LES TRIGLES
Point d'aiguillons dentelés entre les deux nageoires dorsales; des rayons articulés etnon réunis par unemembrane, auprès de chacune des nageoires pectorales.
PREMIER SOUS-GENRE
Plus de trois rayons articulés auprès de chaque nageoire pectorale.
CARACIÈRES, Quatre rayons articulés anprès de chaque nageoire pectorale.
ESPÈCE
LA TRIGLE ASIATIQUE.
pose de quatre espèces, et que la citation ci-dessus donnée de Browne se rapporte à son Prionotus punclatus, qui ne diffère pss des i rigles punctata et carolina de Bloch, décrits ci-après, p. 227. Quant au Trigla evolans de Linnée, M. Cuvier croit le retrouver dans son Prionotus slrigatus, qui est le Trigla lineata de Mitchill. D.
!Ilpiwy signifie scie, et Y&TOS veut dire dos.
3 À la membrane des branchies 8 rayons, à la première nageoire du dos 8, à la seconde 41, à chacune des pectorales 45, à chacune des thoracines 6, à celle de l'anus 44, à
5 Ce groupe de poissons, l'un des plus naturels, est adopté tel qu'il est ici, par M. Cuvier. Il en retire seulement quelques espèces qui y ont été placées à tort, ou qui sont factices. D.
DES POISSONS
SECOND SOUS-GENRE
Trois rayons articulés auprès de chaque nagcoîre pectoraie.
CARACTÈRES
Les nageoires pectorales longues; la mâchoire supérieure prolongée en deux lobes dentelés ; les orifices des narines tubuleux; la nageoire de la queue un peu en croissant,
! Les nageoires pectorales longues ;
| onze rayons à celle de l'anus;
ESPÈCES
LA TRIGLE LYRE. | \
celle de la queue arrondie ; six rayons à la membrane des branchies.
Les nageoires pectorales longues ; celle de la queue arrondie; la tête allongée; le corps parsemé de petites taches rouges.
| Les nageoires pectorales longues ;
LA TBIGLE CAROLINE.
LA TRIGLE PONCTUÉE.
les écailles qui garnissent le corps disposées en rangées transversales ; la ligne latérale garnie d'aiguillons à deux pointes,
| Les nageoires pectorales larges ;
La TRIGLE LASTOVIZA,
quatorze rayons à la nagcoire de l'anus; celle de la queue fourchue ou en croissant ; la ligne latérale garnie d'aiguillons.
Des lames ou feuilles minces et étroites attachées le long de la ligue latérale; la nageoire de la queue en croissant.
(de nageoires pectorales courtes ;
Là TRIGLE HIRONDELLE.
LA TRIGLE PIN.
celle de la queue fourchue ; la ligne latérale large, et garnie d'aiguillons; des taches noires et des taches rouges sur le dos.
H nageoires pectorales courtes;
LA TRIGLE GURNAU.
celle de la queue fourchue; la ligne latérale dénuée de larges écailles,
Les nageoires pectorales courtes ; celle de la queue fourchue ; la ligne latérale divisée en deux vers la nageoire caudale.
La nageoire de la queue arrondie; deux arêtes ou saillies longitudinales sur le dos ; les nageoires pectorales et thoracines très- Pointues; huit rayons à chacune de ces nageoires pectorales ; vingt-quatre à la seconde nageoire du dos.
TROISIÈME SOUS-GENRE
Moins de trois rayons articulés auprès de chaque nageoire pectorale.
LA TRIGLE GRONDIN.
La TRIGLE MILAN.
LA TRIGLE MENUE.
LA TRIGLE CAVILLONE. | La nageoire de la queue lancéolée.
LA TRIGLE ASIATIQUE.
Trigla asiatica, Linn., Gmel., Lacep. ‘.
