a quelque ressemblance entre les habitudes du gobe-mouche et celles d’un autre petit lézard du Nouveau-Monde, auquel on a donné le nom
d’Anolis, qu'on à appliqué aussi à beau-,
coup d’autres lézards. Nous rapportons ce dernier au goitreux qui vit dans les mêmes con- ‘Rai, à l'endroit déjà cité.
4 Catesby, à l'endroit déjà cité.
+ Idem, ibidem.
EE
trées ‘. Comme nous n’avons pas vu le gobemouche, nous ne savons si l’on ne devrait pas le regarder de même, comme de la même espèce que le goitreux, au lieu de le considérer comme une variété du lézard vert.
M. François Cetti, dans son Hisloire des Amphibies et des Poissons de la Sardaigne, parle d’un lézard vert très-commun dans cette île, et qu’on y nomme, en certains endroits, Tiligquerta et Caliscertula :il ne ressemble entièrement ni au lézard vert de cet article, ni à l’'améiva, dont nous allons traiter *. M. Cetti
1 Voyez l'article du Gottreux.
2? « Les habitants de la Sardaigne donnent, à un même lé- « zard, le nom de Tiliguerta et celui de Caliscertula.. 1 « paraît être une espèce de lézard vert, car il est, comme ce « dernier lézard, d'un vert éclatant, mais relevé par des ta- « ches noires, et par des raies de la même couleur, qui s'é- « tendent le long du dos. La face intérieure des cuisses pré- « sente une rangée de tubercules, ainsi que dans le lézard « vert; il a cinq doigts et cinq ongles à chaque pied. Une « différence remarquable le distingue cependant d'avec le « lézard vert décrit par les auteurs; ils attribuent à ce der- « nier lézard une queue de la longueur du corps, mais le ti- « liguerta a la queue bien plus étendue: elle est deux fois « aussi longue que le corps de l'animal, et c'est ce que j'ai s trouvé dans tous les lézards de cette espèce que j'ai mesu- « rés. A la vérité, les lézards verts ont, pour ainsi dire, une « grande vertu productrice dans leur queue; s'ils la perdent, « elle se renouvelle, et si elle est partagée par quelque acci- « dent, chaque portion devient bientôt une queue entière. 11 « se pourrait donc que l'excès de la queue du tiliguerta sur « celle du lézard vert ordinaire ne füt pas ure marque d'une « diversité d'espèce, et dût être seulement attribuée à l'in- « fluence du climat de la Sardaigne. Mais, d'un autre côté, « comment regarder la longueur de la queue du tiliguertà « comme un attribut accidentel, puisque les naturalist-: font « entrer dans les caractères spécifiques des différents lézards « la diverse longueur de la queue relativement à celle du « corps? Ceux qui ont décrit, par exemple, le lézard vert « d'Europe, l'ont caractérisé, ainsi que nous l'avons vu, eu « disant que sa queue est aussi longue que le corps; et ceux « qui décrivent un lézard d'Amérique, nommé 4méiva par « M. Linnée, le caractérisent par la longueur de sa queue, trois « fois plus considérable que celle du corps du lézard:.. Le ti- « liguerta n’est donc pas un lézard vert, quoiqu'il lui res- « semble beaucoup; et ceux qui voudront le décrire devront « le désigner par la phrase suivante, lézard à queue menue « deux fois plus longue que le corps. L'améiva a été dé- « signé par les mêmes expressions dans les Aménités acadé- « miques... L'on pourrait donc soupçonner que le tiliguerta « de Sardaigne est de la même espèce que l'améiva du Nou- « veau-Monde : i ne serait pas surprenant, en effet, de ren- « contrer, ea Europe, un animal qu'on a cru particulier au « continent de l'Amérique... Mais, outre que l'on peut soup- « conner, d'après la description de Gronovius, l'exactitude « de celle que l'on tronve dans les Aménités académiques, on « ne doit pas croire le tiliguerta de la même espèce que l'a- « méiva, si l'on considère le nombre des bandes écailleuses « qui garnissent le ventre de ce dernier lézard, ainsi que ce- « lui du tiliguerta. Le nombre de ces bandes n'est pas en ef- « fet le même dans ces deux animaux. Le tiliguerta ressem- « ble donc beaucoup à l'améiva, ainsi qu’au lézard vert, quoi- « qu'il ne soit ni l'un ni l'autre : c'est une espèce particulière « dont il convient d'augmenter la liste des lézards, et qu'il « faut placer parmi ceux que M. Linnée à désignés par
présume que ce tiliguerta est une espèce nouvelle ‘, intermédiaire entre ces deux lézards; il nous paraît cependant, d’après ce qu’en dit cet habile naturaliste, qu’on pourrait le regarder comme une variété du lézard vert, s’'ila, au-dessous du cou, une espèce de demi-collier composé de grandes écailles, ou comme une variété de l’améiva, s’il n’a point ce demi-collier.
