Houttuyu , AC!. Haarl. XX. 2. p. 555,331, n
413 aiguillous et 44 rayons articules à la nageoire du dos du brunätre, 16 rayons à chacune des pectorales, 7 aiguillons et9 rayons arlicuiés à la nageoire de l'anus, 20 rayons à la nageoire de la queue.
2 8 aiguillons à la partie antérieure de la nageoire dorsale de l'argenté, 2 aiguillons et 12 rayons à la nageoire de l'anus.
5 M. Cuvier, en adoptant le genre Centronote de M. de [.acépede, le partage en plusieurs sous-senres, sous les noms de Pélotes, Élacates, Liches et Trachiuotes. Les liches comprennent les Scumbéroïies de M. de Lacépede, et les Trachinotes reuferment ses Acanthinions et ses Cæsiomores, 1,
CARACTÈRES
Huit aiguillons au-devant de la nà4geoire du dos ; vingt-six rayons à cette nageoire dorsale; la ligne latérale droite.
Huit aiguillons au-devant de la nageoire du dos; trente-trois rayons à cette nageoire dorsale; point d'aiguillons au-devant de celle
ESPÈCES
T.& CENTRONOTE CARO- LININ. |
LE CENTRONOTE GARDÉ-
SIESE de l'anus: deux rayons seule-
ment à chacune des pectorales.
10 Huit aiguillons au-devant de la na- £ L, geoire du dos; plus de deux M SRNTRONOTE ve rayons à chacune des pectorales;
S la ligue latérale tortueuse.
Huit aiguillons au-devant de la nageoire du dos; trente-troisrayons 41 à cette nageoire; douze rayons s : à chaque pectorale ; six rayons à BE)CHATRONOTESNÉCRE" VERTE thoracine; la ligne latérale droite; la couleur générale noire.
LE CENTRONOTE PILOTE f#,
Gasterosteus Ductor, Linn., Gmel.; Scomber Duetor, BI.; Centronotus Conductor, Lacep.; Centronotus Duactor, Cuvy. ?,
Presque toutes les espèces du genre des Centronotes, ainsi que celui des Gastérostées et celui des Centropodes, ne renferment que d’assez petits individus. Le centronote dont nous traitons dans cet article parvient très-rarement à la longueur de deux décimètres. Malgré les dards dont quelques parties de son corps sont hérissées, il ne pourrait donc se défendre avec succès que contre des ennemis bien peu redoutables, ni attaquer avec avantage qu’une proie presque invisible. Son espèce n’existerait done plus depuis longtemps , s’il n'avait recu l’agilité en partage : il se soustrait par des mouvements rapides aux dangers qui peuvent le menacer.
D'ailleurs sa petitesse fait sa sûreté, et compense sa faiblesse. Il n’est recherché ni par les pêcheurs, ni par les grands habitants des mers; vexiguité de ses membres le dérobe souvent à leur vue; le peu de nourriture qu'il peut fournir, empêche qu’il ne soit l’objet des désirs des marins , ou des appétits des squales. Il en est résulté pour cette espèce, cette sorte
"Gastré pilote. Daubenton, Enc. méth. — 74. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Mus. Ad. Frid. 2, p. 88, *. — Pi-
bt fish. Willughby, Ichth., tab. append, 8, fig. 2. — « Glau.
« cus aculeatus, fasciatus, etc. » Klein, Miss. pise. 5, p.51, n. 5. — Le pilole. Duhamel, Traité des pêches, part. 2, sect. 4.0. 4, art. 5, p. 55, pl. 4, fig. 4, et pl. 9, fig. 5. —
Scomber duclor. Hasselquist, It. 556. — Osbeck , It, 75:
tab. 12, fig. 2 ; et Act. Stockh. 1735, p.71.—: Scomber fasciis «quatuor cæruleo-argenteis, aculeis quatuor ante pinnam «dorsa em. » Lœf. It. — « Scomber dorso monopiterygio,
«pinnulis nullis, etc, » Gronov. Zooph., 509.— Pilote piscis. Raï, Pise. 156. — Lootsmannekens. Brünn. It. 525, tab. 100. — S$combre Pilole; Scomber ductor. BL., pl. 538.
? Du sous-genre Pilote, Naucrates, dans le grand genre Centronote de M. Cuvier, D.
de sécurité qui dédommage le faible de tant de privations. Pressée par la faim, ne trouvanë pas facilement à certaines distances des rivages les œufs, les vers, les insectes, les mollusques qu’elle pourrait saisir , elle ne fuit ni le voisinage des vaisseaux, ni même la présence des squales, ou des autres tyrans des mers; elle s’en approche sans défiance et sans crainte ; elle joue
| au-devant des bâtiments, ou au milieu des ter-
ribles poissons qui la dédaignent ; elle trouve dans les aliments corrompus que l’on rejette des navires ou dans les restes des victimes immolées par le féroce requin, des fragments appropriés par leur ténuité à la petitesse de ses organes ; elle précède ou suit avec constance la proue qui fend les ondes, ou des troupes carnassières de grands squales ; et frappant vivement l'imagination par la tranquillité avec laquelle elle habite son singulier asile, elle a été bientôt douée, par les amis du merveilleux, d’une intelligence particulière ; on lui a attribué un instinct éclairé, une prévoyance remarquable, un attachement courageux ; on l’a revêtue de fonctions très-extraordinaires , et on ne s’est arrêté qu'après avoir voulu qu’elle partageât avec les échénéis, le titre de conducteur du requin, de pilote des vaisseaux. Nous avons été bien aises de rappeler cette opinion bizarre par le nom spécifique que nous avons conservé à ce centronote avec le plus grand nombre des auteurs modernes. Celui qui écrit l'histoire de la nature doit marquer les écueils dela raison, comme l’hydrographe trace sur ses cartes ceux où ont péri les navigateurs.
On voit sur le dos de ce petitanimal, dont on a voulu faire le directeur de la route des énormes requins, ces aiguillons qui appartiennent à tous les poissons compris dans le quatre-vingtonzième genre, et dont la présence et la position sont indiquées par le nom de Centronole !, que nous avons cru devoir leur donner : maison n’en compte que quatre au-devant de la nageoire dorsale du Pilote. Les côtés de la queue de ce poisson sont relevés longitudinalement en carène. La ligne latérale est droite. Plusieurs ban= des transversales et noires font ressortir la couleur de sa partie supérieure, qui présente des teintes brunes et des reflets dorés. Il paraît que le nombre de ces bandes varie depuis quatre
UKévroov, en grec, signifie aiguillon ; et y&ro signifie dos.
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