Les tableaux génériques montrent les différences qui séparent les trigles des prionotes et des dactyloptères. Mais si leurs formes extérieures ressemblent assez peu à celles de ces deux derniers genres, pour que nous ayons dû les en séparer , elles s’en rapprochent beaucoup par
* M. Cuvier remarque que ce poisson est bien sûrement un
Polynème, et même qu'il ne paraît pis différer spécifiqueent du Polynemus tetradactylus. D.
leurs habitudes ; et presque toutes ont, comme la pirapède, le pouvoir de voler dans l'atmosphère, lorsque la mer ne leur offre pas un asile assez sûr. Elles sont d’ailleurs, comme les dac
tyloptères et les prionotes, extrêmement fécondes ; elles pondent souvent jusqu’àtrois foisdans la même année; et c’est cette reproduction remarquable queplusieurs anciens Grecs ont voulu désigner par leriom de roryhn, Fptyha, Tpuÿhie, tot 7hos, corrompu de <pryovos, en latin fer Pariens (qui produit trois fois) !.De même que les pirapèdes, elles volent et nagent en troupes nombreuses ; elles montrent une réunion constante ; et quoique la simultanéité des mouvements et des manœuvres de milliers d'individus ne soit pour ces animaux que le produit d’un danger redouté à la fois par tous, ou d’un besoin agissant sur tous dans les mêmes moments, elles n’en présentent pas moins l'apparence de cette société touchante et fidèle qu’un sentiment mutuel fait naitre et conserve. Peintes d’ailleurs de couleurs très-vives, très-variées , très-agréables, elles répandent souvent l’éclat du phosphore. Resplendissantes dans leurs téguments, brillantes dans leurparure, rapides dans leurnatation, agiles dans leur vol, vivant ensemble sans se combattre, pouvant s'aider sans se nuire, on croirait devoir les comprendre parmi les êtres sur lesquels la nature a répandu le plus de faveurs. Mais les dons qu’elles ont reçus ne sont presque tous que des dons funestes ; et comme si elles avaient été destinées à donner à l’homme des leçons de sagesse et de modération, leur éclat les trahit et les perd ; la magnificence de leur parure les empêche de se dérober à la recherche active de leurs ennemis: leur grand nombre les décèle lorsqu’elles fendent en troupes le sein des eaux salées; leur vol les livre plus facilement à l'oiseau de proie ; et leurs attributs les plus frappants auraient bientôt amené la destruction de leurs espèces, si une fécondité extraordinaire ne réparait sans cesse, par la production de nouveaux individus, la perte de ceux qui périssent victimes des tyrans des mers , ou de ceux de l'atmosphère.
La première de ces trigles condamnées par !s nature à tant de périls, à tant d’agitations, à tant de traverses, est, dans l’ordre que nous nous sommes prescrit, celle à laquelle j ai donné avec Linnée lenom d’Asiatique.
On la trouve en général dans l’Océan, mar
4 Voyez Oppien, {, 390; et Élien, X chap. &.
particulièrement dans les mers de l’Asie. Son corps est mince; sa couleur argentée; son museau proéminent ; l'intérieur de sa bouche hérissé d’aspérités; la première pièce de l’opereule branchial, dentelée ; et chaque nageoire pectorale conformée comme-une sorte de faux !.
LA TRIGLE LYRE ?.
Trigla Byra, Linn., Gmel., Lacep., Bloch, Cuv.s.
Heureux nomiquecelui qui rappelleet le beau ciel et les beaux jours de la Grèce, et sa riante mythologie, et sa poésie enchanteresse, et l’instrument favori du dieu du génie, et cet Homère à qui le dieu avait remis sa lyre pour chanter la nature! Non, je ne supprimerai pas ce nom magique, qui fait naitre tant d'idées élevées, qui retrace tant de doux souvenirs, pour le remplacer par un nom barbare. Le dieu qui inspire le poëte est aussi celui des amants de la nature; et son emblème ne peut jamais leur être étranger. Une ressemblance bien faible, je le sais, a déterminé les naturalistes grecs à décorer de ce nom l'être que nous allons décrire; mais toutes les fois quela sévérité de l’histoire le permet, ne nous refusons pas au charme de leur imagination agréable et féconde. Et d’ailleurs le poisson que nous voulons continuer d’appeler Lyre, a été revêtu de nuances assez belles pour mériter de paraitre à jamais consacré, par sa dénomination, pour ainsi dire mythologique, au dispensateur de la lumière qui colore en même temps qu’elle éclaire et vivilie.
Un rouge assez vif règne en effet sur tout le corps de la trigle que nous désirons de faire connaître ; il se diversifie dans la partie inférieure de l’animal, en se mélant à des teintes blanches
4 A la premièrenageoire du dos 7 rayons, à la seconde 16, à chacune des pectorales 48, à chacune des thoracines 6, à celle de l'anus 17, à celle de la queue 18.