LE CORDYLE ?.
Zoaurus Cordylus, Merr.; Lacerta Cordylus, Linn., Fitz; Cordylus verus, Laur. ; le Cordyle, Cuv.
On trouve en Afrique et en Asie un lézard auquel Linnée a appliqué exclusivement le nom de Cordyle, qui lui a été donné par quelques voyageurs, mais dont on s’est aussi servi pour désigner la dragonne, ainsi que nous l’avons dit. Il paraît qu’il habite quelquefois dans l’Europe méridionale, et Rai dit l’avoir rencontré auprès de Montpellier ?. Nous allons le décrire d’après les individus conservés au Cabinet du Roi. Fe
La tête est très-aplatie , élargie par derrière,
« le caractère d'avoir la queue verticillée (cauda vertirillax ta),
« Le tiliguerta est aussi innocent que le lézard vert; il ha: « bite parmi les gazons, ainsi que sur les murailles que l'on « trouve dans la campagne... Il est très-commun en Sardai- « gne; et il y est même en beaucoup plus grand nombre que « le lézard vert en Italie. » Extrait de l'Hist. nat. des Amphibies et des Poissons de la Sardaigne, par M. François Cetti. Sassari, 1777, p. 15.
il est important d'observer que la longueur de la queue
- des lézards, sa forme étagée ou verticillée, ainsi que le nome. bre des bandes écailleuses qui recouvrent le ventre de ces animaux, sont des Caractères variables ou sans précision ; nous nous en sommes Convainçus par l'inspection d’un grand nombre d'individus de plusieurs espèces, aussi n’avons-nous pas cru devoir les employer pour distinguer les divisions des lézards l'une d'avec l'autre; nous ne nous en sommes servis pour la distinction des espèces, que lorsqu'ils ont indiqué des différences très-considérables ; et d’ailleurs nous n'avons jamais assigné à la rigueur telle ou telle proportion, ni lel ou tel nombre pour une marque constante d’une diversité d'espèce, et nous avons déterminé au contraire rigoureusement et avec précision la forme et l’arrangement des écailles de la queue,
‘ L'opinion de M. Cuvier est que ce reptile n’est que le lézard vert de Sardaigne mal décrit. Il pense aussi que le Tiliguerta de Daudin est un mélange d’un améiva d'Amérique avec le lézard vert de Sardaigne.
Néanmoins M.Merrem conserve cette espèce dans sa classification des reptiles, sous le nom de Lucerta Tiliguerta.
? Le Cordyle. M. Daubenton, Encycl. méth.—Cordylus, Gronovi., musæum 2, p. 79, n° 55.—Rai, Synopsis Quadr., p. 265. Cordylus seu caudi-verbera.—Séba, mus. I. Tab. 84, fig. 5 et 4, et II, 62, fig. 2.
# Rai, Synopsis Quadrupedum, p. 265,
et triangulaire; de grandes écailles en revétent | le dessus et les côtés ; les deux mâchoires sont couvertes d’un double rang d’autres grandes | écailles, et armées de très-petites dents égales, fortes et aiguës.
Les trous des narines sont petits ; les ouver: tures des oreilles étroites, et situées aux deux bouts de la base du triangle, dont le museau est la pointe.
Le corps est très-aplati ; le ventre est revêtu d’écailles presque carrées, et assez grandes, qui y forment des demi-anneaux ou des bandes transversales ; les écailles du dos sont aussi presque carrées , mais plus grandes ; celles des côtés étant relevées en carène font paraître les flancs hérissés d’aiguillons.
La queue est d’une longueur à peu près égale à celle du corps; les écailles qui la revêtent présentent une arête saillante, qui se termine en forme d’épine allongée et garnie des deux côtés d’un très-petit aiguillon : ces écailles étant longues et très-relevées par le bout forment des anneaux très-sensibles , festonnés , assez éloignés les uns des autres , et qui font paraître la queue comme étagée. Nous en avons compté dix-neuf sur un individu femelle, dont la queue était entière.
Les écailles des pattes sont aiguës ,etrele vées par une arête. Il y a cinq doigts garnis d'ongles aux pieds de devant et à ceux de derrière.
