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SOIXANTE-SEPTIÈME GENRE

LES CARANXOMORES !.

Une seule nageoire dorsale; point de petites nageoires au-dessus ni au-dessous de La queue ; Les côlés de la queue relevés longitudinalement en carène, ou une pelile nageoire composce de deux aiguillons et d'une membrane au-derant de La nageoire de l'anus, ou la mageoire dorsale très-prolongée vers celle de La queue: la lèvre supérieure trés-peu extensible ou non extensible; point d'aiguillons isolés au-devunt de la nageoire du dos.

ESPÈCES. CARACTÈRES

LR nn Pl PÉLAS Quarante rayons à la nageoire du GiQUE | dos.

Les pectorales une fois plus iongues que les thoracines ; la dorsale et l'analc en forme ue faux.

Huit rayons aiguillonnés et seize rayons articulés à la nageoire du dos; (rois rayons aiguillonnés et quatorze rayons articulés à celle de l'anus; la mächoire inférieure plus avancée que la supérieure ; uu seul orifice à chaque narine ; la couleur générale d'un violet argenté.

Dix rayons aiguillonnés et onze rayons articulés à la nageoire du dos; trois rayons articulés et huit aiguillounés à la nageoire de l'anus; la mâchoire inférieure plus avancée que celle d'en haut et relevée au-dessous du sommet de cette dernière par une apophyse; deux orifices à chaque n1rine; les écailles bleuätres et boidées de brun.

LE CARANXOMORE PLU- MiERIEN.

K 1 LE CARANXOMORE pi- LITSCHEI.

LE CARANXOMORE S4- CRESTIN.

LE CARANXOMORE PÉLAGIQUE ?.

Scomber pelagicus, Linn.; Cichla pe'agica, Bloch; Caranxomorus pelagicus, Lac., Cuv. 3.

Les caranxomores diffèrent des caranx , en

* M Cuvier considère les caranxomores comme devant former un sous-geure dans son genre Coryphène. D. ? Mus, Ad. Frid. 1, p. 72, tab, 30, fig. 5. — Scombre mo-

ils leur ressemblent d’ailleurs par un très-grand nombre de traits, ainsi que leur nom l'indique.

Le nombre des rayons de la nageoire du dos distingue le pélagique , auquel on ne doit avoir donné le nom qu’il porte, que pour désigner l'habitude de se tenir fréquemment en pleine mer !.

LE CARANXOMORE PLUMIÉRIEN 2.

Caranxomorus plumierianus, Lac. 5.

Parmi les peintures sur vélin du Muséum d'histoire naturelle, se trouve l’image de ce poisson, dont on doit ie dessin au voyageur Plumier. Ce caranxomore parvient à une grandeur considérable , et n’est couvert que d’écailles très-petites. La nageoire dorsale ne commence que vers le milieu de la longeur totale de l’animal; elle ressemble presque en tout à celle de l'anus, au-dessus de laquelle elle est située. La nuque présente un enfoncement qui rend le cràne convexe; la ligne latérale est courbe et rude ; trois lames composentchaque opercule ;les mächoires sont aussi avancées l’une que l’autre; le dessus du poisson est bleu, et le dessous d’un blanc argenté et mêlé de rougeâtre.

LE CARANXOMORE PILITSCHEI #.

Caranxomorus Pilitschei, Lacep.5.

Les écailles qui revêtent le corps et la queue de ce poisson sont minces, et se détachent facilement; sa ligne latérale suit d’assez pres la courbure du dos; sa caudale est fourchue; il ne parvient que tres-rarement à la longueur de deux décimètres ; ses thoracines et la nageoire de sa queue sont jaunes ou dorées; sa chair est grasse et d’un goût agréable ; on le trouve souvent en très-grand nombre dans la mer et dans

noplére. Daubenton, Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Eac. méth.

5 Da sous-genre Caranxomore, dans le genre Coryphène, Cuv. D.

4 À la nageoire dorsale du pélagique 40, à chacune det pectorales 19, à chacune des thoracines 5, à celle de l'a nus 22, à celle de la queue, qui est très-fourchue 20.

24 Trachyrus maximus , squamis miuutissimis. » Manus crits de Plumier.

5 M. Cuvier ne fait pas mention de celte espèce. D.

4 Pililschei, en langue malabare. — Scomber minuiw Bloch, pl. 429, fig. 2.

> M. Cuvier ne cite pas ce poisson. D.

DES POISSONS

les embouchures des fleuves qui arrosent la côte de Malabar *.

LE CARANXOMORE SACRESTIN 2.

Caranxomorus Sacrestinus, Lac. *.

Commerson a laissé dans ses manuscrits une description de ce poisson, qu’il a observé pendant son voyage avec notre collègue Bougainville, et que les naturalistes ne connaissent pas encore. Les dimensions de ce caranxomore sont assez semblables à celles du scombre maquereau. Du jaupâtre distingue la dorsale et la naseoire de l’anus ; du rouge, les pectorales ; du jaune entouré de bleuâtre, les thoracines ; du noirâtre , la nageoire de la queue, qui est trèsfourchue.

Le museau est avancé; chaque mâchoire armée de dents très-courtes, très-fines et très-serrées ; la langue cartilagineuse et lisse ; le palais relevé par deux tubérosités; le dessus du gosier garni, ainsi que le dessous, d’une élévation dure et hérissée de très-petites dents; l'œil grand ; chaque opercule composé de trois lames , dont la première est revêtue de petites écailles, la seconde ciselée, la troisième prolongée par un appendice jusqu’à la base des pectorales ; chaque côté de l’occiput strié ou ciselé; le dernier rayon de la dorsale très-allongé, de même que la seconde de chaque pectorale ; et le dernier de la nageoire de l’anus.

La chair du sacrestin est agréable au goût ?.

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