M, Cuvier ne cite pas ce poisson. D
32 Catesby, Carol, 2, p. 40, tab. 10, fig. 2.—Labre jaunâlie
Daubenton et Haüy, Enc. méth. — {d. Bonnaterre, pl. àe | l'Eac. méth.
| 25 Non men’‘onné par M. Cuvier.
ver, et qui ont été très-bien saisis par le naturaliste Ascagne. Le cendré a sa partie supérieure grise et pointillée d'un gris plus foncé, et les nageoires rougeâtres avec des taches d’un jaune obscur. La tête du mélé et la partie supérieure de sa caudale sont d’un beau bleu. Ce labre mêlé habite dans la Méditerranée, ainsi que le cendré ; le jaunâtre vit dans l’Amérique septentrionale; le rouillé, dans les Indes; le mélops, dans l’Europe australe; le nil, en Égypte; le triple-tache, en Norvège; le cornubien, dans la mer Britannique ! : on ignore la véritable patrie du bordé, de l’œillé et du louche.
Que devrions-nous ajouter maintenant à ce que nous disons dans jies notes ou dans le tableau générique , au sujet des onze labres renfermés dans cet article?
LE LABRE MERLE ?, <abrus Merula, Linn., Gmel., Lacep., BI., Guy. *.
Le Labre Ronet, Labre Rone, Lac. 5, — Z. Fuligineux ®. L. fuiiginosus et L. malapteronotus, Lac.; L. fasciatus, BL.,
17 rayons à chaque nageoire pectorale du labre bordé, 6 à chaque thoracine, 5 rayons aiguillonnés et 9 rayons articulés à l'anale , 17 rayons à la caudale. — 16 rayons à chaque nageoire pectorale du rouillé, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la caudale.— 5rayons à la membraue branchiale de l'œillé, 15 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 13 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du mélops, 15 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 5 rayons aiguillonnés et 10 rayons articulés à l'anale, 12rayons à la caudale. — 15 rayons à chaque nageoire pectorale du nil, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thora- <ine , 5 rayons aiguillonnés et 9 rayons articulés à l'anale, 20 rayons à la caudale. — 14rayons à chaque nageoire pectorale du louche, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 14 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du triple-tache, 13 à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillouné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, — 5 rayons à la membrane branchiale du cendré, 13 à chaque nageoire pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 45 rayons à la caudale. — 44 rayons à chaque nageoire pectorale du cornubien, 6 à chaque thoraracine.
2 Tordo d’alga, dans la Ligurie. — Labre merle. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l’Enc. méth.— « Labrus cæruleo nigricans. » Artedi. — () XOTTUOS. Arist., 1. 8, c. 15 et 50. — /d. Athen., 1. 7, fol. 152,55. — 74. Oppian.,l. 4, p. 19, et L. 4. — Ælian., 1.4, c. 14. — Merula. Columell., 1. 8, c. 16. — Zd. Plin., 1. 9, c. 15; et 1. 32, c. 411. — Id. Jov., c. 20, p. 87,88. — Merle. Rondelet, part. 4,1. 6, c. 3. — Merula. Salvian., fol, 220 b. ad iconem, 87; et 225, b. 224 a. — Id. Gesner, p.545, et (germ.) fol. 8 b. — Jd. Jonston,1.1,tit.2,c. 1, a. 4,t. 14, n. 2. — Id. Charlet., p. 153. — Aldrov., 1. t,c. 6, p.35. — « Turdus niger, merula Sala vlani et Rondeletii. » Willughby, p. 320. — Rai, p. 137. — Merle ou merlot. Valmont de Bomare, Dict. d'hist: nat.
