LE PÉGASE VOLANT
Pegasus volans, Linn., Gmel., Lacep.; Guv.
Nous avons trouvé dans les manuscrits de Commerson une description très-étendue et trèsbien faite de ce pégase, dont on n’a jusqu’à présent indiqué que quelques traits, et dont on ne connaît que très-imparfaitement la forme ;
4 À la nageoire dorsale 4 rayons, à chaque nageoire pectorale 9 ou 10, à chaque nageoire ventrale 1, à celle de l'anus5, à celle de la queue $. Cette dernière est arrondie.
3 Pégase volant, Daubenton, Enc. méth.—Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Pegasus rostro ensiformi utrinque « serrato, caudæ articulis duodecim. » Commerson, manuscrits déjà cités.
DES POISSONS
ct c’est d’après le travail de ce laborieux naturaliste, que nous allons marquer les différen- - ces qui séparent du dragon ce cartilagineux.
Le museau est très-allongé, aplati, arrondi et un peu élargi à son extrémité. La face inférieure de ce museau présente un petit canal longitudinal , ainsi que des stries disposées en rayons ; et la face supérieure qui montre un sillon semblable, a Ses bords relevés et dentelés.
Sur la tête et derrière les yeux, on voit une fossette rhomhoïdale ; et derrière le crâne on aperçoit deux cavités profondes et presque pentagones.
Les derniers anneaux de la queue sont garnis d’une petite pointe dans chacun de leurs angles antérieurs et postérieurs.
On compte communément douze rayons à chacune des nageoires pectorales , qui sont arrondies, très-étendues, et très-propres à donner à l'animal une faculté de s’élancer dans l’air assez grande pour justifier l’épithète de volant qui lui a été assignée.
Chaque nageoire ventrale est composée d’un ou deux rayons très-déliés, très-longs et trèsmobiles !. |
Le volant habite comme les autres pégases, dans les mers de l’Inde ; mais il paraît qu’on le voit assez rarement aux environs de l’Ile de France, où Commerson n’a pu observer qu’un individu desséché de cette espèce, individu qui lui avait été donné par l’officier-général Boulocq.