LE LABRE FOURCHE
Labrus Furca, Lacep. t.
Labre six-bandes, Labrus sexfasciatus, Lac.; Glyphisodon cælestinus, Solander, Cuv.; Chætodon saxatilis , BI. 2. — L. Macrogastère, L. macrogaster, Lac.; Chætodon bengalensis, Bl.; Glyphisodon bengalensis, Cuv.5. —Z. Filamenteux , L. filamentosus, Lac.; Chromis filamentosus, Cuv.t.- L. Anguleux, L. angulosus, Lac.; Sciæna Sammara, Forsk.; Holocentrum Sammara, Cuv.®.— L. Huitraies, L. octovittatus et L. Kasmira, Lac.; Holocentrus bengaleusis et H.3-lineatus, Bl.; Sciæna Kasmira, Forsk.; Diacope 8 lineata, Cuv. *. — Z. Moucheté, L. punctulatus, Lac.; Serranus punciulatus, Cuv. 7. — L. Commersonien, L. Commersonii et Lutjanus microstomus . Lac.; Sciæna Nageb, Forsk.; Pristipoma Commersonii., Cuv.®.— L. Lisse, L. lævis, Lac.; Bodiauus cyciostomus et Bod. melanoleueus, Lac.; Plectropoma melanoleucum , Cuv. *. — ZL. Macroplére, L. macropterus, Lac.; Centrarchus irideus, Cuy. 10,
Aucun de ces dix labres n'est encore connu des naturalistes; nous en avons fait graver la figure d’après les dessins trouvés parmi les manuscrits de Commerson, que Buffon nous remit iorsqu'il nous engagea à continuer l'Histoire vaturelle ; et voilà pourquoi nous avons donné à l’un de ces poissons le nom de Labre Commersonien. La patrie de ces dix espèces est le grand golfe de l'Inde; et on peut aussi les trouver dans la partie du grand Océan qui est comprise entre la Nouvelle-Hollande et le continent de l’Amérique, ainsi que dans cette mer si souvent bouleversée par les tempêtes, et qui bat la côte sud-est de l'Afrique et les rives de Madagascar. Leur forme et leurs caractères
trancher du genre de nos labres, et de le transporter dans celui des lutjans dont nous nous occuperons bientôt,
4 Non cité par M. Cuvier, D
3? Du genre Glyphisodon, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes, Cuy. D.
# Du genre Glyphisodon, selon M. Cuvier. D.
+ Du genre Chromis, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes, Cuv. D.
5 M. Cuvier décrit ce poisson sous le nom d'Holocentre Sammer, et le place dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
“ Le Labre huit-raies ne diffère pas spécifiquement du Labre kasmira décrit ci-après. M. Cuvier le range dans son genre Diacope de la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
* Le Labre moucheté est un Serran pour M. Cuvier. Conséquemment il appartient à la famille des Acanthoptérygiens percoïides. D.
* Le Labre commersonien est décrit une seconde fois par M. de Lacépède, sous le nom de Lutjan microstome. M. Cuvier le rauge dans son genre Pristipome de la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D,
* Le Labre lisse est décrit deux autres fois par M. de Lacépède, sous les noms de Bodian melanoleuque et de Bodian cycloslome. C'est un Plectropome pour M. Cuvier, qui le piace dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
* Du genre Centrarchus dans la famille des Acanthoptérygieus percoïdes, Cuv. D.
distinctifs sont trop bien représentés dans les planches que nous joignons à cette Histoire, pour que nous ayons besoin d'ajouter beaucoup de détails à ceux que renferme le tableau générique. On peut voir aisément que le macroptère, qui tire son nom de la grandeur de ses nageoires du dos et de l'anus !, a la mâchoire inférieure un peu plus avancée que la supérieure, et vraisemblablement garnie, ainsi que cette dernière, de dents très-petites; que l’anguleux et le six-bandes doivent avoir des dents très-fines ; que celles du filamenteux et du macrogastère sont très-courtes et presque égales les unes aux autres ; que la ligne latérale de ce même macrogastère ? est interrompue; qu’une tache irrégulière et foncée, et cinq ou six petits points blancs, sont placés sur chaque côté de la nageoire* dorsale de l’anguleux ; et que la dorsale du huit-raies est bordée de noir ou de brun.