‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 270 sur 535 · ET LE CHEILODIPTÈRE ACOUPA · texte numérisé non relu

ET LE CHEILODIPTÈRE ACOUPA

Chcilodipterus Acoupa, Lacep,; Bodianus Steilifer ? BL. ; Corvina trispinosa , Cuv. 5.

Le cyanoptère et l'acoupa n’ont pas encore été décrits. Nous faisons connaitre le premier d’après un dessin de Plumier, et le second d'après un individu femelle qui m’a été adressé des environs de Cayenne par M. Leblond , que j'ai déjà eu occasion de citer avec gratitude dans cet ouvrage. Ces deux espèces vivent dans l'Amérique méridionale, ou dans la partie de l'Amérique comprise entre les tropiques. Quant au boops, il se. trouve dans les eaux du Japon. Le nom spécifique de ce dernier, qui veut dire œil de bœuf, désigne la grandeur du diamètre de ses yeux, qui, par une suite de ieurs dimensions, sont tres-rapprochés l’un de l’autre, et occupent presque la totalité de la partie supérieure de la tête. Ses opereules sont garnis d’écailles semblables à celles du dos. Ceux de l'acoupa sont composés chacun de deux pièces. On compte une pièce de plus dans l’opereule du cyanoptère; et cette troisieme pièce est échancrée du côté de la queue, assez profondément pour y présenter deux saillies ou prolongations, dont la supérieure a le bout un peu arrondi, et l’inférieure l'extrémité très-aigué. L’acoupa montre une ligue latérale prolongée jusqu’à la fin de la nageoire caudale. La ligne latérale du

lonné et 3 rayons articulés à chacune des thoracines, 5 rayons aiguillonnés et 11 rayons articulés à la nageoire de l'anus, 47 rayons à celle de la queue.

4 Gry-gr'y. — Gro-gro.— « Chromis, seu tembra aureo- « cærulea, litturis fuscis variegata. » Peintures sur vélin d'après les dessius de Plumier.

2 Ce poisson se rapporte, selon M. Cuvier, à l'espèce de la Persèque umbre de Lacépède. Il appartient conséquemment au sous-genre Ombrine, dans le grand genre Scièue, selon M. Cuvier. Famille des Acanthoptérygiens su:énoides. D.

5 Houttuyn, Mém. de Haarl., vol. XX, p. 526. — Labre grand-æil. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. É

4 M. Cuvier ne croit pas pouvoir classer ce poisson, faute de renseigaemeants suffisants : la description qu Houttuyn en

a donnée étant tres-incomplète. D.

3 Placé dans le sons-genre Corb, du grand genre des Sciè-

nes, par M. Cuvier, Ce poisson parait être le même que le Bodian étoilé de Lacépède, ou Bodianus stellifer, BL D.

ne

cyanoptère ! divise d’une manière très-tranchée les couleurs de la partie supérieure de l'animal et celles de la partie inférieure ?. Au-dessus de cette ligne, le cyanoptere est varié de nuances dorées, vertes et rouges , disposées par bandes étroites, inégales , ondulées, et inclinées vers la caudale, tandis qu'au-dessous de cette même ligne latérale on voit des bandes plus irrégulières, plus sinueuses, plus inclinées, et qui n'offrent guère que des teintes vertes et brunes. Au reste, les pectorales, les thoracines et l’anale du ecyanoptère réfléchissent l'éclat de l'or.

CE

LE CHEILODIPTÈRE AIGLE à.

Cheilodipterus Aquila, Lacep.; Perca Vauloo, Riss., Icht. 1'° édit. ; Sciæna Aquila, Cuv. 1.

Nous allons décrire ce poisson, que les naturalistes ne paraissent pas connaître encore, d’après des notes manuserites que M. Noël de Rouen, et M. Mesaize, pharmacien de la même ville, ont bien voulu nous envoyer.

Dans le mois de septembre 1802, des pècheurs de Dieppe et de Fécamp ont pris neuf ou dix individus d’une grande espèce de poisson qui leur était inconnue, et à laquelle ils ont donné le nom d’Aigle de mer. Le plus grand de ces individus avait au moins un mètre et deux tiers de longueur, et pesait trente-cinq kilogrammes. La longueur de la tète était le cinquième de la longueur totale.

Les mâchoires de cet Aigle de mer, que nous avons dù rapporter au genre des cheilodiptères,

+ Kudyatos signifie bleu , et cyanoptére désigne la couleur bleue des dorsales et de la caudale du poisson auquel nous avons cru devoir donner ce nom spécifique.

21 rayon aiguillonné et 18 rayons articulés à la seconde dorsale du cyanoptère, 41 ou 12 rayous à chacnne des pectorales, 4 rayon aiguillouné et 6 rayons articulés à chacune des thoracines, 12 rayons à la caudale, — 12 rayons à la seconde dorsale du boops, 14 à chacune des pectorales, { rayon aiguillonné et 5 rayous articulés à chacune des thoracines , A1 rayons à l'anale , 22 à la caudale. — 6 rayons a la membrane des branchies de l'acoupa, { rayon aiguillonné et 18 rayons articulés à la seconde nageoire du dos, 47 rayons à chacune des pectorales, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chacune des thoraciues, 4 rayon aiguillonné et 7 rayons articulés à l'anale, 20 rayons à la caudale,

5 Aigle de mer.

4 Ce poisson est très-anciennement connu en France sous le nom de Maigre. M. Cuvier, qui en a donné l'histoire avec détail dans un des mémoires de la co‘lection du Muséum d'histoire naturelle , le place dans le sous-genre Maigre ou des Sciènes propremeat dites, dans le grand genre Scièüe de la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.

sont armées de deux rangées de dents; une rainure sépare ces deux rangées : les dents de la première sont fortes; celles de la seconde sont plus petites., La lèvre supérieure est extensible; les os du palais sont unis comme la langue, qui d’ailleurs est courte et cartilagineuse, On peut voir au fond de la bouche deux éminences hérissées d’aiguillons. L'ouverture de la gueule est large; deux orifices appartiennent à chaque narine; l'œil est un peu allongé et incliné vers le bout du museau. Deux pièces composent chaque opercule; la seconde est terminée par une sorte d’appendice. Les deux nageoires du dos ont peu d’élévation!. Des écailles grandes, un peu ovales, minces, très-serrées l'une contre l’autre, et fortement attachées à la peau, revètent le bout du museau, le tour des yeux, une portion des opercules, le corps et la queue. La couleur générale est blanchâtre.

LE CHEILODIPTÈRE ? MACROLÉPIDOTE,

Cheiïlodipterus macrolepidotus, Lacep.; Sciæna macrolepidota, BI. ; Eleotris macrolepidota, Cuy.

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