‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 384 sur 470 · LE SQUALE GALONNÉ · texte numérisé non relu

LE SQUALE GALONNÉ

Squalus africanus, Gmel., Lacep. ?.

Les mers qui baignent les côtes d’Afrique, et particulièrement celle qui avoisine le Cap de Bonne-Espérance, sont l'habitation ordinaire de ce squale, dont M. Broussonnet est le premier qui ait publié la description. Son caractère distinctif consiste dans sept grandes bandes noirâtres, parallèles entre elles, et qui s'étendent longitudinalement sur son dos.

ILest d’ailleurs revêtu de petits tubercules ou d’écailles presque carrées. Sa tête est déprimée, etun peu plus large que le corps; ses yeux sont trois fois plus grands que les évents ; et au travers de l’ouverture de sa bouche, qui est demi-cireulaire, on voit des tubercules mous sur la langue et le palais, et plusieurs rangées, transversales dans la mâchoire supérieure et obliques dans l’inférieure, de dents longues, aiguës, et comprimées de dehors en dedans.

Deux lobes inégaux servent à fermer les narines.

Les ouvertures des branchies sont au nombre de cinq de chaque côté, comme dans tous les

squales dont nous écrivons l’histoire, excepté le

perlon et le griset.

La première nageoire dorsale est au delà du milieu de la longueur du corps; la seconde est placée au-dessus de la partie postérieure de la nageoire de l’anus; et celle de la queue est arrondie.

LE SQUALE OEILLE à.

Squalus ocellatus, Gmel., Lacep. 1.

De chaque côté du cou de ce cartilagineux, on voit une grande tache ronde, noire, et entourée d’un cerele blanc, et qui, ressemblant à une prunelle noire placée au milieu d’un iris de couleur très-elaire, a été considérée comme l’image d’un œil, et a fait donner le nom d’OEïllé au poisson que nous décrivons. C’est encore à l’ou-

1 Chien de mer galonné, Broussonnet, Mém. de l'Aced. des Sc., 1780, Chien de mer galonneé, Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

3 M. G. Guvier dit que ce poisson est le même que le sqna'e d'Éwards (n. 289), qui appartient à ladivision des Rousseltes, dans le genre Squale. D.

5 Chien de mer œillé, Broussonnet, Mém. de l’Acad, des Sc. 1780. — Chien de mer œillé, Bonvaterre, pl. de l'Enc. méth. k

4 Cette espèce de squale appartient à la division des Roussettes. D,

vrage de M. Broussonnet que nous devons la connaissance de ce squale, que l’on a trouvé dans la mer Pacifique, auprès de la Nouvelle- Hollande.

L’œillé est, dans sa partie supérieure, d’une couleur grise et tachetée, et, dans sa partie inférieure, d’un cendré verdâtre, qui, dans l’ani. mal vivant, doit être plus clair que les nuances du dessus du corps.

La tête est courte et sans taches, Les dents sont aiguës, comprimées de dehors en dedans, larges à leur base, mais petites. Les narines avoisinent le bout du museau ; et, de chaque côté, les deux dernières ouvertures des branchies sont très-rapprochées.

La place qu’occupent les nageoires ventrales est plus près de la tête que le milieu de la longueur du corps. Elles sont arrondies, noirâtres, et bordées de gris, comme les pectorales.

On voit deux taches noires sur le bord antérieur de la première nageoire dorsale, qui est échancrée par derrière, et située plus loin de la tête que celle de l’anus. La seconde, un peu plus petite que la première, ressemble d’ailleurs à cette première dorsale; et la nageoire de l’anus touche presque celle de la queue, qui est échancrée.

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