Cheilinus fasciatus, Cuv. 7. — L. Brun ®, L. fuscus, Lac.; Mesoprion quinque-lineatus, Cuv. *.— L. Échiquier 49, Le centiquadrus et L. hortulanus, Lac.; Julis centiquadrus, Cuv. #4, — L. Marbré, L. marmoratus, Lac., et Cirrhites maculatus, Lac., Cuv. (2, — Z, Large-queue, L. macrourus, Lac., Cuv. #%, — ZL. Girelle 4, L, Julis, Linn., Gmel., BI., Lac.; Julis mediterranea, Risso, Cuv. 45, — L. Parotique *, L, paroticus, Linn., Gmel , Lac. 47 —Z. Bergsnylure*#, L. suillus, Linn., Gm.; L. Bergsnyltrus, Lac. 4,
Le noir bleuâtre que présente le labre merle, lui a fait donner, dès le temps d’Aristote, le
* C'est le vrai Labre, appelé Vieille noire par M. Cuvier. D.
* Strand karasse, en Danemarck.— Ascagne, cah. 2, p.6, pl. 14. — Müll. Zool, Danic. Prodrom., p. 46. — Labre rône. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth,
5 Non mentiontié par M. Cuvier., D,
#, Labrus capite ex viridi, rubro, luteoque, variegato; fas- « ciis transversis quatuor vel quinque, è fusco decoloribus. » Commerson, manuscrits déja cités.
TM. Cuvier s'est assuré que la description du labre fuligi-
neux (non la figure) doit être rapportée à l'espèce décrite «
pius loin, sous le nom de Labre malapte-ronote. Quant à cette figure, elle représente le Mesoprion uninotatus, Cuv. Ce labre fuligineux, selon ce naturaliste, se raj:porte au sousgenre Cheiline, dans le grand genre des Labres. D.
“4 Labrus tæniis utrinque duabus, longitudinalibus, pinna- «rumque marginibus extimis viridibus. » Commerson , maauscrits déjà cités.
* M. Cuvier rapporte ce poisson à la famille des Acanthoptérygiens percoides, sous le nom de Mescprion quinquelineatus. D.
40 « Labrus capite et pinnis posterioribus rubro variegatis, « toto corpore areolis atro-purpureis et exalbidis tessellato. » Commerson, manuscrits déjà cités.
41 Le Labre échiquier de M. de Lacépède ne diffère pas spécifiquement du Labre parterre décrit ci-après. M. Cuvier le considère comme appartenant au genre des Girelles, dans le grand genre des Labres. D.
‘2 Le Labre marbré est une seconde fois décrit par M. de Lacépède, sous le nom de Cirrhite marbré. M Cuvier l'admet daus son genre Cirrhite, de la famille des Acanthoptérygiens percoïides. D.
45 Le large-queue est un vrai labre pour M. Cuvier. D.
44 Donzella Zigorella , dans la Ligurie. — Jurella ou jula, Donsellina, Menchina dire, dans plus. contrées d'Italie. — Zillo, dans l'île de Rhodes. — Afdelles, dans l'ile de Candie.— Dovella, dans quelques départ mérid.— Haruza, à Malte. — Arusa, en Arabie. — See fraulein, meerjunker, et regenbogenfisch, en Allemagne.— Sea junker lin et rainbouc fish, en Angleterre. — Jonkervisch, en Hollande, — Mus. Ad. Frid. 2, p.75 *.— Bloch, pl. 287, fig. 1.— Labre girelle. Daubenton et Haüy, Enc. meth.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— « Labrus palmaris varius, dentibus duo- « bus majoribus maxillæ supericris. » Art. gen. 54, syn. 55. — À joua. Arist., 1. 9, ©. 2. — /d. Athen., L. 7, c. 504. — fs. Ælian..2, c. 44, p. 125. — Jd. Oppian., L. 4, p.6;et 1.2, fol. 127, 56. — /d. Galen. class. 2, fol. 29, D, 5. — Julia ou julis. Salvian., fol. 217, ad iconem , et fol. 219, — Julis, Plin., 1. 32, c. 9. — Girella. Rondelet, part. 2, 1.6, c. 7. — Julis. Gesner, p. 464 et 549; et (germ.) fol. 14, a. — Aldrow., 1.4, c. 7, p. 59.—Jonston, 1.1, tit. 4,c. 1, à. 5, tab.14, n. 5.— Willughby, Ichth., p. 324. — Rai, p. 158. — Girelle. Valmant de Bomare, Dict, d'hist. nat.
