LE LABRE BALLAN
Labrus Ballan, Penn., Lacep.; L. Bergylta, Ascan ; L. maculatus, BI., Cuv. ?.
Le Labre Bergylle“, Labrus Bergylta, Asc.; L. Ballan, Penn., Lac.; L. maculatus, Bl., Cuv. 4 — L. Hassek5, L. inermis, Forsk.: L. Hassec et Cheilio auratus , Lac.; L. Hassek, Cuv.f,— ZL. Aristé7, L. aristatus, Sparm., Lac. *. — L. Birayé”, L. bivittatus, Bl., Lac.; Julis bivittata, Cuv. 10. — ZL. Grandes-écailles 4, L. macrolepidotus, BI., Lac,; Julis macrolepidota, Cuy. 42. — Z. Téle-bleue 1, L. cyanocephalus, BL., Lac.; Julis cyanocephala, Cuv. {#. L. à gouttes ‘, L. guttulatus, BL., Lac. ‘6. — L. Boisé 17. L. tessellatus, B1., Lac. *#, — Z. Cing-taches ‘*, L,. quinquemaculatus, Bloch, Lacep.; Crenilabrus quinque-maculatus, Guy. *,
Quelles nuances devons-nous décrire encore, pour compléter l’idée que nous donne le tableau générique des couleurs de ces labres ? La teinte
15 rayons à chaque nageoire pectorale du blanches-raies, 6 à chaque thoracine, 12 à la caudale, — 5 rayons à la membrane branchiale du bleu , 14 à chaque nageoire pectorale , 4 rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine, 14 rayous à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du rayé, 15 à chaque nageoire pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine.
* Pennant, Brit. Zoo!l. 5, p. 246. — Labre ballan. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
? Selon M. Cuvier, le Ballan, qui est un vrai labre, ne diffère spécifiquement pas du Bergylte. C’est une simple variété du Labre tacheté. D.
5 Ber J-gall, Berg gylte, Sea-aborne, en Norvège. — See carpe [carpe de mer), en Danemarck.— Labrus bergylta. Ascagne, pl. 1. — Labre tachelé. Bloch, pl. 294. — Labre bergylte. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.
4 Voyez la note 2 précédente. D.
5 Labrus hassek, Labre inermis. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Forskael, Descript. animal., p. 54.
# M. de Lacépède a décrit une seconde fois le Labre hassek, sous la dénomination de Cheilion doré. C'est un vrai labre, suivant M.Cuvier. D.
1 Labre aristé. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Sparmann, Amcœæn. acad., vol. 7, p. 508.
# Non cité par M. Cuvier. D.
* Bloch, pl. 284, fig. {.
49 Du sous-genre Girelle, dans le genre Labre, Cuv. D.
#41 Bloch, pl. 284, fig. 2.
42 Du sous-genre Girelle de M. Cuvier. D.
45 Bloch, pl. 286.
441 Du sous-geure Girelle, Cuv. D.
# Bloch, pl. 287, fig. 2.
4# Noncite par M.Cuvier. D.
#7 Bloch, pi. 291, bg. 2.
-8 Nou cité par M. Cuvier. D.
# Bioch, pl. 291, fig. 1.
20 Du sous-geure Crénilabre, dans le grand genre Labre,
selon M,Cuvier. D.
mêlé de jaune sur les opercules; le hassek est vert, avec le dos brun, et des taches blanchâtres sur les côtés ; presque toutes les nageoires du birayé sont d’un violet mêlé de jaune; le labre grandes-écailles présente des nageoires colorées de même, des taches violettes sur ses opercules, et quelques taches bieues à l’origine de la dorsale; un gris tirant sur le vert distingue les nageoires du labre têtebleue ; presque toutes les taches que l'on voit sur le labre à gouttes, sont ordinairement rondes comme des gouttes de pluie; le boisé a les thoracines noires , les pectorales et ja caudale bleues, la dorsale et l'anale variées de bleu, de jaune et de brun; et le cinq-taches a les nageoires jaunes, bordées de violet. Nous devons à Bloch la connaissance des six derniers labres que nous venons de nommer, et nous #vons par ce naturaliste que le cinq-taches vit, ainsi que le boisé, dans la mer de Norvegs, d'où M. Spengler, de Stockholm, avait reçu des individus de ces deux espèces. C'est dans les mers de la Grande-Bretagne, ou à une distance assez peu considérable de la Norvège, que l'on trouve le bergylte et le ballan. On pêche le hassck dans la mer d’Arabie; et M. Sparmaun dit que le labre aristé a pour patrie les eaux de la Chine.
