‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 102 sur 535 · LE GOBIE LANCÉOLÉ · texte numérisé non relu

LE GOBIE LANCÉOLÉ

Gobius lanceolatus, Linn., Gmel., Lacep. ?.

Ce poisson est très-allongé : la nageoire placée à l'extrémité de sa queue, est aussi trèslongue ; elle est de plus très-haute, et façonnée de manière à imiter un fer de lance, ce qui a fait donner à l’animal le nom que nous lui avons conservé. Le docteur Bloch en a publié une figure d’après un dessin exécuté dans le temps sous les yeux de Plumier; et la collection de peintures sur véiin que renferme le Muséum d'histoire naturelle présente aussi une image de ce même gobie peinte également par les soins du même voyageur, et que nous avons cru devoir faire graver.

On trouve le lancéolé dans les fleuves et les petites rivières de la Martinique. Sa chair est agréable, et il est couvert de petites écailles arrondies. La mâchoire supérieure est un peu plus avancée que l’inférieure. Deux lames composent l’opercule. L’anus est beaucoup plus près dela gorge que de la nageoire caudale. Les rayons de la première nageoire du dos s’élèvent plus haut que la membrane qui les réunit.

Les pectorales et celle de la queue sont d’un jaune plus ou moins mélé de vert, et bordées de bleu ou de violet ; on voit, de chaque côté de la tête, une place bleuâtre et dont les bords

| sont rouges; une tache brune est placée à

à chacune des pectorales 21, aux thoracines 54, à celle de |

l'anus 25, à celle de la queue 18.

droite et à gauche près de l’endroit où les deux ë P nageoires dorsales se touchent; et la couleur générale de l'animal est d’un jaune pâle pardessus, et d’un gris blanc par-dessous.

4 Bloch, p. 38, fig. 1 et6. — Gronov.Zooph..p. 82, n. 277, tab. 4, fig. 4. — Gobius oreanicus, Pallas, Spic. zool. 8, p.4. — Gobie lancette, Bonnaterre, pl. de l'Enc, méth.

3 Du sous-genre des Gobous proprement dits dans le genre Gobous, D.

# A la membrane des branchies 5 rayons, à la première nageoire du dos 6, à la seconde 18, à chacune des nageoires pectorales 16, aux thoracines 11, à celle de l'anus 16, à celle

LE GOBIE APHYE"'.

Gobius Aphia, Linn., Gmel., Lacep., Riss. ?.

Les eaux douces du Nil, et les eaux salées de la Méditerranée, dans laquelle se jette ce grand fleuve, nourrissent le gobie aphye, dont presque tous les naturalistes anciens et modernes ont parlé, et dont Aristote a fait mention. Il n’a cependant frappé les yeux ni par ses dimensions, ni par ses couleurs : les premières ne sont pas très-grandes , puisqu'il parvient à peine à la longueur d'un décimètre ; et les secondes ne sont ni brillantes ni très-variées. Des bandes brunes s’étendent sur ses nageoires dorsales et de l’anus ; sa teinte générale est d’ailleurs blanchâtre , avec quelques petites taches noires. Ses yeux sont très-rapprochés l’un de l’autre. Il a été nommé Loche de mer, parce qu’il a de grands rapports avec le cobite appelé Loche de rivière, et dont nous nous entretiendrons dans la suite de cet ouvrage .

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