LA NÉBULEUSE
Linn., Gmel., Lacep., Latr., Daud. ; Col. ceylonicus, Gmel., Daud.
Les couleurs de cette couleuvre ne sont pas très-agréables, et c’est une de celles que l’on
| doit voir avec le moins de plaisir. Elle a le
dessus du corps nué de brun et de cendré, le dessous varié de brun et de blanc. C’est donc le brun qui domine dans les couleurs qu’elle présente, sans qu'aucune distribution symétri-
pense l’effet des teintes obscures que l’on voit sur ce serpent.
La nébuleuse habite l'Amérique, et elle a
| ordinairement cent quatre-vingt-cinq grandes
plaques, et quatre-vingt-une paires de petites.
Elle n’est point venimeuse, suivant M. Linnée; mais il arrive quelquefois, que lorsqu’on passe trop près d’elle, et qu’on l’excite ou l’ef-
| fraie, elle se dresse, s’entortille autour des | jambes , et les serre assez fortement ?.
LE SAURITE *.
Coluber (Natrix) Saurita, Merr. ; Col. Saurita, Linn., Lacep., Latr., Daud.
Ce serpent a beaucoup de rapports avec les lézards gris et les lézards verts, non-seulement
‘Le Nébuleux. M. Daubenton, Encycl. méth. — Mus, Ad. fr., p. 32, tab. 24, fig. 4. — Cerastes nebulatus , 174, Laur. Spec. med.
? Voyez, à ce sujet, M. Laurenti, à l'endroit déjà cité.
* Le Saurite. M. Daubenton, Encycl. méth, — Catesby, t. LI, pl. 52.
par les nuances de ses couleurs, mais encore par son agilité, et voilà pourquoi il a été nommé Saurite, qui vient du mot grec Sauros (lézard). Son corps est très-délié ; ses proportions sont agréables, et on doit le rencontrer avec d'autant plus de plaisir, qu’étant trèsactif, il réjouit la vue par la rapidité et la fréquence de ses mouvements.
Le saurite est d’un, brun foncé avec trois raies longitudinales blanches ou vertes, qui s'étendent depuis la tête jusqu’au-dessus de la queue ; il a le ventre blanc, cent cinquante-six grandes plaques, et cent vingt et une paires de petites.
On le trouve dans la Caroline; il n’est point venimeux.