‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 141 sur 470 · LE DRAGO · texte numérisé non relu

LE DRAGO

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DE LA SALAMANDRE TERRESTRE

donc ne devoir admettre qu’une espèce dans les

et en Amérique; il peut varier , suivant les dif férents climats , par la teinte de ses écailles ; mais il présente souvent un agréable mélange de couleurs noire, brune , presque blanche ou légèrement bleuâtre , formant des taches ou des raies.

Quoiqu'il ait les doigts très-séparés les uns des autres , il n’est point réduit à habiter la terre sèche et le sommet des arbres ; ses poches qu'il développe et ses ailes qu’il étend , replie et contourne à volonté, lui servent nonseulement pour s’élancer avec vitesse, mais encore pour nager avec facilité. Les membranes qui composent ses ailes peuvent lui tenir lieu de nageoires puissantes , parce qu’elles sont fort grandes à proportion de son corps ; et les poches qu’il à sous la gorge doivent, lorsqu’elles sont gonflées , le rendre plus léger que l’eau. Cet animal privilégié a donc reçu tout ce qui peut être nécessaire pour grimper sur les arbres, pour marcher avec facilité , pour voler avec vitesse , pour nager avec force : la terre, les forêts, l’air, les eaux lui appartiennent également ; sa petite proie ne peut lui échapper; d’ailleurs aucun asile ne lui est fermé ; aucun abri ne lui est interdit; s’il est poursuivi sur la terre , il s’enfuit au haut des branches, où se réfugie au fond des rivières ; il jouit donc d’un sort tranquille et d’une destinée heureuse, car il peut encore, en s’élevant dans l'air, échapper aux animaux que l’eau n’arrête pas.

Linnée a compté deux espèces de lézards volants. Il a placé, dans la première, ceux de l’ancien monde, dont les ailes ne tiennent pas aux pattes de devant, et dans la seconde, ceux d'Amérique, dont les ailes y sont attachées ". Cette différence ne nous parait pas suffire pour constituer une espèce distincte, d’ailleurs ce n’est que sur l’autorité de Séba ? dont les figures ne sont pas toujours exactes, que Linnée a admis l’existence de lézards volants, dont les jambes de devant servent de premier rayon aux ailes; il n’en à jamais vu ainsi conformés ; nous n’en avons jamais vu non plus; et nous n'avons rien trouvé qui y eût rapport, dans aucun auteur, excepté Séba. Nous croyons

« quelques soins pour conserver un animal aussi rare ; mais « la chaleur le corrompit avant la fin du jour. » Voyage de La Barbinais le Gentil autour du monde. Hist. gén. des Voyages. tome XLIV, édit. in-12.

‘ Draco præpos, Linn., Amphib. Rept.—Draco minor, 77. Laurenti specimen medicum.

3 Séba, I, tab. 102, fig. 2.

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lézards volants, jusqu’à ce que de nouvelles observations nous obligent à en reconnaitre deux !,

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