Les mâchoires du labre grandes-écailles n’offrent qu’un seul rang de dents , dont les antérieures sont les plus longues ; la ligne latérale de ce poisson est interrompue; une seule rangée de dents petites et aiguës garnit les deux mächoires du labre boisé.
44 rayons à la membrane branchiale du labre ballan, 14 à chaque nageoire pectorale , 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, — 5 rayons à la membrane branchiale du bergylte, 14 à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et 4 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la caudale. — 12 rayons à chaque nageoire pectorale de l'aristé, 6 à chaque thoracine. — 5 rayons à la mem-brane branchiale du birayé, 44 à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 13 rayons à la caudale. —5 rayons à la membrane branchiale du labre grandes-écailles, 12 à chaque nageoire pectorale, 6 à chaque thoracine, 19 à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du labre tête-bleue , 12 à chaque nageoire pectorale , { rayun aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 42 rayons à la caudale. — 15 rayons à chaque nageoire pectorale du labre à gouttes, 6 à chaque thoracine, 16 à la caudale. — 4 rayons à la membrane branchiale du boisé, 16 à chaque nageoïire pectorale, 4 rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la caudale, 5 rayons à la membrane brauchiale du cinq-taches, 13 à chaque uageuire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons artie culés à chaque thoraciue, 46 rayons à la caudale.
LE LABRE MICROLÉPIDOTE !.
Labrus microlepidotus, Bloch, Lacep. *.
Le Labre Vieille, Labrus Vetula , Bl., Lacep.; L. lineatus, Penn., Cuv.? L. variegatus, Gm.? 4. — ZL. Karut5, L. Karut, Lac.; Johnius Karut , Bl.; Corvina Carutta, Cuy. ?, — L. AneiT, L. Aneus, Lacep.; Johnius Aneus , Bl.; Corvina Anei, Cuv.f. — L. Ceinture, L. Cingulum, Lac.; Julis Cingulum, Cuv. #°. — L. Digramme, L. Digramma, Lac.; Cheïlinus Digramma, Cuv. #. — L. Holotépidote, L. hololepidotus, Lac.; Sciæna hololepidota, Cuv. 42. — L. Tænioure, L. tæniourus, Sparus Hemisphærium et Sparus Brachion, Lac.; Julis tænioura, Cuv. #5, — Z. Parterre, L. hortulanus et L. centiquadrus, Lacep.; Julis hortulana, Cuv. #4. — Z. Sparoïde 5, L. sparoides, Lac.; Centrarchus sparoïdes, Cuv.{f, — Z. Léopard, L. Lecpardus, Lac.; Serranus Leopardus , Cuv. 47. — L. Malaptéronote , L. malapterouotus (fig.) et L. fuliginosus (descript.), Lac.; Cheilinus fasciatus, Cuv. 45.
Bloch, qui le premier a publié la description du microlépidote, du labre vieille, du karut et de l’anéi,ignorait quelle est la patrie du microlépidote. Le labre vieille est pêché près des
Bloch, pl. 292.
3 Non cité par M. Cuvier. D.
5 Carpe de mer, sur quelques côtes occidentales de France. — Bloch, pl.293.
* Ce vrai Labre paraît être celui que M. Cuvier désigne sous le nom de Vieille rayée. D.
5 Johnius carut. Bloch, pl. 356.
° Du sous-genre Corb, Corvina, dans le grand genre Sciène, de la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.
T Amei kattalei, par les Malais. — Johnius anews. Bloch, pl. 557.
$ Du sous-genre Corb, dans le genre Sciène, ainsi que l'espèce précédente, selon M, Cuvier. D.
% « Labrus saturnio anticà medietate lividus, posticà fus- «eus, cingulo intermedio exalbido, panctis atro-purpureis € capiti inspersis. » Commerson, manuscrits déjà cités.
40 Du sous-genre Girelle, dans le genre Labre, famille des Acanthoptérysiens labroïdes, Cuv. D.
#1 Du sous-genre Cheiline, dans Le grand genre des Labres, Cuv. D.
43 Du sous-genre des Maïgres ou Sciènes proprement dites, dans le grand genre Sciène (famille des Acanthoptérygiens gciénoides), Cuv. D.