4 La Girelle est le type d'un sous-genre formé par M. Cuvier, dans le grand genre des Labres de Linnée. D.
4 Mus. Ad. Frid. 2, p. 76°. — Labre parot. Daubenton, Eoc. méth, — /d, Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
DES POISSONS
nom spécifique qu’il porte. Il offre en effet les mêmes nuances et les mêmes reflets que l’oiseau si commun en Europe et connu sous le nom de Merle; et il n'est pas indifférent de faire remarquer que les premiers observateurs, frappés des grands rapports qu'ils trouvaient entre les écailles et les plumes, la parure des oiseaux et le vêtement des poissons, les ailes des premiers et les nageoires des seconds, le vol des habitants de l’atmosphère et la natation des habitants des eaux, aimaient à indiquer ces ressemblances curieuses par des noms d’oiseaux donnés à des poissons. Cette intention adoptée par plusieurs naturalistes modernes, leur a fait employer les noms de Here et de Tourd ou de Grive, pour le genre des labres, dont cependant ils connaissaient à peine quelques espèces ; et comme, lorsqu'on a fait valoir une ressemblance, on aime à l'étendre de même que si elle était devenue son propre ouvrage, on a voulu trouver des individus blancs parmi les merles labres, comme on en voit quelquefois parmi les merles oiseaux. On est ensuite allé plus loin. On a prétendu que ce passage du noir au blanc était régulier, périodique, annuel, et commun à toute l'espèce pour le labre qui nous occupe, tandis que, pour le merle oiseau, il est irrégulier, fortuit, très-peu fréquent, et propre à quelques individus de la couvée dans laquelle on compte d’autres individus qui ne présentent en rien cette sorte de métamorphose. Aristote a écrit que les merles, ainsi que les tourds, se montraient au printemps, après avoir passé l'hiver dans les profondeurs des rochers des rivages marins, qu'ils étaient alors revêtus de leur beau noir chatoyant en bleu, et que pendant le reste de l'année ils étaient blancs. Il faut tout au plus croire que, dans certaines contrées , le défaut d'aliment, la qualité de la nourriture , la nature de l’eau , la température de ce fluide, ou toute autre cause semblable, affaiblissent l'éclat des écailles du labre merle, en ternissent les nuances, en altèrent les tons, au point de les rendre plutôt pâles et un peu blanchâtres que d’un bleu foncé et presque noir. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas passer sous silence une autre assertion d'Aristote, analogue à des idées que nous exposerons dans un des
++ Labre bergsnyltre. Daubeuton et Haüy, Enc. méth, — Id. Bounaterre , pl. de l'Enc. méth. — Faun. Suecic, 350, —
Sparus bergsnyltra. It. Wgoth. 179.
#? Non cité par M. Cuvier. D.
discours que doit offrir encore l’histoire que nous écrivons. Ce philosophe a dit que les merles poissons fécondaient les œufs d’autres espèces de labres, et que ces autres labres rendaient féconds les œufs des poissons merles. Ce fait n’est pas impossible; mais il en a été de cette remarque comme de beaucoup d’apercus d’hommes de génie : l’idée d’Aristote a été dénaturée, et Oppien, par exemple, l’a altérée jusqu’à écrire que les merles n’étaient que les mâles des tourds. Au reste, l’iris du merle labre est d’un beau rouge, comme celui de plusieurs oiseaux dont le plumage est d’un noir plus ou moins foncé.
L'iris n'est pas rouge dans le labre fuligineux, mais d’un jaune doré. Ce fuligineux a d’ailleurs la dorsale d’un pourpre noir avec quelques points bleuâtres; les pectorales rougeâtres avec une tache noire à leur base; les thoracines variées de bleu, de pourpre, de noir et de verdâtre; l'anale, d’un noir tirant sur le bleu ; la caudale, d'un vert mêlé de brun; et une petite tache noire à l'extrémité de chaque ligne latérale.
Le nom du labre brun vient de la teinte de son dos et de sa tête, qui est brune; sa dorsale, son anale et sa caudale sont bordées de vert, ses thoracines légèrement verdâtres, et ses pectorales jaunes à leur base, et brunes à leur extrémité.
