LE SCOMBRE SARDE
Scomber Sarda, Bloch, Lacep., Cuv. 2.
Le scombre sarde habite non-seulement dans la Méditerranée, mais encore dans l’Océan. On le pêche à la hauteur de France et à celle d’Espagne, mais très-souvent à la distance de plusieurs myriamètres des côtes. On le prend nonseulement au filet mais encore à lhamecon. Il est d’une voracité excessive. Son poids s'élève jusqu’à cinq ou six kilogrammes. Sa chair est blanche et grasse. Il a la langue lisse ; mais on peut voir, de chaque côté du palais, un os long, étroit, et garni de dents petites et pointues. Son anus est deux fois plus près de la caudale que de la tête. La couleur générale du poisson varie entre le bleu et l’argenté. La première nageoire du dos est noirâtre; les autres nageoires sont d’un gris mêlé quelquefois avec des teintes jaunes Ÿ.
+ Bonite, Germon, sur plus. côtes de France, — Boniton, dans plus. ports mérid. de France. — Bize, en Espagne. — Scale breast, en Angleterre. — Brust schuppe , en Allemagne. — Bise, Rondelet, part. 1, 1.8, ©. 11. — Scomber sarda, Bloch, pl. 554.
3 M. Cuvier fait une petite division de cette espèce sous le nom de SARDE, Sarda, dans le grand genre Scombre. D.
56 rayons à lamembrane branchiale du scombre sarde, 16 à chaque pectorale , 24 aiguillonnés à la première nageoire du dos, 43 à la seconde, 4 aiguillonné et 5 articulés à chaque thoracine, 14 rayons à la nageoire de l'anus, 20 à la caudale.
LE SCOMBRE ALATUNGA !.
Scomber Alatunga, Linn., Gmel. ?.
Ce scombre, dont les naturalistes doivent la première description au savant Cetti, auteur de l'Histoire des Poissons et des Amphibies de la Sardaigne, vit dans la Méditerranée comme le thon. On l'y voit, de même que ce dernier poisson, paraître régulièrement à certaines époques ; et cette espèce se montre également en troupes nombreuses et bruyantes. Sa chair est blanche et agréable au goût. L’alatunga a d’ailleurs beaucoup de rapports dans sa conformation avec le thon; mais il ne parvient ordinairement qu'au poids de sept ou huit kilogrammes. Îl na que sept petites nageoires au-dessus et au-dessous de la queue ; et ses nageoires pectorales sont si allongées qu’elles atteignent jusqu’à la seconde nageoire dorsale. Au reste, il est aisé de voir que presque tous ses traits, et particulièrement le dernier, le séparent de la bonite et du thazard, aussi bien que du thon; et la longueur de ses pectorales ne peut le faire confondre dans aucune circonstance avec le germon, puisque le germon a huit ou neuf petites nageoires au-dessus ainsi qu’au-dessous de la queue, pendant que l’alatunga n'en a que sept au-dessous et au-dessus de cette même partie. Il est figuré dans les peintures sur vélin que l’on possède au Muséum d'histoire naturelle, et qui ont été faites d’après les dessins de Plumier, sous le nom de Ton de l'Océan (thynnus oceanicus), vulgairement Germon.
Sa mâchoire inférieure est plus avancée que la supérieure, et sa ligne latérale tortueuse.