LA JAUNE
Testudo (Emys) lutaria, var. «, Merr.; testudo flava, Daud.; Testudo europæa, Latr.
Nous avons vu vivants plusieurs individus de cette espèce de tortue d’eau douce, qui n’a encore été décrite par aucun des naturalistes dont les ouvrages sont le plus répandus. On les avait fait venir d'Amérique, dans des baquets remplis d’eau, pour les employer dans divers remèdes. Cette jolie tortue parvient ordinairement à une grandeur double de celle des tortues bourbeuses. Une carapace qui avait appartenu à un individu de cette espèce, et qui fait partie de la collection du Roi , a sept pouces neuf lignes de longueur. La tortue jaune est agréablement peinte d’un vert d'herbe un peu foncé, et d’un jaune qui imite la couleur de l'or. Ces couleurs règnent non-seulement sur sa ca- . rapace, mais encore sur sa tête , ses pattes, sa queue et tout son corps. Le fond de la couleur est vert, et c’est sur ce fond agréable que sont" distribuées un très-crand nombre de très-petites taches d’un beau jaune , placées fort près les unes des autres, se touchant en quelques endroits , imitant ailleurs des rayons par leur dis- . position , et formant partout un mélange trèsdoux à la vue ; le disque est ordinairement recouvert de treize lames , et les bords de la carapace le sont de vingt-cinq. Le plastron est garni de douze lames , et la partie postérieure de cette couverture est terminée par une ligne droite , comme dans la bourbeuse, avec laquelle