LA CHAINE
Coluber (Natrix) Getulus, Merr.; Col. Getulus, Linn., Latr.
Catesby a donné la figure de ce serpent qu’il a vu dans la Caroline, et qui y a été ensuite observé par M. le docteur Garden. Le dessus du corps de cette couleuvre est d’un bleu presque noir, avec des bandes jaunes transversales très-étroites . et composées de petites taches , qui leur donnent l’apparence d’une petite chaîne. Le dessous du corps est &Ge Ja même couleur bleue, avec de petites taches jaunes, presque carrées.
La longueur de la queue de ce serpent n’est ordinairement qu'un cinquième de celle du corps; l'individu décrit par Castesby avait à peu près. deux pieds et demi de longueur totale 1,
3 Le Noir et Fauve. M. Daubenton, Encycl. méth.
2 Le soramet de sa tête est garni de neuf grandes écailles, son dos l'est d'écailles hexagones et unies. Une noire et fauve conseryée au Cabinet du Roi, a un pied onze pouces de longueur totale, et sa queue est longue de dtux pouces.
# La Chaîne. M. Daubenton, Encycl. méth. — The Chain Snake, Serpent à chaîne, Catesby, t. If, pl. 52.
4 La chaîne a deux cent quinze grandes plaques ct quarantequatre paires depetiten
LA RUBANNÉE !.
Coluber (Natrix) vittatus, Merr.; Col. vittatus, Linn., Lüicep., Latr., Daud.
Plusieurs raies en forme derubans , et d’une couleur noire, ou très-foncée, s’étendent au dessus du corps de cette couleuvre, sur un fond blanchâtre; les grandes plaques qui revêtent le dessous du ventre sont bordées de brun, et l’on voit, sous la queue, une petite bande longitudinale blanche et dentelée. La tête est noire, avec de petites lignes blanches et tortueuses; elle est d’ailleurs très-allongée, large par derrière, et semblable, en petit, à la tête d’un chien, de même que celle du molure, de la couleuvre double-tache, et de plusieurs boa. Les écailles qui recouvrent le dos sont ovales et petites ?.
La rubannée fait entendre un sifflement plus fort que celui de plusieurs autres couleuvres , lorsqu'elle est effrayée par la présence soudaine de quelque objet ; c’est ce sifflement que quelques voyageurs ont appelé une sorte de rire moqueur , ou l’expression d’un désir assez vif d’être regardée et admirée pour ses couleurs Ÿ; et c’est pour indiquer quelle espèce avait donné lieu à cette erreur, que M. Daubenton a appliqué à la rubannée le nom de Serpent moqueur, dont on s’était déjà servi pour désigner plusieurs serpents. La rubannée se trouve en Amérique. et peut-être aussi en Asie.