SOIXANTE-DIX-SEPTIÈME GENRE
LES PLECTORHINQUES ?.
Une seule nageoire dorsale ; point d’aiguillons isolés au-devant de la nageoïre du dos, de carène latérale, ni de petile nageoire au-devant de celle de l'anus ; les lèvres plissees et contournées ; une ou plusieurs lames de l'opercule branchial denlelées.
CARACTÈRES
Treize aiguillons à la nageoire du dos ; de grandes taches irréguliès res, chargées de taches beaucoup plus foncées, inégales , et presque rondes,
ESPÈCR.
LE PLECTORHINQUE CHE- TODONOÏDE.
{ 7 rayons à la membrane des branchies, 55 à la nageoire du dos, 47 à chacune des pectorales, { rayon aiguillonné à chacune des thoracines, 5 aiguillons et 50 rayons à celle de l'anus.
2 M. Cuvier rapporte les plectorhinques de M. de Lacépèñe a son genre Diagramme, dans la famille des Acanthoptérygiens scienoides. D.
DES POISSONS
LE PLECTORHINQUE CHÉTODONOIDE.
Plectorhynchus chetodonoïdes, Lacep.; Diagramma chetodonoïides, Cur.
Le mot pleclorhinque désigne les plis extraordinaires que présente le museau de ce poisson , et qui forment , avec la dentelure de ses opercules, un de ses principaux caractères génériques. Nous avons employé de plus, pour cet osseux , le nom spécifique de Chétodonoïde, parce que l’ensemble de sa conformation lui donne de très-crands rapports avec les Chélodons, dont l’histoire ne sera pas trés-éloignée de la description du plectorhinque. Ce dernier animal leur ressemble d’ailleurs par la beauté de sa parure. Sur un fond d’une couleur trèsfoncée, paraissent, en effet, de chaque côté, sept ou huit taches très-étendues, inégales, irrégulières, mais d’une nuance claire et trèséclatante, variées par leur cuntour, agréables par leur disposition, relevées par des taches plus petites, foncées, et presque toutes arrondies, qu’elles renferment en nombre plus où moins grand. On peut voir aisément, par le moyen du dessin que nous avons fait graver, le bel effet qui résulte de leur figure, de leur ton, de leur distribution, d’autant plus qu’on apercoit des taches qui ont beaucoup d’analogie avec ces premières, à l'extrémité de toutes les nageoires, et surtout de la partie postérieure de la nageoire du dos.
Cette nageoire dorsale montre une sorte d’échancrure arrondie qui la divise en deux portions tres-contiguëês , mais faciles à distinguer, dont l’une est soutenue par treize rayons aiguillonnés, et l’autre par vingt rayons articulés ‘. Les thoracines et la nageoire de l'anus présentent à peu pres la même surface l’une que l’autre : les deux premiers rayons qu’elles comprennent, sont aiguillonnés , et le second de ces deux piquants est très-long et trés-fort.
La nageoïre caudale est rectiligne ou arrondie. Il n’y a pas de ligne latérale sensible. La tête est grosse, comprimée comme le corps et la queue, et revètue, ainsi que ces dernieres parties, d’écailles petites et placées les unes au-dessus des autres. Des écailles semblables recouvrent des appendices charnus auxquels
. 445 rayons à chacune des nageoires pectorales, 2 rayons aiguillonnés et 15 rayons articulés à celle de l'anus, 18 rayons à celle de la queue.
Iz,
sont attachées les nageoires thoracines, les pectorales, et celle de l’anus.
L’œil est grand; l'ouverture de la bouche petite; le museau un peu avancé, et comme caché dans les plis et les contours charnus ou membraneux des deux mâchoires.
Nous avons décrit cette espèce encore inconnue des naturalistes, d’après un individu de la collection hollandaise donnée à la France.