SOIXANTE-DIXIÈME GENRE
LES CORIS !.
La tête grosse et plus élevée que le corps; le corps comprimé ettrès-allongé ; le premier ou le second rayon de chacune des nageoires thoracines une ou deux fois plus allongé que les autres ; point d'écailles semblables à celles du dos sur les opercules ni sur La tête, dont la couverture lumelleuse et d'une seule pièce représente une sorte de casque.
CARACTÈRES
! Le premier rayon de la nageoire du dos, une ou deux fois plus long que les autres; l'opercule terminé par une ligne courbe; une bosse au-dessus des yeux.
Le premier rayon de la nageoire
| du dos un peu plus court que les
ESPÈCES
Le Cor!s PS
autres, où ne les surpassant pas en longueur ; l'opercule terminé par une ligne anguleuse; point de bosse au-dessus des yeux,
LE ae ANGULÉ.
‘LE CORIS AIGRETTE, Coris Aygula, Lacep. ?.
Quelles obligations les naturalistes n’ont-ils pas au célèbre Commerson! Combien de genres de poissons dont ses manuscrits nous ont présenté la description ou la figure, etqui, sans les recherches multipliées auxquelles son zèle n’a cessé de se livrer, seraient inconnus des amis des sciences naturelles! Il a donné à celui dont nous allons parler, le nom de Coris, qui, en grec, signifie sommet, lêle, ete., à cause de l’espèce de casque qui enveloppe et surmonte la tête des animaux compris dans cette famille.
Cette sorte de casque, qui embrasse le haut, les côtés et le dessous du crâne, des yeux et des mâchoires, est formée d’une substance écailleuse, d’une grande lame, d’une seule pièce, qui même est réunie aux opercules, de manière à ne faire qu’un tout avec ces couvercles des organes respiratoires. L'ensemble que ce casque renferme, ou la tête proprement dite, s'élève plus haut que le dos de l’animal, dans tous les coris;, mais dans l’espèce qui fait le
4 M. Cuvier (Reg. anim, 2° éd.) remarque que les Coris établis par M. de Lacépède d'après des dessins de Commerson, se sont trouvés des girelles (famille des Labroïdes) à queue tronqnée, où le dessinateur avait négligé d'exprimer la séparation du préopercule et de l'opercule. D.
? Ce poisson ne paraît pas différer de la girelle Gaimard , selén M. Cuvier, D,
! sujet de cet article, il est un peu plus exhaugsé
encore : le sommet du crâne s’arrondit de manière à produire une bosse ou grosse loupe audessus des yeux; et le premier rayon de la nageoire dorsale, une ou deux fois plus grand que les autres, étant placé précisément derrière cette loupe, parait comme une aigrette destinée à orner le casque du poisson.
Chaque opercule est terminé du côté de la queue par une ligne courbe. La lèvre supérieure est double; la mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure ; chacune des deux machoires garnie d’un rang de dents fortes , pointues, triangulaires et inclinées. La lignelatérale suit de très-près la courbure du dos. Le premier rayon de chaque thoracine, qui en renferme sept, est une fois plus allongé que les autres. La nageoire dorsale est très-longue, très-basse, et de la même hauteur, dans presque toute son étendue. Celle de l’anus présente des dimensions bien différentes; elle est beaucoup plus courte que la dorsale : ses rayons, plus longs que ceux de cette dernière, lui donnent plus de largeur; sa figure se rapproche de celle d’un trapèze. Et enfin la nageoire caudale est rectiligne, et ses rayons dépassent de beaucoup la membrane qui les réunit ‘.
LE CORIS ANGULEUX.
Coris angulatus, Lacep. ?.
Ce coris difière du précédent par six traits principaux : son corps est beaucoup plus allongé que celui de l’aigrette; le premier rayon de la nageoire dorsale ne dépasse pas les autres ; la ligne latérale ne suit pas dans toute son étendue la courbure du dos, elle se fléchit en enbas, à une assez petite distance de la nageoire caudale, et tend ensuite directement vers cette nageoire ; le sommet du crâne ne présente pas de loupe ou de bosse; chaque opercule se prolonge vers la queue, de manière à former un angle saillant, au lieu de n'offrir qu’un contour arrondi; et les deux mächoires sont également avancées Ÿ.
{A la nageoire du dos 21 rayons, à chacune des pectcrales 41, à chacune des thoracines 7, à celle de l'anus 44 ,à
? M. Cuvier pense que ce poisson a été décrit une seconde fois par M. de Lacépede, sous le nom de Labre malaptère, Labrus malaplerus. D.
5 À la nageoire du dos 20 rayons, à chacune des pectoræ les 14, à la nageoire de l'anus 13, à celle de la queue 40,
DES POISSONS