45 Ce poisson que M. Cuvier place dans le sous-genre Girelle, du genre des Labres , a été décrit trois fois par M. de Lacépède, sous les noms, 1° de Labre tænioure, 2° de Spare hémisphérique, et 5° de Spare brachion. D.
441Le Labre parterre de M. de Lacépède est de la même espèce que son Labre échiquier (voyez ci-avant page 260). M. Cuvier le range dans le sous-genre Girelle, l’une des divisions du genre Labre. D
45 Perca notala. Bosc, manuscrits communiqués.
44 Du genre Centrarchus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, Cuv. D.
47 Du sous-genre des Mérous, dans le genre Serrans, de ja famille des Acanthoptérygiens percoïides, Cuv. D,
45 Du sous-genre Cheiline du grand genre Labre, famille des Acanthoptérygiens labroïdes. M. Cuvier dit que la figure de ce poisson, donnée par M. de Lacépède, doit se rapporter à la description du Labre fuligineux (voyez ci-avant, p.260), mais non à la figure de ce dernier, qui est son Mesoprion uninotatus. Le Labrus fasciatus, Bloch, pl. 290, se rapporte aussi à la figure du Labre malaptéronote. D.
côtes de Norvège, d'où on avait fait parvenirdes individus de cette espèce à M. Spengler ; on le trouve aussi auprès des rivages occidentaux de France. Le karut et l’anéi, que Bloch avait cru pouvoir comprendre dans un genre particulier, qu'il avait consacré à son ami John, voyageur et missionnaire dans les Indes, en donnant à ce groupe le nom de Johnius, nous ont paru devoir être inscrits avec les véritables labres, d’après les principes de distribution méthodique que nous suivons ; et, en effet, ils n’offrent aucun caractère qu'on ne retrouve dans une ou plusieurs espèces, considérées, par presque tous les naturalistes et par Bloch lui-même, comme des labres proprement dits. Ce karut et cet anéi vivent dans les eaux salées des Indes orientales, et particulièrement dans celles qui baignent la grande presqu'ile de l'Inde, tant au levant qu’au couchant de cette immense péninsule.
Quant aux autres huit labres nommés dans cet article, nous en donnons les premiers la description , d'après les manuscrits de Commerson ou les dessins qui faisaient partie de ces manuscrits, et que nous avons fait graver. Ces huit labres habitent le grand Océan équatorial, ou les mers qui en sont voisines; et le labre ceinture a été observé particulièrement auprès de l'Ile-de-France.
Les deux mâchoires du microlépidote et du labre vieille sont aussi longues l’une que l’autre ; elles sont de plus garnies de dents pointues et peu serrées; et le karut et l’anéi n’offrent que des dents petites et pointues.
Disons encore quelques mots des couleurs des douze labres que nous examinons,
La dorsale du microlépidote! est presque entièrement brune ; ses autres nageoires sont blanr châtres. Le dos et les flancs du karut réfléchis sent un bleu d'acier; une nuance d’un beau jaune distingue son ventre et ses lignes latérales; ses nageoires offrent un brun rougeàtre, excepté la dorsale et la caudale, qui sont bleues. L’anéi a le dos noirâtre, les côtés blancs; les
4 Microlépidote désigne les petites écailles; digramme, la double ligne latérale; hololépidote, les écailles placées sur toute la surface de l'animal ; twnioure, le ruban ou la bande que l'on voit sur la nageoire caudale ; et malaptéronole, les rayons mous qui composent seuls la nageoire dorsale. Mixpos signifie petit ; Xents, écaille; dc, deux fois; yeapun, ligne; &hoç, entier ; tatviæ, ruban ou bande; ôvp4, queme, pahaxds, mou; mrepèv, nageoire; etywTos, dos,
DES POISSONS
pectorales et les thoracines rougeâtres ; la partie postérieure de la dorsale, l’anale et la caudale rouges à leur base et bleuâtres à leur sommet. Le bord de la dorsale et de l’anale du labre ceinture est souvent blanchâtre *, et l’on voit ordinairement sur l’angle postérieur de l’opercule de ce poisson une tache noire, remarquable par un point blane ou blanchâtre, qui lui donne l’apparence d’un iris avec sa prunelle.
LE LABRE SALMOIDE.
Labrus Salmoiïides, Lac.; Perçca Trutta, Bosc. mss. Cycla variabilis, Lesueur; Gristes Salmoides, Cuv. ?.