LE LABRE NOIR
Sciæna nigra, Forsk.; Labrus niger, Linn., Gmel,, Lacep. ; Diacope nigra , Cuv. ?,
Labre Argenté, Sciæna argentata, Forsk.; Linn., Gmel.; L. argentatus , Lacep.; Diacope argentimaculata, Cuv.4. — L. Nébuleux 5, Sciæena nebulosa, Linn., Gmel.; L. nebulosus , Lac. . —'Z. Grisatre T, Sciæna cinerascens, Linn., Gmel.; L. cinerascens, Lac. $.— Z, 1rmé *, Sciæna armata, Forsk.; L. armatus, Lacep. 4°. Z. Chapelet, L. Catenula, Lac.; Chrysophris bifasciatus, Cuv.; Chœtodon bifasciatus , Forsk. 41,—Z. Long-museau, L. longirostris, Lac. 12,— Z. Thunberg 4, L. Thunberg, Lac. 4,—L,Grison 45, L. griseus, Linn., Gmel., Lac. 16.—L. Croissant", L. lunaris, Linn., Gmel., Lac.; Julis lunaris, Cuv. 48,
On peut remarquer aisément que l'extrémité de chaque mâchoire du labre noir est dépourvue de dents , et que son gosier est garni d’un très-grand nombre de dents petites et effilées ; dans l’argenté, les dents sont d’autant plus grandes qu’elles sont plus éloignées du bout
+ Forskacl, Faun. Arab., p. 47, n. 49. — Sciène gatie. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
? Du genre Diacope dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.
5 Forskael, Faun. Arab., p.47, n. 50, — Sciéène schaafen.
4 Du genre Diacope dansla famille des Acanthoptérygiens percoïdes de M. Cuvier. Selon ce naturaliste, la figure du Labre argenté de M. de Lacépède est celle d'une girelle. ‘D.
5“ Forskael, Faun. Arab, p. 51, n.61.— Sciéne bonkose. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
5 Non mentionné par M. Cuvier, D.
TForskael, Faun. Arab., p. 35, n: 66. — Sciéne talmel. Bonvuaterre, pl. de l'Enc. méth.
# Non cité par M. Cuvier. D.
* Forskael, Faun. Arab., p.55, n. 68. — Sciéne galenfish. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
«0 M. CGuvier ne fait pas mention de cepoisson. D.
#4 Ce poisson est décrit trois fois par M, de Lacépède, sous les noms : 4° de Labre chapelet , 2 de Spare mylio et 3° d'Holocentre rabagi. M. Cuvier le place dans son genre Daurade de la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D.
43 Non mentionné par M.Cuvier. D.
45 Sciæna fusca. Thunberg, Voyage au Japon.
44 Non mentionné par M. Cuvier. D.
45 Catesb. Carolin. 2, p. 9, tab. 9 — Zabre grison. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth,
4# Non cité par M. Cuvier. D.
17 Gronov. Mus.2, n. 180, tab. 6. fig. 2.—Zabre croissant. Daubenton et Haüy, Euc. méth. — /d. Bonnaterre, pliide l'Enc. méth.
48 Le Labrus lunaris de Bloch est différent de celui de Gronovius. Selon M, Cuvier, qui fait cette remarque, c'est une Girelle mal conservée, peut-être de l'espèce de la Girelle turque, Julis turcica, Risso. D.
DES POISSONS
du museau; six grandes dents arment la mâchoire supérieure du chapelet; et les deux mâchoires du thunberg en présentent chacune quatre plus grandes que les autres. La ligne latérale du croissant n'est courbe que jusqu’à la
fin de la nageoïire du dos. L’armé montre un |
aiguillon presque horizontal, tourné en avant, et situé entre la tête et la dorsale; ce qui lui donne un rapport assez grand avec lès cæsio-
mores, dont il diffère néanmoins par plusieurs |
traits, et avec lesquels il serait impossible de le confondre, par cela seul que les cæsiomores ont au moins deux piquants entre la dorsale et le derrière de la tête !
