OBS ATOME. 14 RAP NE NSE CIE EMÉSIENS
17° Tribu. — Nabiens.
Le G. Prostemma se distingue facilement du suivant par son corps épais, solide; la tête ne présente qu'un col peu marqué; les yeux sont globuleux, mais peu saillants ; les ocelles sont petits, placés derrière les yeux; les antennes sont filiformes, à 1% article très petit, deux fois moins long que la tête, les trois suivants à peu près égaux avec un gros article supplémentaire entre le 4% et le 2°, et un petit entre les 2°, 3° et 4e; le rostre est assez
grêle et ne dépasse pas les pattes antérieures; le corselet est partagé, par un sillon transversal un peu arqué, en deux parties très inégales, l’antérieure la plus grande ; les élytres ont la partie coriace tantôt privée, tantôt munie d'une membrane, et dans le premier cas elles sont nettement tronquées et n'atteignent pas le milieu de l'abdomen; ce dernier est très convexe en dessous avec les côtés tranchants et un peu relevés; les pattes sont assez courtes, les cuisses antérieures sont renflées, dentées en dessous. ?. quttula, 9 à 11 mill., d’un noir brillant, un peu bleuâtre; corie des élytres et pattes d’un rouge jaunâtre, membrane brune, avec un point blanchâtre à la base, écusson d’un noir mat; toute la France. — P. sanquinea, 6 mill., noir brillant, lobe postérieur du corselet, écusson, cories, pattes et poitrine, rouges; angle apical des cories et membrane, noirs; cette dernière avec une tache blanche à la base en dehors et une autre à l'extrémité; France méridionale, assez rare, se retrouve en Bretagne.
Le G. Nabis se distingue par un corps grêle, atténué en avant, de consistance molle, la tête assez triangulaire en avant, mais non rétrécie en arrière; les yeux sont petits, saillants; les ocelles assez gros, assez rapprochés; les antennes filiformes, grêles, moins longues que le corps, à 1°" article aussi long ou plus long que la moitié de Ia tête; le rostre est fin, long, arqué, dépassant l'insertion des pattes antérieures ; le corselet est en cône tronqué, le sillon transversal un peu marqué; les élytres ne dépassent pas souvent le milieu de l'abdomen qui est élargi en arrière avec les bords aplatis, un peu relevés; les pattes sont assez longues, les postérieures un peu plus
grandes ; les jambes sont grèles et les tarses assez grands. Ces insectes sont communs pendant l'été et l'automne dans les prés, les clairières, etc.
Chez les uns, le connectivum est relevé, non séparé en dessous du ventre par un sillon longitudinal; écusson noir avec les côtés jaunes : :N. brevipennis, 9 à 10 mill., élargi en arrière, brun, à pubescence cendrée, devant et base du corselet d’un fauve ferrugineux; élytres ordinairement courtes, laissant à découvert trois ou quatre segments abdominaux, d'un roussàtre ferrugineux marbré de brun; ventre roussâtre marbré de brun, antennes aussi longues que le corps, 1° article aussi long que la tête; France moyenne et septentrionale, assez rare. — N. lativentris, T 1/2 mill. à 8 1/2 mill., élargi en arrière, brun varié de roux, corselet roussâtre, une ligne latérale noire, dessus de l’abdomen noirâtre, ventre brun avec quelques taches rousses sur les côtés, antennes beaucoup plus courtes que le corps, 1% article d’un tiers plus court que la tête, pattes plus courtes; commun partout. — AN. major, 9 mill., d'un jaune grisâtre, finement pubescent, une ligne sur la tête et trois sur le corselet, noires, plus ou moins larges; élytres d’un brun gris avec quelques lignes jaunâtres, membrane d’un blanc grisâtre, à nervures largement noirâtres; diffère du précédent par le connectivum presque entièrement jaune, la corie et la membrane non marbrées; cette dernière à nervures noirâtres; presque toute la France, sauf la Provence.
Chez les autres le connectivum est étendu horizontalement et séparé du ventre en dessous par un profond sillon longitudinal. L’écusson est noir avec les côtés jaunes, et le 1 article des antennes est assez grêle chez:
DES HÉMIPTÈRES DE FRANCE 113 N. flavomarginatus, 9 mill., d'un jaune grisätre, tête avec une large bande noire, corselet avec une bande longitudinale entière et une latérale de chaque côté du lobe antérieur, élytres atteignant le 4° segment abdominal, d'un jaune grisätre avec une bande externe plus pâle; abdomen noirätre avec deux lignes jaunes au milieu, connectivum large, jaune, sans taches; France centrale et septentrionale, peu commun. — /V. ferus, 8 à 8 1/2 mill., orisâtre ou d'un jaune testacé pâle, ligne médiane de la tête et du corselet noire, avec une ligne vague de chaque côté du lobe antérieur; écusson plus large que long, corie: ordinairement unicolore, rarement avec les nervures faiblement noirätres; membrane aussi grande que la corie, blanche, à nervures grisàâtres; ventre assez densément pubescent, cuisses assez courtes; commun partout. — NV. rugosus, 7 mill., d'un jaunâtre livide, élytres à nervures plus ou moins bordées de brun clair, les intervalles parfois obscurcis ; limbe externe de la corie toujours plus päle, corselet conique, pas plus convexe en arrière qu'en avant; ventre ayant une large bande noire médiane et une autre de chaque côté, abdomen élargi en arrière, cuisses antérieures assez longues, pas d'ailes: toute la France, très commun sur les graminées. — L'écusson est entièrement jaune et le 1° article des antennes est un peu épais chez le AN. vridulus, 7 mill., allongé, subey- Hndrique, d’un vert jaunâtre pâle, avec le lobe antérieur du corselet, l'écusson et les pattes plus pàles, un point noir au bord interne de la corie avec un trait noir vers le milieu du bord externe et une tache jaune ou rosée assez vague; France méridionale, assez commun sur les Tamarix.