‹ Histoire naturelle ... comprenant les cétacés, etcChapitre 437 sur 470 · TREIZIÈME GENRE. LES OVOÏDES · texte numérisé non relu

TREIZIÈME GENRE. LES OVOÏDES

Le corps ovoide ; les mâchoires osseuses, avancées, et divisées chacune en deux dents ; point de nageoires du dos, de la queue, ni de l'anus.

CARACTÈRES

Des bandes blanches, étroites, transversales , et divisées à leur extrémité, de manière à représenter un Yÿ.

ESPÈCE

L'OYOÏDE FASCÉ,

ne

L'OVOIDE FASCÉ ?.

Tetraodon lineatus, Cuv. (mutilé) ; Ovum Commerso: nii, Schn.

Nous avons cru devoir séparer de la famille des tétrodons , et inscrire dans un genre particulier ce poisson très-remarquable, non-seulement par la forme de son corps , qui paraît encore semblable à un œuf, lors même que son ventre n’est pas gonflé, mais encore par le défaut absolu de nageoires de la queue, du dos et de l'anus. Il ne présente que deux nageoires

1 Ce genre, fondé sur un tétrodon dont les nageoires du dos, de la queue et de l'anus avaient été enlevées, ne doit pas être conservé. D.

3 « Tetraodon ovi‘ormis, pionis tantüm pectoralibus gau- « dens, hispidulus , niger, rivulis albis è dorso ad ventrem « descendentibus. » Commerson, manuscrits Géjà cités,

pectorales, aussi petites que les ailes d’une mouche ordinaire, dans un individu d’un pouce et demi de longueur , rapprochées du sommet du museau, et composées de dix-huit rayons très-déliés. C’est dans les manuscrits de Commerson que nous avons trouvé la description de cette espèce. Ce savant voyageur n’en avait vu qu’un individu desséché ; maïs il avait réuni, à ses observations celles que lui avait communiquées son ami Deschamps, habile chirurgien de la marine, qui avait observé des ovoïdes fascés dans toute leur intégrité.

Le fascé examiné par Commerson était allongé, mais arrondi dans tous ses contours , véritablement conformé comme un œuf, et tenant le milieu pour la grandeur entre un œuf de poule et un œuf de pigeon. Son grand et son petit diamètre étaient dans le rapport de trenteun à vingt-six.

Non-seulement on ne voit pas, dans cette espèce, de nageoire caudale, mais il n’y à pas même d’apparence de queue proprement dite.

La tête est renfermée dans l’espèce de sphéricité de l’ensemble de l’animal : le museau est à peine proéminent ; et on ne voit saillir que les deux dents de chaque mâchoire, qui sont blanches comme de ivoire, et semblables d’ailleurs à celles des tétrodons.

Les yeux sont petits, allongés, éloignés du bout du museau, et voilés par une membrane transparente qui n’est qu’une continuation de la peau de la tête.

L'on aperçoit les ouvertures des branchies audevant des nageoires pectorales. L’anus est, suivant Deschamps, situé à l’extrémité du dos, mais un peu dans la partie supérieure de l’animal; et la position de cette ouverture est par conséquent absolument sans exemple dans la classe entière des poissons.

Tout l'animal est d’un brun noirâtre; ce fond obseur relève des bandelettes blanches placées en travers sur le ventre, disposées en demi-cercles irréguliers au-dessous du museau , et divisées vers le dos en deux branches, de manière à imiter une fourche ou un Y.

La peau du fascé est d’ailleurs hérissée de très-petits piquants, blanes sur les bandelettes, et noirâtres sur les endroits foncés ; en les regardant à la loupe, on s’aperçoit que leur base est étoilée.

Le poisson que nous décrivons habite dans la mer des Indes,

beaucoup plus gros, beaucoup plus forts,

QUATORZIÈME GENRE

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