LE MACROPODE VERT-DORE
Macropodus viridiauratus, Lacep., Cuv.
Le vert-doré ne parvient qu’à de petites di mensions ; il n’a ordinairement qu’un ou deux décimètres de long : mais il est très-agréable à
des Ombrines, l'un de ceux qu'il établit dans le grand genre des Sciènes. D.
4 A la membrane branchiale 5 rayons, à la nageoire dorsale 46, à chacune des pectorales 15, à chacune des thoras cines 6, à celle de l'anus 9, à celle de la queue 18.
3 M. Cuvier place ce gexre dans la famille des Acanthopté«
giens pharyngiens-labyrinthiformes. D.
voir; ses couleurs sont magnifiques , ses mouvements légers, ses évolutions variées ; il anime
et pare d’une manière charmante l’eau limpide |
des lacs ; et il n’est pas surprenant que les Chivais, qui cultivent les beaux poissons comme les belles fleurs, et qui aiment, pour ainsi dire, à faire de leurs pièces d’eau, éclairées par un soleil brillant, autant dé parterres vivants, mobiles, et émaillés de toutes les nuances de l'iris, se plaisent à le nourrir, à le multiplier, et à multiplier aussi son image par une peinture fidèle.
Les petits tableaux ou peintures sur papier, exécutés à la Chine avec beaucoup de soin, qui représentent la nature avec vérité, qui ont été cédés à la France par la Hollande, et que l’on conserve dans le Muséum d'histoire naturelle, renferment l’image du vert-doré vu dans quatre positions, ou plutôt dans quatre mouvements différents. Le nom spécifique de ce poisson indique l'or et le vert fondus sur sa surface et relevés par le rouge des nageoires. Ce rouge ajoute d’autant plus à la parure de l’animal, que ses instruments de natation présentent de grandes dimersions, particulièrement la nageoire caudale et les thoracines ; et la longueur de ces thoracines, qui sont comme les pieds du poisson, est le trait qui nous a suggéré le nom générique de Macropode, lequel signifie long pied.
Au reste, le vert-doré n’a pas de dents, ou n’a que des dents très-petites. Chaque opercule n’est composé que d'une pièce; et sur la surface de cette pièce on voit une tache petite, ronde, trèes-foncée, faisant de loin l'effet d'un vide ou d’un trou, et imitant l’orifice de l’organe de l’ouie d’un grand nombre de quadrupèdes ovipares.