LE SOURCILLEUX
Le % Calotes (Agama) superciliosa , Merr. ; Ophryessa super- ‘4 Boié , Fitz.
On trouve. dans l'ile de Ceylan, dans celle d’Amboine, et vraisemblablement dans d’autres régions des graudes. Indes , dont la température ne diffère pas. beaucoup de celles de.ces îles, un lézard auquel on a donné le nom de Sourcilleux , parce que sa tête est relevée audessus des yeux par une arête saillante, gar-
e petites écailles en forme de sourcils, Cet
al est aussi remarquable par une crête c posée « d’écailles ou de petites lames droites, qui orne le derrière de sa tête, et" qui se pro- Hire en forme de peigne ou de dntciube , jusqu’au bout de Ja queue. Les yeux sont grands, ainsi que les ouvertures des oreilles ; le museau est pointu, la gueule large, la queue aplatie et beaucoup plus longue que le corps; ce lézard
1 Rai, Synopsis Animalium, p. 265. e … ? Le Sourcilleux, M. Daubentôn, Encycl. méth.—Zacerta superciliosa. 4. Liun., Amphibia Reptilia.—Seba, musæum, tone [, pl: 109, fig. 4, et pl. 94, fig. 4 5 Ces HOUIS abpäarhennent au Par aies monitor de M. Mes: rem, ou Saäve-garde d'Améri ique, Cuv., Téêguixin de Daubenton êt quelques autres auteurs. D.
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a les-doigts très-séparés les uns des autres, et très-longs , surtout ceux des pieds de derrière, dont le quatrième doigt égale la tête en longueur; les ongles sont forts et. crochus; les écailles., dont tout le corps est recouvert, sont très-petites ; inégales en grandeur, mais toutes relevées par une arête longitudinale , et placées les unes, Au-dessus des autres, comme les écailles devplusieurs poissons. La couleur générale-des sourcilleux est: d’un -brun clair tacheté de rouge plus ou moins foncé; laslongueur. totale de | individu que Et avons décrit, et que l'en conserve au Cabinet du Roi, est don pied. Comme les doigts de ces lézards sont très-longs et tr ès-divisés ; leurs habitudes doivent appr ocher à beaucoup d’égards de celles de la dragonne. On dit. qu’ils poussent des cris qui leur servent. se rallier!"
Au reste , ce caractère te ès-appar ent. d’écailles relevées ; “Cette -sorte. d’armure , qui donne un air distingué au lézard qui en est revêtu;-et que nous trouvons ici pour la séconde fois , n’a pas été uniquement accordé au sourcilleux étà la dragonne. Il en est de ce caractère comme de:tous les autres:, dont chacun est presque toujours exprimé avec plus où moins de force, dans plusieurs’ espèces différentes. Cette crête, que nous venons de remarquer dans
le Souris , Sert aussi à défendre ou parer
la tête-fourehué , l’iguane, le basilic, ete. Nonseulement même. elle a des formes différentes dans chacun de ces lézards ; non-seulement elle présente tantôt des rayons allongés , tantôt des lamés aiguës , larges et très-courtes , etc., mais encore elle varie par sa position: elle s’élève-en rayons sur tout le corps du Basilic, depuis le sommet dela tête jusqu’à l'extrémité dela queue; elle-orne de même la queue du Porte-créle , et garnit ensuite. son dos en forme de dentelure ; elle revêt non-seulement le corps, mais encore une partie de la membrane du cou de l’Iguane ; elle s’étend le long du dos du mâle de la Salumandre à queue plate ; elle parait comme une crénelure sur celui du P/issé ; à peine sensible sur le dessous de la gorge du Marbré , elle défend , dans le {-aléote , la-tête et la partie antérieuredu dos ; elle se trouve aussi sur cette partie antérieure dans l’Agame ; elle se présente, pour ainsi dire, sur chaque écaille dans le Stellion, l'Azuré, le Téguixin ; elle règne le long de la
4 Séba, vol. I, p. 475.
tête , du corps et du ventre du Caméléon ; elle |
paraît à l'extrémité de la queue du Cordyle ; et, pour ne pas rapprocher ici un plus grand nombre de quadrupèdes ovipares , elle est composée d’écailles clair-semées sursle lézard appelé Téte-fourchue ; elle” occupe le dessus du corps , de la tête et de la queue dans le Sourcilleux, et nous avons vu qu elle ne s’étendait que sur pr] queue de la Dragonne.
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