Au reste, complétons ce que nous avons à faire connaître relativement aux couleurs des dix labres nommés dans cet article, en disant que le noir tire son nom d’un noir ordinairement foncé qui règne sur sa partie supérieure, et dont on voit des teintes au milieu des nuances blanchâtres et brunes de son ventre; que les écailles de l’argenté sont brunâtres et bordées d’argent, et qu’une bandelette bleue parait au-dessous de chaque œil de ce poisson ; quele nébuleux offre des taches nuageuses bleues: et jaunâtres , et quelquefois des raies longitudinales inégales en largeur, et de diverses nuances de rouge ou de violet; que le grisâtre est d’un gris tirant sur le vert, avec des raies longitudinales jaunes, et un liséré blanc autour des pectorales; que la dorsale et l’anale de l’armé sont blanches et bordées de noir , pendant que sa caudale est brune et lisérée de blanc; que l'on peut compter, sur chaque côté du long-
47 rayons à la membrane branchiale du labre noir, {6 rayons à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et Brayons articulés à chacune des thoracines, 5 rayons aiguillonnés et 9 rayons articulés à l'anale, 47 rayons à la caudale. — 7 rayons à la membrane branchiale de l'argenté, 17 rayons à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chacune des thoracines, 5 rayons aiguillonnés et 9 rayons articulés à l'anale, 18 rayons à la caudale. — 45 rayons à chaque nageoire pectorale du nébuleux, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chacune des thoracines, 47 rayons à la caudale. — 7 rayons à la membrane branchiale du grisätre, 18 rayons à chaque nageoire pectorale, { rayon aigaillonné et 5 rayons articulés à chacune des thoracines, Srayons aiguillonnés et 11 rayons articulés à l'anale, 15 rayons à la caudale. — 5 rayons aiguillonnés et 7 rayons articulés à la nageoire de l'anus du long-museau: — 6 rayons à la membrane branchiale du thunberg, 45 rayons à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chacune des thoracines , 5 rayons aiguillonnés et 8 rayons articulés a l'anale, 49 rayons à la caudale.— 17 rayons à chaque nageoire pectorale du croissant, 6 à chacune des thoracines, 5 rayons aiguilionnés et 14 rayons articulés à l'anale, 46 rayons à la caudale,
museau, quatre ou cinq petites raies longitudinales, et trois ou quatre séries de taches 4rèspetites et éloignées l’une de l’autre; et enfin, qu’une couleur brune, ainsi qu’une bordure blanche, distinguent les écailles du thunberg.
De ces dix labres, il en est deux , le Chapeletet le Long-museau, qui ne sont pas encore connus des naturalistes, et dont nous avons fait graver la figure d’apres des dessins de Commer-: son. On les trouve dans le grand golfe de l’Inde et’ dans les mers voisines: de ce golfe. C’est aussi dans: ces mêmes mers, et particulière ment dans celle: d'Arabie, qu’habitent le noir, l’argenté, le nébuleux, le: grisâtre et l’armé:; les eaux salées qui mugissentsi souvent autour des rivages orageux du Japon, nourrissent le Tlyunberg, auquel nous: avons-cru devoir, par reconnaissance, donner le nom de l’habile voyageur qui l’a observé et décrit; le Grison:vit dans l'Amérique septentrionale; et le Croissant préfère les eaux. de l'Amérique méridiopale; ainsi que celles des grandes Indes.
LE LABRE FAUVE , Labras rufus, Linn., Gmel., Lacep. 2.
Le Labre de Ceylan ‘, L. zeylanicus, Linn., Gmel., Lac. #. — L. Deux-bandes®, L. bifasciatus, Bloch, Lac.; Julis bifasciata, Cuv. °.— Z. Mélagastr'e 7, L, melagasier, Bloch, Lac.; Cheilinus, melagaster, Cuv. #. -—- Z. Malaptére®, L. malapterus, Bloch, Lac.; Julis malaptera, Cuv.40. — Z. à demi-rouge 4, L, semiruber, Lac. ‘7, — L. Tétracanthe, L. tetracanthus, Lac.; Percis cancellata, Cuv.45.—Z. Demidisque, L. semidiscus, Lac.; Julis semidiseus, Cuv, 11.— L. Cercle, L. doliatus, Lac.; Julis doliata, Guv:45,—ZL. Herissé, L, hirsutus, Lac., Cuv. tt,
Le fauve, qui parvient communément à la longueur de trois ou quatre décimètres, est, sur
4 Catesby, Carol. 2, p. 44, tab. 11. — Zabre fauve. Daubentonet Haüy, Enc. méth.-- /d. Bonnaterre, pl. de l'Euc. méth.
2 Ce poisson n'a pas été cité par M. Cuvier. D.
5 Dschirau-malw, par les Chingulais.— Papegaay-visch, à Batavia, — J. R. Forster, Ind. zool., tab. 15, fig. 5.
4 Non mentionné par M.Cuvier. D.
Labre à deux bandes. Bloch. pl. 285.
$ Du sous-genre Girelle (Julis) dans le grand genre Labre de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.
1 Labremélagastre. Bloch, pl. 296, fig. 1.
# Du sous-genre Cheiïline, dans le grand genre Labre de la famille des Acauthoptérygiens labroïdes. D.
% Labre à nageoires molles. Bloch, pl. 296, fig. 2.
46 Du sous-geure Girelle, dans le grand genre des Labres, selon M. Cuvier, qui remarque que ce poisson paraît être le mème que le Coris angulé de M. de Lacépède ; les Coris de ce dernier naturaliste n'étant que des Girelles à queue tronsaée, dont on n'a que des figures fautives en ce que le préopercule n'y est pas séparé de l'opercule. D,
toute sa surface, d'un roux plus ou moins mêlé de jaune ou d’orangé. Le ceylan , dont les dimensions sont ordinairement plus grandes que celles du fauve, a la tête bleue, la dorsale et l’anale violettes et bordées de vert, et la caudale jaune, rayée de rouge, et bleue à la base. La partie supérieure du labre deux-bandes est grise; sa tête violette; sa poitrine blanche; sa dorsale rougeâtre et bordée de bleu , ainsi que son anale; chacune de ses pectorales jaune, de même que les thoracines; et la caudale brune avec une grande tache bleue. Les écailles qui recouvrent le mélagastre sont variées de brun et de noir, excepté celles qui revêtent le ventre, et qui sont noires comme les nageoires. La couleur générale du malaptère est d’un blanc bleuätre , avec cinq taches noirâtres de chaque côté, et les nageoires nuancées de jaune et de bleu. Quatre rangées de taches presque rondes, à peu près égales et très-rapprochées l’une de l'autre, paraissent sur chaque côté du tétracanthe, qui d’ailleurs a des points noirs répandus sur sa caudale. Le hérissé montre sur sa queue une large bande transversale.
