HAT TOTAL VI ALOMA
DES POISSONS
jusqu'à sept. Les mâchoires, la langue, et la partieantérieure du palais, sont garnies de trèspetites dents !.
LE CENTRONOTE ACANTHIAS?, Gasterosteus acanthias, Linn., Gmel., Lacep. ‘.
LE CENTRONOTE GLAYCOS *.
Centronotus glaycos, Lacep., Risso; Lichia glauca, Cuy.'.
Les mers qui arrosent le Danemarck nourrissent, selon Pontoppidan, l’acanthias; et la Méditerranée est la patrie du glaycos. Nous avons conservé ce nom grec glaycos, qui veut dire glauque (d’un bleu de mer), à un centronote décrit et figuré par Rondelet, et auquel, suivant ce naturaliste, les anciens avaient donné cette dénomination. Cette espèce a le corps allongé, les dents très-pointues, la ligne latérale ondée à petits traits; la partie supérieure du corps d’un bleu obscur, l’inférieure très-blanche; la chair grasse, ferme et de bon
goût.
LE CENTRONOTE ARGENTE 6,
Gasterosteus occidentalis, Linn., Gmel.; Centronotus argeuteus, Lacep.; Lichia occidentalis, Cuv. *.
LE CENTRONOTE OVALE #®,
‘Gasterosteus ovatus, Linn., Gmel.; Centronotus ovalis, Lacep.; Trachinotus ovatus, Cuv. ?.
ET LE CENTRONOTE LYZAN t!°,
Scomber Lyzan, Forsk.; Gasterosteus Lyzan, Linn., Gmel.; Centronotus Lyzan, Lacep.; Lichia Lyzan, Cur.‘.
On pêche auprès des côtes de l'Amérique
4 À la nageoire du dos 28 rayons, à chacune des pectorales 20, à chacune des thoracines 6, à celle de l'anus 47,
3 Pontoppid. Naturg. Danaem., p. 188, n. 3.
5 M. Cuvier ne fait pas mention de cette espèce. D,
4 Troisième espéce de Glaucus. Rondelet, des Poissons, L 8, c. 17.
5 Du sous-genre Liche, sous le nom de Derbio, dans le genre Centronote, selon M. Cuvier. D.
#Gastré saure. Daubenton, Enc. méth.—/d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Saurus argenteus caudâ lona gitudinaliter striatä. » Browne, Jam. 452, tab. 46, fig. 2.
* M. Cuvier place ce poisson, qui se rapproche des Scombéraaes de M. de Lacépède, dans son sous-genre des Liches du genre Centronote. D.
# Gastré ovale. Daubenton, Enc. méth.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
* Du sous-genre Trachinote dans le genre Centronote. @uv. D.
40 Scombre lyzan. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth. — Forskael, Faun. Arab., p. 54. n. 69.
‘* Du sous-genre des Liches dans le genre Centronote de
équinoxiale, l’argenté, dont la couleur est désignée par le nom spécifique que nous avons cru devoir lui donner ‘, pendant que c’est dans les mers de l’Asie que vit l’ovale ?, dont l’aiguillon dorsal le plus antérieur est couché vers la tête, dont les mâchoires sont hérissées de petites dents, et dont le corps très-comprimé, comme celui des chétodons , a indiqué par sa figure la dénomination spécifique de ce centronote.
Forskael a vu le lyzan sur les côtes de l’Arabie. Ce poisson est couvert d’écailles petites, lancéolées, et resplendissantes comme des lames d'argent; ses lignes latérales sont ondées vers l’opercule et droites auprès de la queue; sob dos est d’un brun mêlé de bleu *.
LE CENTRONOTE CAROLININ #*,
Gasterosteus carolinus, Linn., Gmel.; Centronotus caroliaus, Lacep. 5.
LE CENTRONOTE GARDÉNIEN 5,
Gasterosteus canadus, Linn., Grel.; Centronotus Gardenii, Laeep.; Elacates americana, Cuv. 7.
ET LE CENTRONOTE VADIGO #.
Scomber Amia, Linn., Gmel.; Centronotus Vadigo, Lacep.; Lichia Vadigo, Guv. °.
Le carolinin et le gardénien habitent la Caro=
M. Guvier. Ce poisson a les caractères des Scombéroïdes de M. de Lacépède. D.
47 rayons à chacune des nageoires pectorales de l'argenté, 6 rayons à chacune des thoracines, 2 aiguillons au-devant de la nageoire de l'anus, 1 aïguillon et 6 rayons articulés à la pageoire anale, 16 rayons à la nageoire de la queue.
2 46 rayons à chacune des nageoires pectorales.de l'ovale, 6 rayons à chacune des thoracines, 2 aiguillons au-devant de la nageoire anale, { aiguillon et 16 rayons à la nageoire de l'anus, 20 rayons à la nageoire caudale.
#47 rayons à chacune des pectorales du lyzan , 4 aiguillon et 5rayons à chacune des thoracines , 2 aiguillons au-devant de la nageoïire de l'anus, 4 aiguillon et 18 rayons à cette même nageoire de l'anus.