Nous n’avons besoin d’ajouter à ce que nous avons dit, dans le tableau générique, des couleurs du labre échiquier , que quelques mots relatifs aux nuances de ses nageoires. On voit des points et des lignes rouges sur la dorsale et sur l’anale; une tache noire paraît sur chacune des pectorales ; et la caudale est jaunâtre.
Une couleur bleuâtre ou d’un vert foncé , répandue sur la partie supérieure de la girelle, relève avec tant de grâce les raies larges et longitudinales que le tableau générique nous montre sur chacun des côtés de ce labre, qu'il n’est pas surprenant qu’on le resarde comme un des poissons de l’Europe dont la parure est la plus belle et la plus agréable. La dorsale et l'anale offrent une bande jaune, une bande rouge et une bande bleue placées l’un au-dessus de l’autre, et l’on croit que les mâles som distingués par deux taches, dont la supérieure est rouge et l’inférieure noire, et que l’on voit en effet ainsi disposées sur les premiers rayons de la nageoire du dos de plusieurs individus,
Une variété de cette espèce a sa partie supérieure rouge, l’inférieure blanche, la caudale verte, et le bout des opercules bleu. Des couleurs vives, gracieuses, brillantes , variées, et distribuées de manière à se faire ressortir sans aucune dureté dans les tons, appartiennent done à tous les individus que l'on peut compter dans cette espèce de la girelle,
Ce labre vit souvent par troupes , et se plaît parmi les rochers. Élien a écrit que ces troupes nombreuses attaquaient quelquefois les hommes qui nageaient auprès d'elles, et les mordaient avec plus ou moins de force. Il est possible que quelques accidents particuliers aïent donné lieu à cette opinion, que Rondelet a confirmée par un témoignage formel ; mais lorsque Élien ajoute que leur bouche , pleine de venin, infecte toutes les substances alimentaires qu’elles rencontrent dans la mer, et les rend nuisibles à l'homme, il faut reléguer son assertion parmi les erreurs de son siecle , et tout au plus doit-on croire que , dans quelques circonstances de temps ou de lieu, des girelles auront pu avaler des mollusques ou des vers marins vénéneux , et avoir été ensuite funestes à ceux qui s’en seront nourris sans précaution ‘, et peut-être sans les avoir vidées avec soin. Passons aux couleurs du parotique. Ce labre a le dos gris et le ventre blanchätre.
Le violet paraît être la couleur dominante du bergsnyltre, dont la mâchoire inférieure et les pectorales sont quelquefois d’un beau jaune.
Quant aux formes principales des dix labres nommés dans cet article, nous ne pouvons que renvoyer au tableau générique. Le merle ?, le
+ Voyez le savant ouvrage de J. G. Schueiïder, intitulé : Pelri Arledi synonymia pisciwm, etc., p. 80.
24 rayon aisuillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine du labre merle. — 5 rayons à la membrane branchiale du rône, 44 à chaque nageoïire pectorale, { rayon aïguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 44 rayons à la caudale, — 14 rayons à chaque nageoire pectorale du fuligineux, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 14rayons à la caudale, — 16 rayons à chaque nageoire peciorale du bran, 6 à chaque thoracine, 12 ou 44 rayons à la caudale. — 14 rayous à chaque nagsoire pectorale de l'échiquier, 6 à chaque thoracine, 12 à la caudale. — 13 rayons à chaque nageoire pectorale du marbré, 6 à chaque thoracine, 15 à la caudaie. — 14 rayons à chaque nageoire pectorale du largequeue. — 6 rayons à la membrane branchiale de la girelle, {15 à chaque nagcoire pectorale, 4 rayon aigu/llonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à l'anale, 42 à la caudale, — 12 rayons à chaque nageoire pectorale du parotique, 6 a chaque thoracine, 14 à l'anale, 14 à la caudale. — {5 rayons à chaque nageoire pectorale du bergsnyltre,
premier de ces dix labres , habite dans les mers de l'Europe; le rône se trouve particulièrement dans celle de Norvège; le fuligineux , le brun et l’échiquier vivent parmi les rochers qui environnent les iles de Madagascar, de France st de Bourbon; le marbré et le large-queue appartiennent au grand Océan équatorial : ces cinq derniers labres ont été observés par Commerson, auquel nous devons les descriptions et les figures de ces animaux, que nous publions aujourd’hui, et qui sont encore inconnues des naturalistes. On pêche la girelle dans la Méditerranée, ainsi que dans la mer Rouge ; les Indes sont la patrie du parotique, et le bergsnyltre paraît préférer l'Océan Atlantique boréal.
