ET LE CHEILODIPTÈRE RAYÉ
Cheïlodipterus lineatus et Centropoma macrodon , Laeep.; Cheiïlodipterus octovittatus, Cuy. 4.
Le premier de ces trois cheilodiptères a été dessiné sous les yeux de Commerson, qui l’a vu dans le grand Océan équatorial. Nous lui avons donné le nom d’'AÆeplacanthe ÿ, pour indiquer les sept rayons aiguillonnés, forts et longs, que présente la première nageoire du dos, et à la suite desquels on aperçoit un huitième rayon très-petit. La seconde dorsale est un peu en forme de faux °. Nous n’avons pas besoin de faire observer que le nom générique Cheilodiptère désigne la forme des lèvres, semblable à celle que présentent les lèvres des labres, et les deux nageoires que l’on voit sur le dos de l’heptacanthe et des autres poissons compris dans le genre que nous examinons.
La seconde espèce de ce genre, celle que nous appelons le Chrysoptère *, est encore inconnue des naturalistes, de même que l’heptacanthe, le rayé, le cyanoptère et l’acoupa. Cet osseux chrysoptère vit dans les eaux de l’Amérique méridionale, où Plumier l’a dessiné. Ses couleurs sont très-belles. Indépendamment de celle qu’indique le tableau générique, il pré-
4 M. Cuvier place le Cheilodiptère heptacanthe de Lacépède dans son genre Temnodon, de la famille des Acanthoptérygiens scombéroïdes. Il le considère aussi comme n4 différant pas, même spécifiquement +° du Pomatome Skib. de Lacépède, d'après Bosc, et 2° du Labre sauteur, aussi de Lacépède. Enfin , c'est le Perca saltatrix de Linnée. On le trouve presque sans aucune différence sur les côtes d'Egypte, des États-Unis , du Brésil, du Cap de Bonne-Espérance et de la Nouvelle-Hollande.
34 Cheloniger ex auro et argenteo virgatus. » Peintures sur vélin, d'après les dessins de Plumier.
5 M. Cuvier place dans le genre des Perches proprement dites le Cheilodiptère chrysoptère de Lacépède, lequel ne diffère pas du Centropome Plumier du même naturaliste, ou Sciæna Plumierii de Bloch. D.
4 Ce poisson appartient au sous-genre Cheilodiptère, dans le genre Apogon de M. Cuvier. M. de Lacépède l'a décrit une seconde fois, sous le nom de Centropome macrodon. D.
8 Êrra signifie sept, et 4xavôx piquant, épine, aiquillon.
#24 rayons à la seconde dorsale de l'heptacanthe, 15 à l'anale, 45 à la caudale.
T Xgvoo; veut dire or, et rrepov nageoire.
DES POISSONS
sente le ton et l'éclat de l’argent sur une trèsgrande partie de sa surface. Une nuance d’un noir rougeâtre ou violet est répandue sur le dos, sur les côtés, où elle forme, à la droite ainsi qu’à la gauche de l’animal, neuf grandes taches ou bandes transversales, un peu triangulaires et inégales, sur le premierrayon de l’anale, etsur le premier et le dernier rayon de la nageoire de la queue. Quatre raies longitudinales et dorées règnent d’ailleurs de chaque côté du chrysoptère, dont l'iris brille comme une topaze ‘.
Le rayé?, dont nous avons fait graver la figure d’après un dessin trouvé dans les papiers de Commerson, habite, comme l’heptacanthe , dans le grand Océan équatorial. Ses yeux sont gros, très-brillants, etentourés d’un cercle dont la nuance est très-éclatante.
LE CHEILODIPTÈRE MAURICE *.
€heïlodipterus Mauritii, Lacep.; Éleoiris Mauritii, Cu. *.
Nous rapportons au premier sous-genre des cheilodiptères ce poisson que Bloch a compris parmi les thoracins auxquels il a donné le nom de Sciènes. Mais nous avons déjà vu les raisons d’après lesquelles nous avons dù adopter une distribution méthodique différente de celle de ce célèbre ichthyologiste. Cet habile naturaliste a décrit cette espece d’après un dessin et un manuscrit du prince J. Maurice de Nassau-Siegen , qui, dans le commencement du dix-septième siècle, gouverna une partie du Brésil, et dont il a donné ie nom à ce thoracin, pour rendre durable le témoignage de la reconnaissance des hommes instruits envers un ami éclairé des sciences et des arts. Le cheilodiptere Maurice vit dans les eaux du Brésil, où il parvient à la grandeur de la perche. Sa ligne latérale est dorée; ses nageoires présentent des teintes couleur d’or mêlées à des nuances bleuâtres ; et ce même bleu règne sur le dos du poisson *.
4 40 rayons à la seconde dorsale du chrysoptère, 41 à l'anale.
2 {0 rayons à la seconde dorsale du rayé, 8 à chaque pectorale, 12 à l'anale, 45 à li caudale.
5 Guaru, au Brésil. — Sciæna Mauritii. Bloch, pl. 307, fig. 4.
4 M. Cuvier ( Hist. nat. des Poiss.,t. II, p. 464) indique ce poisson comme devant être placé dans son geure Éléotris , de la fsmille des Acanthoptérygiëns gobioïdes. D.
5 2 rayons aiguillonné, et 15 rayons articulés à la seconde dorsale, 40 rayons à chacune des pectorales, { rayon aiguil-
Le
LE CHEILODIPTÈRE CYANOPTÈRE !,
Cheïlodipterus cyanopterus , Lacep. ; Sciæna cirrhosa, Lion. ; Umbrina vulgaris, Cuv, ?,
LE CHEILODIPTÈRE BOOPS ?,
Cheiïlodipterus Boops, Lacep.; Labrus 800ps, Houtt., Lion , Gmel., Laccp. *.