‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 295 sur 470 · LE FER-A-CHEVAL · texte numérisé non relu

LE FER-A-CHEVAL

Coluber (Natrix) Hippocrepis, var. 4, Merr.; Col. Hippocrepis, Linn., Lacep., Latr., Daud.; Natrix Hippocrepis, Laur. 5.

On voit sur le corps de cette couleuvre un grand nombre de taches rousses , disposées sur un fond de couleur livide. Le dessus de la tête présente des taches en croissant, l’entre-deux des yeux une bande transversale et brune, et l’occiput une grande tache en forme d’arc ou de fer-à-cheval. Telles sont les couleurs de ce serpent d'Amérique , qui a deux cent trente-deux grandes plaques et quatre-vingts paires de petites.…

L'on conserve au Cabinet du Roi une cou-

* Le Guimpe. M. Daubenton, Encycl. méth.

* Le Fer-à-cheval. M. Daubenton, Encycl. méth.—Mus. Ad. fr. 1, p. 56, tab. 16, fig. 2 -

* Selon M. Merrem, ce serpent nediffère pas spécifiquement de la couleuvre domestique, décrite ci-avant, p. 588. D

leuvre qui a beaucoup de rapports avec le ferà-cheval. Elle a le sommet de la tête garni de neuf grandes écailles ; le dos couvert d’écailles rhomboïdales et unies ; le dessus du corps livide avec des taches brunes; quatre taches noirâtres et allongées de chaque côté de la partie antérieure du corps; quatre autres taches noirâtres, également allongées, placées sur le cou, et dont les deux extérieures sont inclinées et se rapprochent vers lPocciput; un pied dix pouces de longueur totale; quatre pouces six lignes depuis l'anus jusqu’à l'extrémité de la queue, deux cent quarante-une grandes plaques, et soixante-dix-neuf paires de petites; elle n’est pas venimeuse non plus que le fer-àcheval.

L’'IBIBE *.

Coluber (Hurria) ordinatus, Merr.; Col. ordinatus, Linn.; Col. 1bibe, Lacep., Daud.

Nous conservons à cette couleuvre le nom d’/bibe qui lui a été donné par M. Daubenton, et qui est une abréviation du nom /biboca, sous lequel elle est décrite dans Séba. Ce serpent a été observé dans la Caroline, par MM. Catesby et Garden; il est d’un vert tacheté, suivant Catesby , et bleu , suivant M. Linnée, avec des taches noires comme nuageuses. On voit, de chaque côté du corps, une rangée de points noirs, placés ordinairement à l'extrémité des grandes plaques ; et quelquefois une raie d’un vert foncé, ou, au contraire, d’une couleur assez claire , s’étend le long du dos.

L'ibibe a le sommet de la tête garni de neuf grandes écailles; le dessus du corps couvert d’écailles ovales, et relevées par une arête; cent trente-huit grandes plaques, et soixantedouze paires de petites.

Un individu de cette espèce, qui fait partie de la collection de Sa Majesté, a deux pieds de longueur totale, et sa queue est longue de quatre pouces dix lignes. La disposition des grandes écailles, qui couvrent le dessous de sa queue, n’est pas la même que dans les autres espèces de couleuvres; il présente quatre grandes plaques entre l’anus et les premieres paires de petites.

‘ L'Ibibe. M. Daubenton, Encycl. méth.— Catesby, Carol. 2, p- 35, tab, 55. — Gronovius, mus. 57. — Séba, mus. 2, t. 20, fig. 2,

L'ibibe n’est point venimeux; il se glisse quelquefois dans les basses-cours ; il y casse et suce les œufs , mais il n’est pas ordinairement assez grand pour dévorer même la plus petite volaille.

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