LE LABRE GUAZE!, Labrus Guaza, Linn., Gmel., Lacep. 2,
Le Labre Tancoïde*, Labrus Tinca, Linn., Gmel.; L. tancoides, Lac.#. — Z. Double tache®, L. himaculatus, Linn., Gmel., Lac.#.— L. Ponctué 7, L. punetatus, Liun:, Gm., Lac.; Chromis punctatus, Cuv.#.— ZL. Ossiphage?, L. Ossiphagus, Linn., Gmel., Lac. 4°, — Z. Onite !, L. Onitis, Lion., Gmel., -Lac.{?, — Z. Perroquet 45, KL. Psittacus, Lac.; L. viridis, Linn., Gmel.; L. Turdus, var. Cuv. 44, — L. Tourd #5, L. Turdus, Linu., Gm., Lac., Cuv. 44. — L. Cing-épines 47, L. exoletus, Linn., Gmel.; L. pentacan- Gus, Lac.; Crenilabrus exoletus, Cuv. t#: — Z, Chinois, L. chinensis, Linn., Gmel., Lac. 2, — Z. Japonais *, L. japonicus, Linn., Gmel., Lac. 22,
Le guaze et l’onite vivent dans les hautes mers ; l’ossiphage et le tourd , dans l'Océan At-
{ rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque nageoïre thoraeïne, 14 rayons à la caudale.
{ Loœf. It. 4104. — Zabre guaze. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
2 M. Cuvier ne cite pas cette espèce. Il rapporte à son Merou petit Zanana , Serranus Zananella , une figure donnée par M. de Lacépède, et annoncée à tort par celui-ci, comme un labre que l'on doit vraisemblablement rapporter au Guaze. D.
5 Wrasse, old wife, et gwrach, en Angleterre. — Zabre tanche de mer. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— « Labrus rostro sursum reflexo, « caudä in extremo circulari. » Artedi, £en. 55, syn. 56: — « Turdus vulgatissimus; tinca marina Venelis. » Willughby, p. 519.—Thewrasse. Peun., Brit. Zool.,t. 5,p.205.—Tanche demer. Valmont de Bomäare, Dict. d'hist. nat.
4 Non cité par M. Cuvier. D.
5 Labre double-tache. Daubenton et Haûy, Enc. méth. — Id. Bonvaterre, pl. de l'Enc méth. — « Sciæna maculà fuscä « in medio corporis el supra basim caudæ.» Mus. Ad. Frid: 1, p. 66. — Brit. Zool. 5, p. 205, n. 2.
‘NoncitéparM.Cuvier. D.
7 Prick snylta, en Suède. — Labre ponctué. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bounaterre, pl. de l'Enc- méth. —« Sciæna lineis longitudinalibus plurimis fusco punctatis. » Mus. Ad. Frid. 4, p. 66. - - Gronov. Mus.4, n. 87.-- Bloch, pl. 295, fig. 1.
DES POISSONS
lantique ou dans la Méditerranée ; le perroquet se trouve dans cette même Méditerranée, où l’on pêche également le labre double-tache, qu'on a observé aussi dans les eaux salées qui entourent la Grande-Bretagne ; le tancoïde habite pendant une graude partie de l'année dans les profondes anfractuosités des rochers qui ceignent les rivages britanniques, ou qui sont peu éloignés de ces rivages; le cinq-épines a été rencontré dans cette mer si souvent hérissée de montagnes de glace , et qui sépare la Norvège du Groenland; les eaux de la mer équatoriale qui baigne Surinam, paraissent au contraire préférées par le ponctué; le chinois a été vu près des côtes de la Chine; et Houttuyn a découvert le japonais auprès de celles du Japon.