4 Gastré crevalle. Daubenton, Enc. méth. — 7d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
5 M. Cuvier ne cite pas cetteespèce. D.
« Gastré canade. Daubenton, Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
1 Du sous-genre Élacate dans le genre Centronote de M. Cuvier. C'est probablement ie Centronotus spinosus , Mitchill. D.
“ Liche, Pélamide, dans plus. départ. mérid. — Liche, ou seconde espèce de glaucus. Rondelet, des Poissone, part. 1,1. 8,c. 16. — Scombre liche, Scomber aculeatus, BL., pl. 556, fig. 1.
, Ce poisson est du sous-genre Liche dans le genre Centro. note de M. Cuvier. Il est décrit par Rondelet, p. 284, et par Salviani, p.121. D.
line: le nom du premier indique leur pays; celui du second, l’observateur qui les a fait connaître. C’est en effet le docteur Garden qui en envoya, dans le temps, la description à Linnée. Ces deux poissons, et le vadigo, qui se trouve dans la Méditerranée, se ressemblent par la forme de leurs nageoires du dos et de P’anus, qui présentent la figure d’une faux, et par selle de la nageoire de la queue, qui est fourchue: mais, indépendamment des dissemplances que nous n'avons pas besoin d’énumérer, le carolinin n’a que vingt-six rayons à la nageoire du dos ‘ , et le gardénien y en a trente-trois ?; celui-ci n’a que deux rayons à chacune des pectorales, et le vadigo y en présente un nombre bien plus grand, pendant que ses lignes latérales sont tortueuses et courbées vers le bas, au lieu d’être droites comme celles du carolinin. Au reste, l’aiguillon dorsal le plus antérieur du vadigo est incliné vers le museau
LE CENTRONOTE ÉPERON®,
Scomber Calcar, Bl.; Centronotus Calcar, Lac.; Lichia Calcar, Cuv. 4.
LE CENTRONOTE NÈGRE ÿ.
Scomber niger, Bl.; Centronotus niger, Lacep.; Naucrates niger, Cuv. #.
Le corps et la queue de l’éperon paraissent dénués d'écailles. La mâchoire inférieure dépasse celle de dessus. La langue estmobile, lisse etlarge. Chaque narine ne montre qu’un orifice. La ligne latérale est presque droite. Les thoracines peuvent être couchées dans une sorte de sillon. La couleur générale est argentée : des teintes noires règnent sur le dos ; les nageoires sont bleuâtres. On trouve une grande quantité de centronotes éperons sur la côte de Guinée. Ils y présentent la grandeur du scombre maque-
‘48 rayons à chacune des pectorales du carolinin, 5 rayons à chacune des thoracines, 5 aiguillons et 24 rayons articulés à la nageoire de l'anus, 27 rayons à celle de la queue.
37 rayons à la membrane des branchies du gardénien, 2 à chacune des nageoires pectorales, 7 à chacune des thoracines, 26 à la nageoire de l'anus, 20 à celle de la queue.
5 Scombre ép-ron, Scomber calcar. BI., pl. 556, fig. 2.
4 Du sous-genre Liche dans le genre Centronote, Cuv. D.
5 Sefser, sur les côtes d'Afrique. — Ceirupira, au Brésil. — Stachlicher blauling, par les Allemands.— Negro mackred, var les Anglais. — Scombre nègre. Bloch, pl. 557.
° Du sous-genre des Pilotes dans le genre Centronote. Cuv, D.
reau ; et leur chair n’est pas désagréable au goût.
Le centronote nègre habite dans la partie de l'Océan Atlantique qui sépare l'Afrique de l’Amérique méridionale. Barbot l’a trouvé auprès de la côte d'Or; et Marcgrave, Pison et le prince Maurice de Nassau l'ont vu dansles eaux du Brésil. Il parvient àune longueur remarquable. Sui vant Barbot, il a près de deux mètres de long; et Marcgrave lui attribue une longueur de plus de trois mètres. Sa chairest d’ailleurs grasse, blanche et ferme : aussi est-il très-recherché, et préparé pour être envoyé au loin. Lorsqu'il est frais, on compare son goût à celui de l’anguille, et lorsqu'il est séché, à celui du saumon fumé. il séjourne ordinairement dans la haute mer : mais de temps en temps on voit des troupes nombreuses d’individus de cette espèce s'approcher des terres, préférer les fonds pierreux, et y chercher les crustacées et les animaux à coquille, qui doivent servir à leur nourriture. Les nègres les prennent sur ces bas-fonds, et les pêchent à la lueur de brandons allumés *.
Le centronote nègre a la peau lisse, aplatie et dénuée de petites écailles ; le museau arrondi; l'ouverture de la bouche assez grande; les dents petites ; la langue large et mobile ; deux orifices à chaque narine : les écailles qui revêtent son corps et sa queue sont petites, lisses et minces. Sa couleurnoireest relevée par le gris de la base et du milieu de ses thoracines , ainsi que par les nuances blanches et argentées qui resplendissent sur ses côtés.