‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 276 sur 470 · LA GROSSE-TÈTE · texte numérisé non relu

LA GROSSE-TÈTE

Coluber {Nairix) capitatus, Merr. ; Col. capitatus, Lacep., Daud.

Nous donnons ce nom à une couleuvre d’Amérique qui, en effet, a la tête beaucoup plus grosse que la partie antérieure du corps. Elle n’a point de crochets mobiles ; neuf grandes écailles , disposées sur quatre rangs, couvrent le sommet de sa tête , et celles qui garnissent son dos sont ovales et unies.

Un individu de cette espèce, conservé au Cabinet du Roi, a deux pieds cinq pouces six lignes de longueur totale, et six pouces trois lignes depuis l’anus jusqu’à l’extrémité de la queue , qui se termine par une pointe très-déliée.

Nous avons compté cent quatre-vingt-treize grandes plaques , et soixante-dix-sept paires de petites.

Le dessus du corps de la grosse-tête est d’une couleur foncée, relevée par des bandes transversales et irrégulières d’une couleur plus claire ; mais l’individu que nous avons décrit était trop altéré par l’esprit-de-vin , dans lequel il avait été conservé, pour que nous puissions rien dire de plus relativement aux couleurs de cette espèce.

LA COURESSE.

Coluber (Natrix) cursor, Merr.; Col. cursor, Lacep., |

Latr., Daud.

C'est de la Martinique que cette couleuvre a été envoyée au Cabinet du Roi, par feu M. de Chanvalon. Ses couleurs sont belles; le dessus de son corps est verdâtre , et présente deux ran-

gées longitudinales de petites taches blanches

et allongées ; le dessous et les côtés du corps sont blanchâtres.

Cette couleuvre n’a point de crochets mobiles. Le sommet de sa tête est garni de grandes écailles , et le dos l’est d’écailles ovales et unies. L’individu que nous avons décrit avait deux pieds dix pouces sept lignes de longueur totale, neuf pouces sept lignes depuis l'anus jusqu’à l’extrémité de la queue, cent quatre-vingt-cinq grandes plaques, et cent cinq paires de petites.

La couresse est aussi timide que peu dangereuse ; elle se cache ordinairement lorsqu'elle aperçoit quelqu'un, ou s’enfuit avec tant de précipitation, que c’est de là que vient son nom de Couresse ou Coureressei,

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