‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 226 sur 470 · DU BRÉSIL · texte numérisé non relu

DU BRÉSIL

Naia tripudians, Merr.; Col. Naja, Linn., Gmel. ; Col. Brasiliæ, Lacep.; Vipera Naja, Latr., Daud. *.

Nous séparons ce serpent du précédent, à cause d’une petite extension membraneuse que l'on voit des deux côtés de son cou ; et il differe d'ailleurs du naja par la figure singulière dessinée sur cette même partie susceptible de gonflement. Cette marque, d'un blanc assez éclatant, ne représente pas une paire de lunettes aussi exactement que dans le naja et le serpent précédent, mais elle ressemble plutôt à un cœur assez profondément découpé; sa pointe est tournée vers la queue, et elle.est chargée, de chaque côté, de deux taches noires, dont la plus grande est la plus près de la tête. La couleur du dos est d'un roux clair, avec quelques bandes transversales brunes; celle du ventre est plus blanchätre. Nous ne savons rien des habitudes naturelles de ce serpent.

LE LÉBETIN #.

Cophias Hypnale, Merr.; Coluber Lebetinus, Lion. ; Vipera Lebetina, Latr., Daud,

Ce serpent est venimeux et a, par conséquent, sa mâchoire supérieure armée de crochets mobiles. C’est M. Linnée qui en a parlé le premier; ce grand naturaliste l'a décrit dans l'ouvrage où il a fait connaître les richesses renfermées dans le Muséum du prince Adolphe.

Cette couleuvre habite les contrées orientales; la couleur de son dos est comme nuageuse,

* Séba, t. IT, pl. 97, fig. 4.

+ Ibid., pl. 88, fig. 4. — Naja Brasiliensis. 199. Laur. Spec. med, __ # Autre variété du Naja de l'Inde, à tort indiquée comme particulière à l'Amérique méridionale. D.

4: Koüon, par les Grecs modernes. — Le Léhetin, M. Daubeuton , Encycl. méth. — Col. Lebetinus, Descriptiones animalium Petri Forsküi,

et le dessous de son corps est parsemé de points roux, suivant M. Linnée, et noirs suivant M. Forskal. Elle a cent cinquante-cinq grandes plaques sous le corps, et quarante-six paires de petites plaques sous la queue.

L'HÉBRAIQUE !.

Vipera (Echidna) Arietans, Merr.; Coluber dubius, Gmel.; Col. hebraicus, Lacep.; Col. Bitis, Bonnat.; Vipera severa, Daud.; Cobra Clitho et C. Lachesis, Laur.; Col. Clotho et Lachesis, Gmel ? Vip. Lachesis, Cuy. ; et la ViPÈRE À COURTE QUEUE, Cuv. ; Cobra Arietans, Fitz.

Ce serpent venimeux, et dont, par conséquent, la mâchoire supérieure est garnie de crochets creux et mobiles, se trouve en Asie, et particulièrement au Japon, suivant Séba, La couleur du dessus du ‘corps est ordinairement d'un roussâtre plus ou moins mêlé de cendré; c'est sur ce fond que l’on voit, depuis la tête jusqu’à l'extrémité de la queue, des taches d'un jaune-clair, bordées de rougebrun, disposées de manière à représenter des caractères hébraïques ; et c’est de là que vient à ce serpent le nom que nous lui donnons ici, d’après M. Daubenton. Quelquefois on remarque une petite bande cendrée entre les yeux et près des narines. Les grandes plaques, qui revètent le dessous du ventre, sont d’un jaune très-clair, avec des taches noirâtres le long des côtés du corps, et ordinairement au nombre de cent soixante-dix; il y a sous la queue quarante-deux paires de petites plaques.

LE CHAYQUE *.

Coluber (Natrix) stolatus, Merr. ; Col, stolatus, Linn., Laur., Daud., Fitz. ; Coronella cervina, Laur.; Col. cervinus, Gmel.; Col. Malpolon, Lacep., Daud.: Vipera stolata et Col. sibilans, Latr.; Col. mortuarius,

C'est dans l’Asie que l’on trouve ce serpent venimeux , auquel nous conservons le nom de

+ L'Hébraïqne, M. Daubenton, Encycl. méth. — Col. Severus, Linn., amphib. Serp. — Cerastes Severus, Laur. Spec. med., 167. — Vipère du Japon, Séba, mus.-2, pl. 84, fig. 4.

3 Le Chayque, M. Daubenton, Encycl. méih. — Mus Adolph. frid. tab. 22, fig. 1. — Séba , mus.t. I, pl. 9, fig. 4, le mâle; et fig. 2, la femelle.

M. Merrem réunit cette espèce à la Malpole, décrite ciaprès, sous le nom commun de Coiuber (Natrix) stola= tus, D. ë

DES SERPENTS

Chayque, que lui a donné M. Daubenton , et qui est une abréviation de Chayquarona , nom imposé à ce reptile par les Portugais. Deux bandes jaunes ou blanchâtres s'étendent audessus de son corps depuis le sommet de la tête jusqu’à l’extrémité de la queue ; et, de chaque côté du cou, l’on voit neuf taches rondes et noirâtres , disposées comme les évents des lamproies; le dessous du corps est recouvert de plaques bleuâtres dont chaque extrémité présente quelquefois un point noir. La femelle est distinguée du mâle, en ce qu’elle n’a pas, comme ce dernier, neuf taches noirâtres de chaque côté du cou. Le chayque a ordinairement cent quarante-trois grandes plaques, et soixante-seize paires de petites.

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