‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 287 sur 470 · LA MEXICAINE · texte numérisé non relu

LA MEXICAINE

Coluber (Natrix) mexicanus, Merr.; Col. mexicanus, Lion., Lacep., Latr., Daud.

M. Linnée a nommé ainsi une couleuvre dont il a parlé le premier. Elle se trouve en Amérique, et vraisemblablement au Mexique.

Elle doit, comme les autres petits serpents, y servir de proie à l’hoazin, espèce de faisan, qui habite les contrées de l’Amérique septentrionale , voisines des tropiques, et qui fait la guerre aux serpents , de même que les aigles. les ibis, les cigognes, et plusieurs autres oi-

1 Le Moqueur. M. Daubenton, Encycl. méth. — Mus. Ad. fr. p. 26, tab. 18, fig. 2,— Gronovius, mus. 2, n° 51. — Vatrix vittata. 147. Laur. Spec. med. — Séba, mus. 2, tab. 43, fig. 8, et tab. 60, fig. 2et5.

2 Cette Couleuvre a ordinairement cent quarante-deux grandes plaques et soixanite-dix-huit paires de petites.

5 Séba, 2, p. 47.

4 Le Mexicain, M, Danbenton, Encycl, méth,

seaux. Dans les pays encore très-peu habités , où une chaleur très-forte et des eaux stagnantes, sources de beaucoup d’humidité, favorisent la multiplication des divers reptiles, il est avantageux, sans doute, que les serpents venimeux , et dont la morsure peut donner la

conformation, au boiga; elle en a les proportions légères ; mais elle n’en présente pas les

couleurs brillantes. Celles qu’elle offre sont

mort, soient détruits en très-grand nombre;

on devrait désirer de voir anéantir ces espèces funestes, et il n’est point surprenant que les oiseaux qui en font leur pâture, que les ibis, en Égypte, les cigognes, dans presque toutes les contrées, et particulièrement en Thessalie !, aient été regardés comme des animaux tutélaires, et que la religion et les lois se soient réunies pour les rendre, en quelque sorte, sa-

cependant très-agréables. Le dessus de son corps est d’un bleu foncé, sans aucune tache , et le dessous d’un vert pâle.

Ce serpent ne parvient pas ordinairement à une longueur considérable. Sa longueur totale

est communément de deux pieds, et celle de sa

crés. Mais pourquoi ne pas laisser subsister | les espèces, qui, ne contenant aucun poison, : et ne jouissant pas d’une grande force, ne peuvent être dangereuses? Pourquoi ne pas les” | Coluber (Natrix) nebulatus, Merr. ; Coluber nebulatus, unes cultivées, qu’elles délivreraient d’un.

laisser multiplier, surtout auprès des campa-

rrand nombre d'insectes nuisibles. et où elles 8 ;

ne pourraient faire aucun dégât, puisqu'elles : ne se nourrissent pas des plantes qui sont l’es-

poir des cultivateurs?

Parmi ces espèces, plus utiles qu’on ne l’a cru jusqu’à présent, l’on doit compter la mexicaine, puisque, suivant M. Linnée, elle n’est

point venimeuse , et qu’elle ne parvient pas à que, ou qu'aucun contraste de nuances , com-

une srandeur considérable. Elle a cent trentequatre grandes plaques, et soixante-dix-sept paires de petites. C’est tout ce que M. Linnée a publié de la conformation de ce serpent.

LE SIPÈDE ?.

Coluber (Natrix) Sipedon, Merr.; Col. Sipedon, Linn., Lacep., Latr., Daud.

Ce serpent a été observé par M. Kalm, dans l'Amérique septentrionale. Sa couleur est brune, et il a ordinairement cent quarantequatre grandes plaques, et soixante-treize paires de petites.

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