2 Gronau, Rouget, dans plus. départ. — Boureau, sur les rivages voisins des Pyrénées occidentales. — Organie, à Génes. — Pesce organo , à Naples. — Piper, en Angleterre. — Meer leyer, ou see leyer, en Allemagne. — Trigle gronau. Daubenton, Enc. méth. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— « Trigla rostro longo diacantho, naribus tubulosis. » Artedi, gen. 46, gen. 74.—Gronau et lyre. Rondelet, part. 1, 1. 10, c. 8.— Gesner, p. 516; et (germ.) fol. 20, b. — Jonston, 1, tit. 5, 0.4, 4.5. — Lyra prior Rondelet. Aldrox., 1.2, &. 7, p.146.— Piper. Rai, p:89.— Willughby, Ichth., p.282. — Brit. Zool. 5, p.234, n.5, tab. 14.— Gronau ou grognaut. Faimont de Bomare, Dict. d'hist, nat.
5 M. Cuvier décrit ce poisson sous le nom de Lyre ou Per- £> à grandes épines operculaires et claviculaires. D.
IHISTOIRE NATURELLE
ou argentées ; la sorte de dorure qui distingue les rayons par lesquels la membrane des xageoires est soutenue, ajoute à l'éclat de ce rouge que font ressortir d'ailleurs quelques nuances de vert ou de noir répandues sur ces mêmes nageoires ; et ainsi les couleurs les plus brillantes, celles dont la poésie a orné le char radieux du dieu des arts et de la lumière , resplendissent sur le poisson que l’ingénieuse Grèce appela du nom de l’instrument.qui fut cher à ce dieu.
Au bout du museau de la trigle quenous exa:+ minons, s’avancent deux lames osseuses, triangulaires et dentelées, ou plutôt découpées de manière à montrer une image vague de cordes tendues sur une lyre antique.
La tête proprement dite est d’ailleurs arrondie ét comme emboîtée dans une enveloppe lamelleuse, qui se termine par derrière par quatre ou six aiguillons longs, pointus et très-forts, qui présente d'autres piquants au-dessus des yeux, ainsi qu’à la pièce antérieure de chaque opercule, et dont presque toute la surface est ciselée etagréablement rayonnée.
De petites dents hérissent le devant du palais, et les deux mâchoires, dont l'inférieure est la plus courte. Le corps et la queue sont couverts de petites écailles ; et des aiguillons courts et courbés vers l'arrière garnissent les deux côtés de la fossette longitudinale dans laquelle l’animal peut coucher ses nageoires dorsales ".
La trigle lyre habite dans l'Océan Atlantique, aussi bien que dans la Méditerranée. Elle y parvient quelquefois à la longueur de six ou sept décimètres. Sa chair est trop dure et trop maigre pour qu’elle soit très-recherchée. On la pêche cependant de temps en temps; et lorsqu’elle est prise, elle fait entendre, par un mécanisme semblable à celui que nous avons exposé en traitant de plusieurs poissons, une sorte de bruissement que l’on a comparé à un sifflement proprement dit, et qui l'a fait nommer dans plusieurs pays, et particulièrement sur quelques côtes d'Angleterre, Poisson siffleur (the piper, the fish piper) ?.
4A la membrane des branchies 7 rayons, à la première dorsale 9, à la seconde 16, à chacune des pectorales 12, à cha. cune des thoracines 6, à celle de l'anus 16, à celle de {a
2 La vessie natatoire est longue et simple.
DES POISSONS
LA TRIGLE CAROLINE !,
rigla carolina, Linn:, Gmel., Lacep.?.
LA TRIGLE PONCTUÉE #, Trigla punetata, Bloch, Lacep. +.
ET LA TRIGLE LASTOVIZA >,
Trigla adriatica, Linn., Gmel.; Trigla Lastoviza, Lacep.; Trigla lineata, Liun., Gmel., Cuv. 6,
Ces trois trigles ont les nageoires pectorales très-longues et assez grandes pour s’élever audessus de la surface des eaux. Nous devons donc les inscrire parmi les véritables poissons volants. Voyons rapidement leurs traits principaux.
Dans ces trois espèces, la tête est comme ciselée, et parsemée de figures étoilées ou rayonnantes qui ont un peu de relief. L’enveloppe lamelleuse qui la recouvre, montre, dans la earoline, deux petits piquants dentelés au-dessus de chaque œil, deux plus grands à la nuque, trois ou quatre à chaque opercule, et un à chaque os claviculaire., Les écailles qui revêtent le dos, sont petites et dentelées. La ligne latérale est droite et lisse; et le sillon longitudinal dans lequel l’animal peut coucher ses nageoires dorsales, est bordé, de chaque côté, d’aiguillons recourbés.