Voilà ce que nous devions ajouter au tableau générique, pour bien faire reconnaître les couleurs des dix labres que nous considérons maintenant.
Les trois derniers de ces labres, c’est-à-dire le hérissé, le cerclé et le demi-disque, dont nous avons fait graver la figure d’après les dessins de Commerson, et dont la description m'avait pas encore été publiée, habitent dans le grand golfe de l’Inde ou dans les mers qui communiquent avec ce golfe. Nous ignorons la patrie du tétracanthe, que nous avons fait dessiner d'après un individu conservé dans de l'alcool , et qui faisait partie de la collection cédée par la Hollande à la France. Le demi-rouge, dont nous avons trouvé une description étendue dans les manuscrits de Commerson, fut vu par ce voyageur, en juin 1767, dans le
4 Labrus semiruber, semiflavus. Labrus hemichrysus. Commerson, manuscrits déjà cités.
41 Non cité par M. Cuvier. D.
45 M, Cuvier place ce poisson dans son genre Percis, de la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. Il remarque que M. de Lacépède l'a décrit une seconde fois sous le nom de Bidian tétracanthe. D.
44 Du sous-geure Girelle, dans le grand genre des Labres, Cuy. D.
45 Du sous-genre Girelle, dans le grand genre des Labres, de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes, Cuv. D.
4 Le Labre hérissé est un labre proprement dit pour M, Cuver. D.
marché aux poissons de la capitale du Brésil. Surinam est la patrie du mélagastre; la Caroline, et en général l'Amérique septentrionale , celle du fauve; Ceylan, celle du labre qui porte le nom de cette grande île, et que l’on dit bon à manger ; les eaux des grandes Indes nourrissent le labre deux-bandes, et celles du Japon, le malaptère ‘.
Finissons cet article en parlant de quelques traits de la conformation de ces animaux, que nous n’avons pas encore indiqués.
La mâchoire inférieure du fauve est plus longue que la supérieure; les dents antérieures de la mâchoire d’en haut sont plus longues que les autres, dans ce même poisson, dans le deux-bandes , dans le malaptère ; les dents des deux mâchoires sont presque égales les unes aux autres en longueur et en grosseur , dans le mélagastre , dans le demi-disque , dans le cerclé. La ligne latérale du mélagastre est interrompue; celle du tétracanthe est peu sensible, celle du cerclé très-droite pendant la plus grande partie de sa longueur ; et la base de la nageoire de l’anus du labre à demi rouge est revêlue d’écailles, comme une partie de la base de la nageoire du dos de ce même poisson ?.
417 rayons à chaque nageoire pectorale du labre fauve, 6 rayons à chaque thoracine, 16 à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du labre deux-bandes, 42 à chaque nageoire pectorale , 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 45 rayons à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du mélagastre , 12 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 5 rayons aiguillonnés et 7 rayons articulés à l'anale, 19 rayons à la caudale. — 12 rayons à chaque nageoire pectorale du malaptère , 6 à chaque thoracine, 16 à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du labre à demi rouge, 146 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 5 rayons aiguillonnés et 13 rayons articulés à l'anale, 14 rayons à la caudale. — 18 rayons articulés à la nageoire de l'anus du tétracanthe, 14 rayous à la nageoire de l'anus du demi-disque, 15 à la caudale. — {4 rayons à la nageoire de l'anus du cerclé, {1 à la caudale. — 4 rayons aiguillonnés et 9 rayons articulés à la nageoire de l'anus du hérissé, 15 rayons à la caudale.
2 Commerson, dans la description manuscrite et latine que nous avons sous les yeux, dit que l'opercule du demi-rouge est composé de deux pièces, et que le bord de la pièce antérieure est très-légèrement dentelé. Les différentes comparaisons que nous avons été à même de faire des expressions employées par ce voyageur daus son manuscrit latin, avec les dessins exécutés sous sa direction, ou avec des individus des espèces qu'il avait décrites, nous ont portés à croire que ce naturaliste n'avait pas voulu indiquer autour de la lame antérieure de l'opercule du demi-rouge, une dentelure proprement dite et telle que celle qui caractérise le genre de nos
| lutjans. Si cependant des observations ultérieures faisaiemt | reconnaître dans ce poisson mi-parti de rouge et de jaune l une veritable dentelure operculaire , il serait facile de le re=
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