LA RAYEE
Coluber (Natrix) lipeatus, Merr. ; Col. lineatus, Linn., Lacep., Latr., Daud.; Col. jaculatrix, Linn., Latr., Daud.; G. Jaculus, Ta. ; Col. atratus, Gmel.,
Daud. ?.
Quatre raies brunes s’étendent sur le dos de cette couleuvre , se prolongent jusqu’à l’extrémité de la queue, et se détachent d’une manière très-agréable sur le fond de la couleur, qui est bleuâtre. Le ventre est blanchâtre et recouvert de cent soixante-neuf grandes plaques ; on compte quatre-vingt-quatre paires de petites plaques sous la queue de ce serpent, qui ne parvient jamais à une longueur considérable, et qui se trouve en Asie.
LE MALPOLE*.
Coluber {Natrix) stolatus, Merr. ; Coluber Malpolon, Lacep., Daud.; Col. stolatus, Linn., Laur., Daud. ; Coronella cervina, Laur.; Vipera stolata et EAP sibilans, Latr.; Col. mortuarius, Daud. *.
Cette espèce varie beaucoup suivant les pays qu’elle habite : nous allons la décrire d’après un individu conservé au Cabinet du Roi. Le dessus de la tête du malpole est couvert de neuf grandes écailles, et le dos est garni d’écailles ovales et relevées par une arête. Il a la langue très-longue et très-déliée , ce qui doit lui donner beaucoup de facilité pour saisir et retenir les insectes dont il se nourrit. Ses couleurs sont très-belles et distribuées d’une manière très-agréable ; mais , comme elles sont aisément altérées par l’esprit-de-vin dans lequel on conserve l’animal, il est très-difficile d’avoir des dessins exacts du malpole, d’après les individus qui font partie des collections d'Histoire naturelle. ILest bleu, et présente un grand nombre de taches noires très-petites, et disposées de maniere à former des raies longitudina-
“ Le Rayé. M. Daubenton, Encycl. méth. — Mus. Ad. fr. { p. 80, tab. 12, fig. 1, et tab. 20, fig. 1. — Séba, mus. 2, tab. 12, fig. 5.
? Selon M. Merrem, cette espèce doit être réunie à celle du dard, décrite ci-après. D.
“Le Malpole. M. Daubenton, Encycl.méth. — Col. sibi- |
lans. Linn., amphib. Serpent. — Amænit. mus. prince. p. 884, 30.— Malpolon. Séba, mus. 2, tab. 52, fig. 4, tab. 56, fig. 4, et tab. 407, fig. 4.
* Cette espèce est réunie, par M. Merrem, à celle de la couleuvre Chayque (voyez page ne) sous le nom de Coluber (Natrix) stolatus. D.
les ; au-dessus des deux dernières plaques qui garnissent le sommet de la tête à compter du museau, on voit une tache très-blanche, bordée de noir, et placée la moitié sur une de ces deux plaques, et la moitié sur l’autre. Le corps du maipole est très-mince en proportion de sa longueur. Ce serpent doit done pouvoir se tenir avec facilité au plus haut des arbres, s’y entortiller autour des branches, s’y suspendre et y poursuivre les petits animaux dont il fait sa proie. Il habite l’Asie, et peut-être l’Afrique et l'Amérique.
LE MOLURE*.
Coluber (Natrix) Molurus, Merr.; Col. Molurus, Lacep., Daud., Line.?
C’est une des plus grandes couleuvres qu’on ait encore observées; et non-seulement le molure se rapproche , par sa longueur, de quelques espèces du genre des Boa , dont nous traiterons dans cet ouvrage, mais il a beaucoup de rapports avec ces grandes et remarquables espèces par sa conformation , et particulièrement par celle de sa tète. Cette partie du corps du molure est très-large par derrière, moins large vers les yeux, très-allongée, très-arrondie à l'endroit du museau, et peut être comparée , pour sa forme, à la tête d’un chien, ainsi que l’a été celle de plusieurs boa, par un grand nombre de naturalistes. Le dessus de cette même partie est garni de neuf grandes écailles, comme dans la couleuvre verte et jaune. Le molure n’a point de crochets mobiles et ne contient pas de venin ; les écailles qui revêtent son dos sont grandes , ovales et unies. Il n’a ordinairement que deux cent quarante-huit grandes plaques et cinquante-neuf paires de petites ; mais nous avons compté deux cent cinquantecinq grandes plaques et soixante-cinq paires de petites au-dessous du corps ou de la queue d’un individu de cette espèce, conservé au Cabinet du Roi. Cet individu a six pieds de longueur totale , et neuf pouces depuis l’anus jusqu’à l'extrémité de la queue, dont, par conséquent, la longueur n’est qu’un huitième de celle de l’animal entier.
Le molure est d’un roux-blanchâtre, et pré-
! Le Malpole a ordinairement cent soixante grandes plaques
| et cent paires de petites. La longueur totale de l'individu que
nous avons décrit, était d'un pied dix pouces, et celle de sa
queue de cinq pouces six lignes.
2 Le Molure, M, Daubenton, Encycl. méth.
sente une rangée longitudinale de grandes taches rousses bordées de brun ; on voit, le long des côtés du corps , d’autres taches qui ressemblent plus ou moins à celles de cette rangée longitudinale.
Cette couleuvre se trouve dans les Indes , et sa conformation peut faire présumer que ses
habitudes ont beaucoup de rapports avec celles |
des boa.