Nous croyons que quelques naturalistes ont
été induits en erreur par des accidents ou des |
altérations que leur ont présentés des individus
de l’espèce du tancoïde, lorsqu ils ont écrit que |
la lame supérieure de l'opercule de ce labre était dentelée; nous pensons que la conformation qu'ils ont aperçue dans l’opercule de ces individus était une sorte d’érosion plus ou moins irrégulière, et bien différente de la véritable
8 Du geure Chromis, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes, Cuv. D.
* Labre ossifaye. Daubenton et Haüy, Enc. méih. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
4° Non cité par M. Cuvier. D.
41 Mus. Ad. Frid. 2, p. 79. — Labre onûite. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
48 M. Cuvier ne fait pas mention de ce poisson. D.
45 « Labrus viridis, lineà utrinque cæruleä,» Artedi, gen.54, — Dixième espèce de tourd. Rondelet, part. 4.1. 6, ©. 6. — Turdus viridis,seu decimus Rondelelii. Willughby, Ichth., p. 320, — Labre perroquet. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
44 M, Cuvier considère le labre perroquet comme une va- | riété de l'espèce qu'il nomme Vieille verte, Labre turdus. D. |
45 « Labrus oblongus viridis , iride luteä. » Artedi, gen.54, syn. 57. — Turdus viridis major. « Turdus oblougus, fus- « eus, maculosus. » Willughby, p.522, 525. — Rai, p. 137. — Labre tourd. Daubenton et Haüy, Enc. méth, — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Labrus oblongus, viridescens, « maculatus, etc. » Brünn. Pisc. Massil., p. 54, n. 67.
44 Ce vrai labre , pour M. Cuvier, est celui qu'il nomme Vieille verte, et dont le précédent n'est qu'une variété. D.
41 Faun. Suecic., 351. — Müll. Prodrom. Zool. Danic., 586, — Ot. Fabric. Fauu. Groenland., p. 466, n. 120. — Strom. Sondm., 267, n.3.— Labre cinqg-épines. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
45 Du sous-genre Crénilabre de M. Cuvier, dans le grand genre Labre , type de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.
4 Labre livide. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Jd, Bonnaterre. pl. de l'Enc. méth,
20 Non cilé par M. Cuvier. D,
#4 Houttuyn, Act, Haarl. XX, 2, p.324.— Labre du Japon. pl. de l'Enc. méth.
3° M. Cuvier ne fait pas mention de ce poisson. D,
dentelure, que nous regardons comme un des principaux caractères du genre des lutjans :
mais si notre opinion se trouvait détruite par des observations constantes et nombreuses, il serait bien aisé de transporter le tancoïde dans ce genre des lutjans, et de l’y inscrire dans le second sous-genre.
Les dents antérieures du tourd sent plus grandes que les autres. Il est facile de voir, en parcourant le tableau générique, que ce labre tourd peut présenter, relativement à ses couleurs, trois variétés plus ou moins permanentes.
| Lorsqu'il est jaune avec des taches blanches,
sa tête montre communément, et indépendamment des taches blanches, quelques taches
| noires vers son sommet, et quelques filets
rouges sur ses côtés; son ventre est alors argenté avec des veines rouges, et ses nageoires dorsale, thoracines, anale et caudale, sont rouges et tachées de blanc. Si ce même tourd a sa couleur générale verte, ses pectorales sont d’un jaune pâle, ses thoracines bleuâtres, et sa longueur est un peu moins grande que lorsqu'’i offre une autre variété de nuances. Et enfin, quand il a des taches dorées ou bordées d’or au-dessous du museau, avec la partie supérieure verte , il parvient aux dimensions ordinaires de son espèce , il est long de trois décimètres où environ; il a le ventre jaunâtre et parsemé de taches blanches, irrégulières, bordées de rouge ; une raie formée de points blancs et rougeâtres règne avec la ligne latérale, et est placée au-dessus de plusieurs autres raies longitudinales, composées de petites taches blanches et vertes !.
