LE GOBIE MENU
Gobius minutus, Pall,, Lac.5.
LE GOBIE CYPRINOÏDES.
Gobius cyprinoides, Pall., Lac. 7.
Le lagocéphale ou Téle-de-lièvre, tire son nom de la forme de sa tête et de ses lèvres.
Cette partie de son corps est courte, épaisse et dénuée de petites écailles. On voit à la mâchoire inférieure quelques dents crochues plus grandes que les autres. La mâchoire supérieure est demi-circulaire, épaisse, et recouverte par une lèvre double très-avancée, très-charnue, et fendue en deux comme celle du lièvre: la lèvre d’en-bas présente une échancrure semblable.
Le palais est hérissé de dents menues et trèsserrées ; les yeux, très-rapprochés l’un de l’autre, sont recouverts par une continuation de l’épiderme. On voit un appendice allongé et arrondi, au delà de l’anus, qui est aussi loin de la gorge que de la nageoire de la queue; cette derniere est arrondie: l'on ne distingue pas de ligne latérale; et la couleur générale de ce go-
4 A la membrane des branchies 4 rayons, à la première nageoire du dos 6, à la seconde 14, à chacune des pectorales 15, aux thoracines 10, a celle de l'anus 41,a celle de la queue, qui est un peu arrondie , 15.
3 Nouvelle Nomenclature hydrographique, déjà citée.
5 Kælreuter, Nov. Comm. Petropolit. 9, p, 428, fig. 5 et 4. — Gobie léte de liévre, Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
4 Du sous-genre des Gobous proprement dits dans le genre Gobous, Cuv. D.
5 M. Cuvier ne cite pas cette espèce. D.
6 Gobie cyprinoïde, Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
TM. Cuvier ne mentionne pas ce poisson. D,
bie, lequel est ordinairement de la longueur d’un doigt, est composée de gris, de brun et de noir !.
Le menu, qui ressemble beaucoup à l’aphye, a la tête un peu déprimée; sa langue est grande; ses deux nageoires dorsales sont un peu éloignées l’une de l’autre; sa nageoire caudale est rectiligne; et ses teintes, aussi peu brillantes que celles du lagocéphale, consistent dans une couleur générale blanchätre, dans des taches couleur de fer disséminées sur sa partie supérieure, et dans de petites raies de la même nuance ou à peu près, répandues sur les nagoires de la queue et du dos ?.
On trouve dans les eaux de l’ile d’'Amboine le cyprinoïde, que l’on a ainsi nommé à cause du rapport extérieur que ses écailles grandes et un peu frangées lui donnent avec les cyprins, quoiqu'il ressemble peut-être beaucoup plus aux spares. Le professeur Pallas en a publié le premier une très-bonne description. La partie supérieure de ce cyprinoïde est grise, et l’inférieure blanchâtre. Ses dimensions sont à peu près semblables à celles du menu. Il a la tête un peu plus large que le corps, et recouverte d’une peau traversée par plusieurs lignes trèsdéliées qui forment une sorte de réseau ; on voit entre les deux yeux une crête noirâtre, triangulaire et longitudinale, que l’on prendrait pour une première nageoire dorsale très-basse; au delà de l’anus , on apercoit aisément un appendice allongé, arrondi par le bout, et que l’ani-
mal peut coucher, à volonté, dans une fossette ?.