A MES AUDITEURS
Au siècle dernier, un écrivain , son œuvre terminée , la jugeait hors de danger dès que , parmi les hauts et puissants du jour, il avait pu lui trouver un patron aussi connu dans le monde financier qu'obscur dans le monde de Tintelligence.
De notre temps, le public a, succédé à ces anciens maîtres de l'opinion : c'est lui, lui seul dont on redoute, dont on s'efforce d'influencer les arrêts.
Votre bienveillance éprouvée, mes chers auditeurs, m'affranchit de toute contrainte semblable, pour ne m'imposer que le plus doux des devoirs , celui de la reconnaissance.