4 46 rayons à chaque nageoire pectorale du labre guaze, 6 à chaque thoracine , 15 à l'anale, 15 à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du tancoïde , 14 à chaque nageoire pectorale , 6 à chaque thoracine , 15 à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du double-tache, 45 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et cm rayons articulés à chaque thoracine. — 6 rayons à la membrane branchiale du ponctué , 15 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayous articulés à chaque thoracine, {8 rayous à la caudale. — 15 rayons à chaque nageuire peclorale de l'ossiphage, 1 rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine, 43 rayons à la caudale. — 15 rayons à chaque nageoire pectorale de l'onite, { rayon aiguillonné et 6 rayons articulés à chaque thoracine, 44 rayons à la caudale — 14 rayons à chaque nageoire pectorale du perroquet, 6 à Chaque thoraciue, 44 à la caudale, — 5 rayons à la membrane branchiale du tourd , 44 à chaque nageaire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 articulés à chaque thoracine, 45 rayons à la caudale. — 15 rayons à chaque nageoire peclorale du cinqépines, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chagre thoracine, 48 rayons à la caudale. — 15 rayous à chaque nageotre pectorale du chinois, { rayon aiguillonné et 5 rayons
Quelle différence de ces couleurs variées et | les dents de devant plus grandes que les autres ;
vives qui grivèlent, pour ainsi dire, le tourd, et lui ont fait donner le nom spécifique qu'il porte, avec les nuances sombres et peu nombreuses du ponctué! Ce dernier labre est brun, et cette teinte obseure n’est relevée que par des points d’un gris très-foncé ou noirâtres, qui composent les raies longitudinales indiquées dans le tableau générique , et par d’autres taches, ou points, ou petites raies transversales ou longitudinales, du même ton ou à peu près, et épars sur la queue ainsi que sur une partie de la dorsale et de la nageoire de l’anus.
LE LABRE LINÉAIRE !, Labrus linearis, Linn., Gmel., Lacep. ?,
Le Labre Lunulé 5, L. lunulatus, Forsk., Linn., Gm., Lac.: Cheilinus lunulatus, Cuv. .— Z. Varié 5, L. variegatus , Linn., Gm., Lac., Cuv.; L. lineatus, Penn. 8. —Z. Maillé7, L, reticulatus, Lac.; L. venosus, Brunn., Linn., Gm.;Crenilabrus venosus, Cuv. *. — Z. Tacheté*, L. guttatus, Bruno., Linn., Gm., Bl.; Julis guttata, Cuv.‘°.—Z. Cockt1, L. Coquus, Linn., Gm., Lac. 42, — Z. Canude 5, L. Cinædus, Linn., Gm., Lac. 14, — Z. Blanches-raies 45, L. albovittatus, Koelr., Julis albovittata, Cuv, 46, — Z. Bleu 17, L. cæruleus, Lac. {#. — Z. Rayé!*, L. lineatus, Penn., Lac.; L. variegatus, Linn., Gmel., Cuv. 2%.
Le linéaire a, comme plusieurs autres labres, et particulièrement comme le bleu et le rayé,
articulés à chaque thoracine, 12 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du japonais, {6 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la caudale.
4 Amæn. academ. 1, p. 315. — ZLabre linéaire. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l Enc. méth.
2 Non cité par M.Cuvier. D.
8 Forskael, Faun. Arab., p. 57, n. 34. — Labre lunulé. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
4 Du sous-genre Cheiline , dans le grand genre Labre , de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes, Cuv. D.
5 Striped wrasse. Brit. Zoo]. 5, p. 207, n. 4.
# Ce poisson est un vrai Labre pour M. Cuvier, qui le désigne sous le nom de Vieille rayée, D.
T Brünn. Pisc, Massil., p. 58, 0. 74. — Labre maillé. Bonpaterre, pl. de l'Enc. méth.
