‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 122 sur 470 · DU STELLION · texte numérisé non relu

DU STELLION

du dos. Les doigts sont allongés, garnis d’ongles aplatis, et couverts par-dessous d’écailles aiguës. La queue est ronde, et ordinairement plus longue que le corps. Le plissé se trouve dans les Indes.

C’est à ce lézard qu’il paraît qu’on doit rapporter celui que M. Pallas a nommé Hézioscope, dans le supplément latin de son voyage en différentes parties de l'empire de Russie. Il habite les provinces les moins froides de ce vaste empire; on le trouve communément sur les collines dont la température est la plus chaude, exposé aux rayons du soleil, la tête élevée et souvent tournée vers cet astre. Sa course est très-rapide. ;

L'ALGIRE *.

Tropidosaura algira , Fitz; Scincus algirus, Latr.; Lacerta algira, Linn.

Il n’est souvent que de la longueur du doigt; les écailles du dos relevées en carène le font paraître un peu hérissé. Sa queue diminue de grosseur jusqu’à l'extrémité qui se termine en pointe. Il est jaune sous le corps et d’une couleur plus sombre sur le dos, le long duquel s’étendent quatre raies jaunes. Il n’a point sous le ventre de bandes transversales.

L'espèce de l’algire n’est pas réduite à ces petites dimensions par défaut de chaleur, puisque c’est dans la Mauritanie et dans la Barbarie qu’il habite. C’est de ces contrées de l’Afrique qu’il fut envoyé par M. Brander à M. Linnée, qui l’a fait connaitre; et l’on ne peut pas dire que les côtes septentrionales de l'Afrique étant plus échauffées qu'humides , l’ardente sécheresse des contrées où l’on trouve l’algire influe sur son volume, et qu’il n’a une très-petite taille que parce qu'il manque de cette humidité si nécessaire à plusieurs quadrupèdes ovipares, puisque l’on conserve au Cabinet du Roi un algire entièrement semblable aux lézards de son espèce, et qui cependant a été envoyé de la Louisiane, où l’humidité est aussi grande que la chaleur est vive.

M. Shaw a écrit que l’on trouve très-fréquemment en Barbarie, sur les haies et dans

les grands chemins, un lézard nommé Zermou- |

méah ; il n'indique point la grandeur de cet animal ; il dit seulement que sa queue est longue

+ L'Algire., M, Daubenton, Encycl, méth.

et menue; que le fond de sa couleur est d’un brun clair; qu’il est rayé d’un bout à l’autre, et qu’il présente particulièrement trois ou quatre raies jaunes ‘. Peut-être ce lézard est-il un algire.

Au reste, il parait que l’algire se trouve aussi dans les contrées méridionales de l’empire de Russie, et que l’on doit regarder comme une variété de ce lézard, celui que M. Pallas à nommé Lézard ensanglanté ou couleur de sang ? , qui ressemble presque en tout à l’algire, et qui a quatre raies blanches sur le dos, mais dont la queue cendrée par-dessus et blanchâtre à l’extrémité, est par-dessous d’un rouge d’écarlate.

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