LA MINIME
Coluber pullatus, Linn., Gmel., Latr.; Tyria pullata, Fitz.
Cette couleuvre d'Asie a quelquefois le dessus du corps d’une seule teinte, et d’une couleur tannée ou minime plus ou moins foncée ; d’autres fois elle présente, sur ce fond, des bandes transversales noires : mais un de ses caractères distinctifs est d’avoir chacune des écailles qui revêtent le dessus de son corps, à demi bordée de blanc , ce qui fait paraitre son dos pointillé de la même couleur. Les côtés de la tête sont d’un blanc très-éclatant, avec des
+ Cette espèce est très-sujette à varier, tant par la distribution deses couleurs, que par le nombre de ses plaques. M. Linnée a compté, sur l'individu qu'il a décrit, deux cent douze grandes plaques sous le ventre, et cent deux paires de petites plaques sous la queue ; et nous avons vu dans la collection de M. d’Antic, ane couleuvre Pétalaire qui av.it deux cent seize grandes plaques et cent six pairesde petites.
? Le Minime. M. Daubenton, Encycl. méth. — Mus. Ad.fr. 4, p. 35, tab. 20, fig. 5, — Amoœn, {, p. 581, n° 25. — Grono vius, mus, 2, p. 56, no 12
taches noires , et le dessous du corps est d’une teinte plus claire que le dessus , et quelquefois tacheté de brun. Telles sont les couleurs que présente la minime, qui parvient quelquefois à une longueur assez considérable ; un individu de cette espèce, conservé au Cabinet du Roi, a trois pieds deux pouces six lignes de longueur totale, et sa queue un pied. Ses mâchoires ne sont point armées de crochets mobiles ; de grandes écailles couvrent ses lèvres ; sa tête est allongée , et le sommet en est garni d’autres écailles plus grandes que celles des lèvres, au nombre de neuf, et disposées sur quatre rangs‘.