# Du sous-genre Crénilabre, dans le grand genre Labre, Cuv. D.
* Brünn. Pisc. Massill., p. 59, n. 76. — Labre tacheté. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
10 Du sous-genre Girelle, l'un de ceux du genre Labre. Cuv, D.
41 Cock Cornubiensium. Brit. Zool. 5, p. 210, n. 8. — Rai, Pise., p. 165, [. 4.
42 Non cité par M. Cuavier. D.
43 Rochau, Canus, Canudo, dans plus. départ. mérid. — Rosa , dans la Ligurie. — « Eabrus luteus, dorso purpureo, « piunä a capite ad caudam continu. » Artedi, syn. 56.-— Axoncrai, Athen., 1.7, c.281.— Cinœdus, Plin. — Canus. Rondelet, part. 1,1. 6, c. 4. — Cinœdus Rondelelii. Aldrov., t.1:c. 14, p 67. — Jonston, L. 4, tit. 2, c. 4, a. 40, tab. (5,
le lunulé a la tête et la poitrine parsemées de taches rouges, les pectorales jaunes, les autres nageoires vertes avec des taches rouges ou rougeâtres, et quelquefois des rayons rouges autour des yeux. Les opercules du varié sont gris et rayés de jaune ; ses pectorales tachées d’olivâtre à leur base; et ses thoracines , ainsi que son anale, bleues à leur sommet. Le rayé présente un liséré bleu au bout des thoracines , de l’anale et de la caudale; les rayons de cette dernière nageoire sont jaunes à leur base, et une tache bleue est placée sur la partie antérieure de la dorsale.
Ce labre rayé vit dans les mers de la Grande- Bretagne, ainsi que le bleu, qui fréquente aussi les rives de la Norvège et du Danemarck, le cock et le varié, que l’on rencontre particulièrement près des îles Skerry ; le linéaire se trouve dans les Indes et près des rivages de l'Amérique méridionale ; le lunulé, près des côtes de l'Arabie, et le maillé, le tacheté et le canude sont pêchés dans la Méditerranée, où ce canude était connu dès le temps d’Athénée et même de celui d’Aristote, et où on l'avait nommé Alphestas et Cinœædus, parce qu'on voyait presque toujours les individus de cette espèce nager deux à deux à la queue lun de l’autre !. La chair de ces canudes présente les
n. 4. — Alphestes, vel Cinædus. Gesner, p.56. 40 et (germ.) fol. 15.— Alphestes. Charlet., p. 155. — Alphestes, sive Cinæœdus. Wiilughby, p. 525.— Rai, p. 157. — Labre canude. Daubenton et Haüy. Enc. métb. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
441 M. Cuvier ne fait pas mention de cette espèce. D.
45 Labre rayé de blanc. Bonuaterre , pl. de l'Enc. méth, — Koelreuter, Nov. Comm. Petrop., t 9, p. 458.
46 Du sous-geure Girelle, dans le grand genre Labre, Cuv. D,
4: Blaastaal et blaustak, en Danemarck. — Paon bleu. Ascagne, cah. 2, p. 5, pl. 12. — Labre bleu. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
45 Nou cité par M. Cuvier. D.
48 Pennant, Brit. Zool. 5, p. 249. — Labre rayé. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
20 Ce vrai labre, selon M. Cuvier, est nommé par lui Vieille rayée. D.
46 rayons à la membrane branchiale du labre linéaire, 12 à chaque nageoire pectorale , 6 à chaque thoracine, 12 à la caudale. — 3 rayons à la membrane branchiale du lunulé, 42 à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 45 rayons à la caudale, — 5 rayons à la membrane brauchiale du varié, 15 à chaque nageoire pectorale, 4 rayon aiguillonné et à rayons articulés à chaque thoracine. — 5 rayons à la membrane branchiale du maillé , 43 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 13 rayons à la caudale. — 3 rayons à la membrane branchiale du tacheté, 44 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 17 rayons à la caudale. —
DES POISSONS
mêmes qualités que celle de la plupart des | générale du bergylte est brune, et ce brun est
autres poissons qui vivent au milieu des rochers , et qu’on a nommés Saxatèles ; elle est, suivant Rondelet, molle, tendre, friable, facile à digérer, et fournit une nourriture convenable aux malades ou aux convalescents.