Une tache noirâtre qui occupe la moitié supérieure de l’œil, donne à cet organe une apparence singulière. Une autre tache noirâtre pa raît vers le haut dela première nageoire dorsale. Le corps et la queue sont jaunâtres avec de petites taches violettes, et les nageoires pectorales sont violettes avec quatre bandes transversales brunes et arquées 7.
On trouve cette trigle, dont la chair est dure
4 The smaller flying fish, dans quelques contrées anglaises. — Trigle caroline. Bonnaterre, pl. de l'Euc. méth. — Trigle carolin, ou caroline. Bloch, pl. 532.
3-4 Ces deux espèces ne différent pas entre elles et ne sont pas des trigles pour M. Cüvier. Il les rapporte toutes deux à sonprionote ponctué, Prionolus punctatus. Voyez ci-avant, p:224? D.
? Rubio volador, en espagnol. — Zyra alota. Plumier, peintures sur vélin du Muséum d'hist, nat.
5 Brünn, Pisc. Massil., p. 99. — Trigle lastoviza. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Brit. Zool. 5, p. 256, n.5.— Rai, PisC., p. 165, f. M.-— Jmbriago. Bloch, pl. 554. — 4utre espèce de surmulet-imbriaco. Rondelet, part. 1,1. 10, ch
® M. Cuvier admet cette espèce dans le genre Trigle, sous le nom de Rouget camard, Trigla lineata. D.
T A la membrane branchiale de la caroline 6 rayons, à la première nageoire du dos 9, à la seconde 12, à chacune des pectorales 15, à chacune des thoracines 6, à celle del'anus11, à celle de la queue 18,
et maigre, et la longueur d’un ou deux décimètres, aux environs de la Caroline etdes Antilles, C’est dans les mêmes mers qu’habite la ponctuée, dont les couleurs sont plus vives, plus vas riées et plus gaies. Nous décrivons ces nuances d’après une peinture qui fait partie de celles du Muséum d'histoire naturelle, et dont on a dù à Plumier le dessin original. La partie supérieure de l'animal est d’un rouge clair, et la partie inférieure d’un beau jaune. Les côtés et le dos sont parsemés de taches rondes, petites, et d’un rouge foncé. Ces mêmes taches rouges se montrent sur les nageoires du dos et de l’anus, qui sont lilas; sur celle de la queue, qui est bleue à sa base et jaune à son extrémité; et sur les ailes, qui sont également jaunes à leur extrémité et bleues à leur base.
La tête dela ponctuée est plus allongée que celle de la caroline ‘.
Quant à la trigle lastoviza, elle est rouge pardessus et blanchätre par-dessous , avec des taches et des bandes couleur de sang, ou noirätres, placées sur le dos. Les ailes offrent souvent par-dessus quelques taches brunes, et pardessous une bordure et des points bleus sur un fond noir. Les thoracines et l’anale sont blanches, et quelquefois noires à leur sommet. Au reste, la ligne latérale de ce poisson est hérissée de piquants à deux pointes ; la mâchoire supérieure presque aussi avancée que l'inférieure ; le dessus des yeux garni de petites poine tes, la nuque hérissée de deux aiguillons dentelés; chaque opercule armé de deux aiguillons semblables ; los claviculaire étendu, pour ainsi dire, en épine également dentelée, et, de plus, longue, aiguë à son sommet et large à sa base; et la fosseite dorsale bordée, de chaque côté, de piquants à trois ou quatre pointes.
Ce beau poisson parvient quelquefois à la longueur d’un demi-mètre, et habite dans la Méditerranée et dans l'Océan Atlantique ?.
4 À chacune des nageoires pectorales de la ponctuée 43 rayons, à chacune des thoracines 6, à celle de la queue 12.
240 rayons aiguillonnés à la première nageoire dorsale de la trigle lastoviza , 47 rayons à la seconde, 10 rayons à che cune des pectorales , 4 aiguillon et 5 rayons articulés à chacune de thoracines, 16 rayons à celle de l'anus, 15 rayons à celle de la queue.
LA TRIGLE HIRONDELLE !.
