‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 258 sur 470 · LA DOUBLE-RAIE · texte numérisé non relu

LA DOUBLE-RAIE

Coluber (Natrix) bilineatus, Merr. ; Col. bilineatus, La- |

cep.

Nous ignorons dans quel pays on trouve cette

Couleuvre, que nous allons décrire d’après un | individu qui fait partie de. la collection de Sa |

Majesté; mais comme cet individu a été envoyé au Cabinet du Roi avec un molure, il se pourrait que la double-raie se trouvât dans les Indes, comme ce dernier serpent. La doubleraie n’a point de crochets mobiles ; le dessus de sa tête présente neuf grandes écailles ; celles que l’on voit sur le dos sont unies et en losange: elle a ordinairement deux cent cinq grandes plaques et quatre-vingt-dix-neuf paires de petites.

Ses couleurs sont très-brillantes , et elle peut être comptée parmi les serpents que l’on doit voir avec le plus de plaisir. Deux bandes longitudinales d’un jaune qui, dans l'animal vivant, doit approcher de la couleur de l’or, règnent depuis le derrière de la tête jusqu’au-dessus de la queue ; le fond sur lequel elles s’étendent est d’un roux plus ou moins foncé; et comme chaque écaille est bordée de jaune,

toute la partie du dessus du corps qui n’est pas

occupée par les deux bandes jaunes, parait présenter un très-grand nombre de petites raies longitudinales de la même couleur".

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