La couleur des écailles est bleue , et plus ou moins mêlée de châtain, par taches ou par bandes.
Linnée dit que le corps du cordyle n’est point hérissé { corpore lœævigato ) : cela ne doit s’en-
tendre que du dos et du ventre, qui en effet ne le paraissent pas, lorsqu'on les compare avec les pattes , les côtés , et surtout avec la queue. Le long de l’intérieur des cuisses , règnent des tubereules comme dans l’iguane, le lézard gris, le lézard vert, ete.; une variété de cette espèce a les écailles ‘4 ctpé beaucoup plus ES que celles des autres cordyles.
L'HEXAGONE *. k Calotes ( Agama) angulata, Mett; ; Agama angulata, Daud.; Stellio hetagols Laàtr.
Linnée a fait connaître ce lézard , qui habite * L'Exagonal. M. Daubenton, Encycl. méth.—Zacérta an
DE L'AMÉIVA.
ën Amérique. Cé qui forme un des caractères distinctifs de l’hexagone , c’est que sa queue, plus longue de moitié que le corps, est comprimée de manière à présenter six côtés et six arétes très-vives. Il est aussi fort reconnaissable pär Sa tête, qui parait comme tronquée par derrière , et dont la peau forme plusieurs rides. Les écailles dont son corps est revêtu sont pointues et relevées en forme de carène, excepté celles du ventre : il les redresse à volonté , et il paraît alors hérissé de petites pointes ou d’aibuillons ; sous sa gueule sont deux grandes écailles rondes ; sa couleur tire sur le roux. Nous n’avons pas vu ce lézard, et nous pouvons Seulement présumer que son ventre est couvert de bandes transversales et écailleuses : si cela n’est point , il faudra le placer parmi les lézards de la division suivante.
L'AMÉIVA :.
Teius Ameiva, Merr.; Lacerta Ameiva, Linn.; Seps
surinamensis et zeylanicus, Laur.; Lacerta graphica |
et gutturosa , Daud.; l'Améiva le plus connu, et l'Ameiva lateristriga, Cuvy.; Ameiva Argus, Fitz.
C’est un des quadrupèdes ovipares dont l’histoire a été le plus obscurcie : premièrement, parce que ce nom d’Améiva ou d’Améira à été donné à des lézards d’espèces différentes de celle dont il s’agit ici : secondement, parce que le vrai améiva a été nommé diversement en différentes contrées ; il a été appelé tantôt Témapara, tantôt Taletec, tantôt Tamacolin, noms qui ont été en même temps attribués à des espèces différentes de l’améiva, particulièrement à l’iguane : et troisièmement enfin, parce que cet animal étant très-sujet à varier par ses couleurs , suivant les saisons, l’âge et
gulata, 19. Linn., Amphib. rept. systema nat. — Lacerta cauda exagona longa, squamis carinatis mucronatis. Idem, ibid.
? Améiva. M. Daubenton, Encycl. méth.—Zacerta cauda verticillata longa, scutis abdominis lriginta, collari subtus ruga duplici.—Amæn. acad., 4, p. 127, 295. Lacerta cauda tereticorpore duplo longiore, pedibus pentadactylis, crista nulla, scutis abdominalibus, 50.—Mus. ad Fr., 14, p.45. Lacerta eadem.—Gron., mus. 2, p. 80, t. 56. Lacerta cauda tereli corpore triplo longiore, squamis lævissimis, abdominalibus oblongo quadratis.—Clus., exot., 145. Lacertus indicus.— Edw., av., 202, t. 202, 205. Zacertus major viridis.— Worm., mus. 315, f. 513.—Raïi, Quadr., 270. Lacertus indicus.—Seb., mus.1, t. 86, f. 4 et B; t.88, f. 4 et 2.— Sloan. jam. 2, p. 535, t.275, f.5. Lacertus major cinereus maculatus.—The large spotted ground lBzard. Browne, p. 462.
le pays , divers individus de cette espèce ont été regardés comme formant autant d’espèces distinctes. Pour répandre de la clarté dans ce qui concerne cet animal , nous conservons uniquement ce nom d’Añnéiva à un lézard qui se trouve dans l’Amérique, tant septentrionale que méridionale, et qui a beaucoup de rapports avec les lézards gris et les lézards verts de nos contrées tempérées : on peut même, au premier coup d’œil, le confondre avec ces derniers ; mais, pour peu qu’on l’examine, il est aisé de Ven distinguer. Il en diffère en ce qu’il n’a point au-dessous du cou cette espèce de demi-collier, formé de grandes écailles , et qu'ont tous les lézards gris ainsi que les lézards verts; au contraire , la peau, revêtue de très-petites écailles,
| y forme un ou deux plis. Ce caractère a été fort
bien saisi par Linnée ; mais nous devons ajouter à cette différence celles que nous avons remarquées dans les divers individus que nous
avons vus, et qui sont conservés au Cabinet du Roi.