Trigla Hirundo, Linn,, Gmel., Bloch, Lacep., Cuv. 4
La partie supérieure de ce poisson est d'un violet mêlé de brun, et l’inférieure d’un blanc plus où moins pur et argentin. Il vit dans la Méditerranée, et dans les eaux de l’Océan.Il y devient assez grand, puisque sa longueur surpasse quelquefois deux tiers de mètre. Il nage avec une grande rapidité, ses pectorales pouvant lui servir de rames puissantes. Comme il habite les fonds de la pleine mer pendant une grande partie de l’année, on le prend ordinairement avec des lignes de fond; et quoique sa chair soit dure , il est assez recherché dans plusieurs pays du nord, et particulièrement sur les rivages du Danemarck , où on le sale et le seche à l'air pour l’approvisionnement des vaisseaux °.
Le bruissement qu'il fait entendre lorsqu'on le touche, à paru aux anciens naturalistes grecs et romains avoir quelque rapport avec le croassement des corbeaux ; et voila pourquoi ils l'ont nommé Corbeau de mer.
LA TRIGLE PIN.
Trigla Cuculus, Linn., Gmel.? Trigla Pini, Bl., Lacep. {.
Les lames ou feuilles minces, étroites, et semblables à des feuilles de pin, qui garnissent les
4 Cabote, Galline, Gallinette, Linelle, Perlon, Grondin, en France.— T'iiega , à Malte. — Corsano, et corsavo, dans la Ligurie. — Capone, à Rome.— Tub fish, Sapphirine gurnard, en Angleterre. — Knurr-hahn ; en Allemagne. — Soe-hane, ou knurr-hane, en Danemarck. — Riot, ouskarriot, knorrsoehane, soekok, en Norvège. — Ænorrhane, knoding, knot, ou schmed , en Suède. — Trigle hirondelle de mer. Daubenton, Enc. méth.— /d. Bonnaterre , pl. de l'Enc. méth.— Mus. Ad. Frid. 2, p.95 *. —MüH. Prodr. Zool. Danic., p. 47, n. 400. — Faun. Suecic. 540 *. — It. Wgoth., p 176. —« Trigla capite aculeato, appendicibus ulrinque € tribus, etc. » Artedi, gen. 44, syn. 75. — KioaË Athen., 1.4, fol. 477. — Hirundo prior. Aldrov., 1. 2,05, p. 155.— Hirundo. Willughby, p. 280. — Rai, PisC., p. 88. — Corvus. Plin.,l. 52, ©. 11.— Salvian., fol. 494, 195. — Perlon. Bloch, p. 60. — Corystion ventricosus. Klein, Miss. pisC. 5, p. 45, n. 3. — Coraux. Gesner, Aquat., p. 299; Thierb., p. 21.— Brit. Zool. 5, p. 255, n. 4. — Corbeau de mer. Rondelet, part. 1,1. 10, c. 6.
2 Cette espèce de Trigle est décrite par M. Cuvier, sous le rom &@e Perlon, ou Rouget grondin. D.
5 A la cembrane des branchies 7 rayons, à la première nageoire du dos 8, à la seconde 15, à chacune des pectorales 12, à chacune des thoracines 6, à celle de l'anus 14, à celle de la queue 19.
4Ilest décrit par M. Cuvier, qui l'admet parmi ses Trigles, sous les noms de Grondin rouge ou de Rouget commun de Paris. D.
deux côtés de chaque ligne latérale, ont sug= géré à Bloch le nom spécifique qu’il a donné à cette trigle, lorsqu'il l’a fait connaître. Le mu= seau de ce poisson est un peu échancré et terminé par plusieurs aiguillons ordinairement au nombre de six ou de huit. De petites dents hé= rissent les mâchoires. On aperçoit un os trans= versal et rude sur le devant du palais, et quatre os rudes et ovales auprès du gosier. On voit un piquant au-dessus de chaque œil, ou à la pièce antérieure de chaque opercule, deux à la pièce postérieure, et un aiguillon presque triangulaire et dentelé à chaque os claviculaire. La fossette longitudinale du dos est bordée d’épines inclinées vers la queue ‘. Les écailles sont très-petites ; et toute la surface de l’animal réfléchitun rouge un peu foncé, excepté le dessous du corps et de la queue, qui est jaunâtre, et les nageoires du dos, de la poitrine, de la queue et de l’aaus, qui sont d’un vert tirant sur le bleu.
LA TRIGLE GURNAU ?:,
Trigla Gurnardus, Linn., Gmel., BI., Cuv.s.