‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 111 sur 535 · LE GOBIE SCHLOSSER · texte numérisé non relu

LE GOBIE SCHLOSSER

Periophthalmus Schblosseri, Schn., Cuv.; Gobius Schlosseri, Linu., Gmel., Lac. .

C’est au célèbre Pallas que l’on doit la description de cette espèce , dont un individu lui

4 A la membrane des branchies du lagocéphale 5 rayons, à la première nageoire du dos 6. à la seconde 41, à chacune des pectorales 15, à chacune des thoracines 4, à celle de l'anus 40, à celle de la queue 12.

2 À la première nigeoire du dos du menu 6 rayons, à la seconde 11, à celle de l'anus 11.

8 Grayons à la première nageoire du dos, 10 à la secorde, 48 à chacune des pectorales, 12 aux thoracines, 1 rayon simple et 9 articulés à celle de l'anus, 15 rayons à celle de la queue, qui est arrondie.

4 Cabos. — Pallas, Spicil. zoolog. 8, p. 5, tab. 1, fig. 4,2, 5.4. — Gobius barbarus, Linnée. — Gobie schlosser, Daubenton, Enc. méth.— Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth,

5 Du sous-genre Périophthalme dans le genre Gobous, Cuv. D.

avait été envoyé par ie savant Schlosser, avec des notes relatives aux habitudes de ce poisson ; etle nom de cegobie rappelle les services rendus aux sciences naturelles par l'ami de l’illustre Pallas.

Ce poisson est ordinairement long de deux ou trois décimètres. Sa tête est couverte d’un grand nombre d’écailles, allongée, et cependant plus large que le corps. Les lèvres sont épaisses, charnues, et hérissées, à l’intérieur, de petites aspérités : la supérieure est double. Les dents sont grandes, inégales, recourbées, aiguës, et distribuées irrégulièrement.

Les yeux présentent une position remarquable : ils sont très-rapprochés l’un de l’autre, situés au-dessus du sommet de la tête, et contenus dans des orbites très-relevées , mais disposées de telle sorte que les cornées sont tournées l’une vers la droiteet l’autre vers la gauche.

Les écailles qui revêtent le corps et la queue sont assez grandes, rondes et un peu molles. On ne distingue pas facilement les lignes latérales. La couleur générale de l'animal est d’un brun noirâtre sur le dos, et d’une teinte plus claire sur le ventre *.

Les nageoires pectorales du schlosser sont, comme l'indiquent les caractères du second sous-genre , attachées à des prolongations charnues, que l’on a comparées à des bras, et qui servent à l’animal, non-seulement à remuer ces nageoires par le moyen d’un levier plus long, à les agiter dès lors avec plus de force et de vi-

tesse, à nager avec plus de rapidité au milieu | des eaux fangeuses qu’il habite, mais encore à |

se trainer un peu sur la vase des rivages, contre laquelle il appuie successivement ses deux extrémités antérieures, en présentant très en petit, et cependant avec quelque ressemblance, les mouvements auxquels les phoques et les lamantins ont recours pour parcourir très-lentement les côtes maritimes.

C’est par le moyen de ces sortes de bras que le &chlosser , pouvant, ou se glisser sur des rivag&æ fangeux, ou s'enfoncer dans l’eau bourbeuse, échappe avec plus de facilité à ses enpemis, € poursuit avec plus d'avantage les faibles habitants des eaux, et particulièrement }es cancres, dont il aime à faire sa proie.

Cette espèce doit être féconde et agréable au

“A la membrane des branchies 3 rayons, à la première nageaire du dos 8, à la seconde 13, à chscune des pectorales 16, aux thoracines 12, a celle de l'anus 12, à celle de la queus 19

goût, auprès des côtes de la Chine, où on la pêche, ainsi que dans d’autres contrées orientales, puisqu'elle sert à la nourriture des Chinois qui habitent à une distance plus ou moins grande des rivages; et voila pourquoi elle a été nommée par les Hollandais des grandes Indes, Poisson chinois (Chineesche vissch).

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