La tête de l’améiva est en général plus allongée et plus comprimée par les côtés, le dessus en est plus étroit, et le museau plus pointu.
| Secondement, la queue est ordinairement plus
longue en proportion du corps. Les améiva parviennent d’ailleurs à une taille presque aussi considérable que les lézards ‘verts de nos provinces méridionales. L’individu que nous décrivons, et qui a été envoyé de Cayenne par M. Léchevin, a vingt-un pouces de longueur totale, c’est-à-dire depuis le bout du museau jusqu’à l’extrémité de la queue, dont la longueur est d’un pied six lignes ; la circonférence du corps à l’endroit le plus gros est de quatre pouces neuf lignes ; les mâchoires sont fendues jusque derrière les yeux , garnies d’un double rang de grandes écailles, comme dans le lézard vert, et armées d’un grand nombre de dents très-fines, dont les plus petites sont placées vers le bout du museau, et qui ressemblent un peu à celles de l’iguane. Le dessus de la tête est couvert de grandes lames , comme dans les lézards verts et dans les lézards gris.
Le dessus du corps et des pattes est garni d’écailles à peine sensibles : mais celles qui revêtent le dessous du corps sont grandes , carrées , et rangées en bandes transversales. La queue est entourée d’anneaux composés d’écailles , dont la figure est celle d’un carré long. Le dessous des cuisses présente un rang de tu-
bercules. Les doigts longs, et séparés les uns ! des autres , sont garnis d'ongles assez forts.
La couleur de l’améiva varie beaucoup suivant le sexe , le pays , l’âge et la température de l’atmosphère , ainsi que nous l’avons dit ; mais il paraît. que le fond en est toujours vert ou grisâtre, plus ou moins diversifié par des taches ou des raies de couleurs plus vives, et qui, étant quelquefois arrondies de manière à le faire paraître œillé , ont fait donner le nom d’Arqus à l’améiva , ainsi qu’au lézard vert. Peut-être l’améiva forme-t-il, comme les lézards de nos contrées, une petite famille, dans laquelle on devrait distinguer les gris d’avec les verts : mais on n’a point encore fait assez d’observations pour que nous puissions rien établir à ce sujet. 2
Rai ‘et Rochefort ? ont parlé de lézards, qu’ils ont appelés Anolis ou Anoles, qui , pendant le jour, sont dans un mouvement continuel, et se retirent pendant la nuit dans des creux , d’où ils font entendre une strideur plus forte et plus insupportable que celle des cigales. Comme ce nom d’Anolis ou d’Anoles a été donné à plusieurs sortes de lézards, et que Raï ni Rochefort n’ont point décrit de manière à ôter toute équivoque ceux dont ils ont fait mention , nous invitons les voyageurs à observer ces animaux, sur l’espèce desquels on ne peut encore rien dire. Nous devons ajouter seulement que Gronovius a décrit , sous le nom d’Anolis, un lézard de Surinam, évidemment de la même espèce que l’améiva de Cayenne, dont nous venons de donner la description.
L’améiva se trouve non-seulement en Amérique , mais encore dans l’ancien continent.
Jai vu un individu de cette espèce , qui avait été apporté des grandes Indes par M. le Cor , et dont la couleur était d’un très-beau vert plus ou moins mêlé de jaune.
4 Synopsis Animalium, p. 268. | ? « Les anolis sont fort communs dans toutes les habitations. Ils sont de la grosseur et de la longueur des lézards qu’on voit en France : mais ils ont la téte plus longuette, la peau jaunâtre, et sur le dos ils ont des lignes rayées de bleu, de vert et de gris, qui prennent depuis le dessus de la tête jusqu’au bout de la queue. Ils font leur retraite dans les trous de la terre, et c’est de là que, pendant la nuit, ils font un bruit beaucoup plus pénétrant que celui des ciga- | les. Le jour, ils sont en perpétuelle action, et ils ne font que rôder aux environs des cases, pour chercher de quoi se nourrir. Rochefort, Hist. des Antilles, t. I, p: 300,
2 ren = ss = nn