LE COTTE AUSTRAL
tusaustralis, J. White, Lacep.; Apistes australis, Cu. ?.
Nous plaçons ici la notice d’un cotte observé dans le grand Océan équinoxial, et auquel nous conservons le nom spécifique d’Austral, qui lui a été donné dans l’Appendix du Voyage de l’Anglais Jean White à la Nouvelle-Galies méridionale. Ce poissonest blanchâtre ; il présente des bandes transversales d’une couleur livide, et des raies longitudinales jaunâtres; sa tête est armée d’aiguillons. L’individu de cette espèce dont on a donné la figure dans le Voyage que nous venons de citer, n'avait guère qu’un décimètre de longueur.
: LE COTTE INSIDIATEUR *.
Cottus insidiator, Forsk., Linn., Lacep.; Cottus Spatula, Bl.; Batrachus indieus, ibid.; Platycephalus indicus , ibid.; Platycephalus insidiator, Cuvy. {.
Ce cotte se couche dans le sable; il s’y tient en embuscade pour saisir avec plus de facilité les poissons dont il veut faire sa proie; et de là vient le nom qu’il porte. On le trouve en Arabie; il y a été observé par Forskael , et il y parvient quelquefois jusqu'à la longueur de six ou sept décimètres. Sa tête présente des stries relevées, et deux aiguillons de chaque côté. Il est gris par-dessus et blanc par-dessous ; la queue est blanche * : l’on voit d'ailleurs sur cette même portion de l'animal une tache jaune et échancrée, ainsi que deux raies inégales, obliques et noires; et de plus le dos est parsemé de taches et de points bruns.
4 Cottus australis. Appendix du Voyage à la Nouvelle- Galles méridionale, par Jean White, premier chirurgien de l'expédition commandée par le capitaine Philipp, p. 265, pl. 52, fig. 4.
3 M. Cuvier retire ce poisson du genre des Chabots, Cottwsr pour le reporter dans son genre Apistes, qui est voisin de ce- Jui des Scorpènes. D.
5 Forskael, Faun. Arab., p. 25, n. 8. — Cote raked. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
4 M. Cuvier, qui range ce poisson dans le genre Platycé-
phale, fait remarquer qu'il a été décrit trois fois par M. de | Le précédent , au moins si voisin, qu'il serait téméraire de
Lacépède, sous les divers noms de 1° Cotte insidiatenr, 2° Cal-
Tiomore indien (voyez p.68), et 5° Cotte madégasse (voyez |
ci-après)? D. 5 A ia membrane des branchies 8 rayons, à la première naoire dorsale 8, à la seconde 15, à chacune des pectorales 19, à Chacune des thoracines 6, à celle de l'anus 44, à celle de la queue, 45:
LE COTTE MADÉGASSE !.
Cottus madagascariensis, Lacep. ; Platycephalns insidiator, Cuv. ?.
La description de ce cotte n’a point encore été publiée ; nous en avons trouvé une courte notice dans les manuscrits de Commerson, qui l’a observé auprès du fort Daupnin de l'ile de Madagascar , et qui nous en a laissé deux dessins très-exacts , l’un représentant l’animal vu par-dessus , et l’autre le montrant vu par-dessous.
Ce poisson, qui parvient à quatre décimètres ou environ de longueur, a la têtearmée, de chaque côté, de deux aiguillons recourbés. De plus, cette tête, qui est aplalie de haut en bas, présente dans sa partie supérieure un sillon profond et très-large, qui s'étend longitudinalement entre les yeux, et continue de s’avancer entre les deux opercules, en s’y rétrécissant cependant. Ce trait seul suffirait pour séparer le madégasse des autres cottes.
D'ailleurs son corps est couvert d’écailles assez grandes ; son museau arrondi, et la mâchoire inférieure plus avancée que la supérieure. Les yeux, très-rapprochés l’un de l’autre, sontsitués dans la partie supérieure de la tête ; les opercules sont pointillés; la premiere nageoire du dos est triangulaire #; l’anus plus proche de la gorge que de la nageoire caudale; et cette dernière nageoire parait, dans les deux figures du madégasse réunies aux manuscrits de Commerson, et que nous avons fait graver, parait , dis-je, doublement échancrée, c’est-à-dire divisée en trois lobes arrondis; ce qui donnerait une conformation extrêémement rare parmi celles des poissons non élevés en domesticité.