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LE SPARE PORTE-ÉPINE

Sparus spinifer, Forsk., Linn., Gmel., Lac.; Pagrus spinifer, Guv. 5.

Le Spare Bogue 1, Sparus Boops, Linn., Gmei., Lac.; Boops vulgaris, Cuv.5. — S$. CanthéreS,S. Cantharus, Linn., Gmel., Lac ; Cantharus vulgaris, Cuv.7. —S. Saupe®,s. Salpa, Lion., Gmel., Lac.; Boops Salpa, Cuv.°.—sS. Sarbet9, S. Sarba, Forsk., Linn., Gmel., Lacep.; Chrysophris Sarba, Cuv. #1,

Le porte-épine vit dans les endroits vaseux et profonds de la mer d’Arabie, où Forskael l'a

4 Voyez le Discours sur la nature des poissons.

3 Forskael, Faun. Arab., p. 52, n. 25. — Squure porteépine. Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth.

# Du genre Pagre , Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D.

4 Boope, sur quelques côtes de la mer Adriatique.— Boga, dans la Ligurie. — Spare bogue. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Zd. Bonnalerre , pl. de l'Euc. méth. — « Sparus li- « neis utrinque quatuor aureis ac argenteis, longitudiualibus, « parallelis. » Artedi, gen. 56, syn. 61. — Buxa. Arist., L. 8, c. 2. (V. l'ouvrage du savant Schneider sur la synonymie d'Artedi, 95.)— Bwë. Oppian., 1. 4, p. 5. — Athen., I. 7, p. 286. — Box. Plin , 1. 32, c. 41, p. 89. — Boca. Jov.,c 21. — Bogue. Rondelet, part. 1, 1. 11. — Boops. Gesner, p. 127, 447, et (Germ.) fol. 35, b. — Boops Bellonii, Bocæ species, Venetiis picta. Aldrov., 1.2, c. 41,p. 251.—Boops, Charlet., p.144. — Boops seu box. Jonston, 1.1, t. 5, c. 4. a. 25, tab. 20, n. 8. — Boops Rondeletii primus. Willughby, p. 317. — Boops primus. Rai, p. 155. — Bogue. Vamont de Bomare, Dict. d'hist. nat.

s Type du genre Bogue, Zoops, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D.

$ Cantheno, à Gênes, — Lucerna da scoglio, dans la Ligurie. — Spare canthéère. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Spare canthère. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.— « Spa- « rus lineis utrinque luteis, longitudinalibus, parallelis, iride « argented, » Artedi, gen.56, syn. 58. — KayÜapos. Aristot., L 8, c. 15.—/d. Oppian.. 1.1, p.19.—/d. Exxarruc. Ælian., L1,c. 26,p. 54. — Cantharus. Plin., 1. 52, c. 411. — Cantheno. Rondelet , part. 1,1. 5, c. 4. — Gesner, p.178, 211, et (germ.) fol. 22, b. — Aldrov..l. 2, c. 20, p. 186. — Canthavus. Charlet., p.141.

? C'est le type du genre Canthère, Cantharus de M. Cuvier, qui le place dans sa famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D,

* Vergadelle (lorsque le poisson est jeune), Sopi, dans plus. départ. mérid.— Salpa , en Italie. — Sarpa, à Gênes.

— Scilpa, à Malte.— Goldstrich, en AHemagne.— Goldstro-

observé. 11 ne s'approche que très-rarement des rivages. Le dessus de sa tête est bombé, dénuéde petites écailles,et ponctué. La lèvre supérieure s’étend, à la volonté de l’animal, beaucoup plus avant que l’inférieure. Les écailles qui couvrent le corps et la queue, sont larges et striées, et le bord postérieur de la caudale est rouge.

Le bogue , qui se trouve dans la mer du Japon, habite aussi dans la Méditerranée. Les an ciens Grecs l'ont bien connu ; ils ont remarqué la grosseur de ses yeux, qui sont très-grands relativement aux dimensions générales de ce spare; ils ont trouvé des rapports entre ces organes et les yeux d’un bœuf ou d’un veau, et ils ont nommé cet osseux Bow, qui veut dire œil de bœuf. Gette expression grecque, Bow, a été bientôt métamorphosée, par erreur, par inadvertance, ou par quelque faute de copiste, en celle de Buë, ou de Bozë. On a cru que cette derniere dénomination BozxË, venait de Boaw, je crie;eten conséquence, des poëtes se sont empressés d'écrire que le bogue faisait entendre une sorte de cri, quoiqu’aucun véritable poisson ne puisse avoir de voix proprement dite, et que le spare dont nous parlons , ne paraisse même pas jouir de la faculté de produire un bruissement semblable à celui que font naitre les opercules vivement froissés de quelques trigles, d’autres osseux, et de certains cartilagineux *.

L'ensemble du bogue est long, et un peu cylindrique. La couleur générale de son dos varie depuis l’olivâtre jusqu’au jaune brillant, selon l'aspect sous lequel on le regarde. Son ventre est argenté; ses pectorales sont rougeâtres.

Plusieurs cæœcums sont placés auprès du pylore. mer, en Hollande. — Goldlin, en Augleterre. — Spare saupe. Daubenton et Haüy. Enc. méth. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Bloch, pl. 265. — « Sparus lineis « utrinque undecim aureis parallelis longitudinalibus. » Artedi, gen. 58, syn. 60. — Ï oxdrn. Arist., 1. 4, c. 8;1. 5, c. 9, 10: 1. 6, c. 17: L. 8, c. 2, 45; 1.9, c.57.— Id. Ælian., 1.9, C.7, p. 516. — Zd. Oppian., L. 1, p.6.— Zd. Athen., 1.7, p.3520.— Salpa. Plin., 1.9, c. 57. — /d. Jov., c. 14, p. 75. — Saupe. Rondelet, part. 4,1. 5, c. 25.— /d. Salvian., fol. 149, a. ad iconem , et 120. — /d. Gesner, p. 852 et 979, et (germ.) fol. 54, b. — Id. Aldrov., L. 2, c. 21, p. 189. — Id. Jonston, 1. 4, t.5,c. 4, a. 12, tab. 2, n. 10; tab. 19, n.6.— Charlet., p. 144 — Willughby, p.516. — Rai, p. 154. — Salpe, Fausse vergadelle. Valmont de Bomare, Dict. d'hist. nat.

* Du genre Bogue, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D.

4 Forskael, Faun. Arab., p. 51, n. 22.

44 M.Cuvier place ce poisson dans son genre Dorade, Chrysophris, de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

4 V. ce que Schneider a écrit sur le bogue, dans l'excellent ouvrage qu'il a publié au sujet de lasynouymie d'Artedi p. 95.

Sa chair est ordinairement succulente et facile à digérer ; et la nourriture qu'il préfère consiste en algues, en très-petits poissons , et en débris de corps organisés qu’il cherche dans la vase.

Le canthère, que l’on pêche dans la Méditerranée, présente dans la partie supérieureun fond noirâtre, qui faitparaitre plus agréables lesraies jaunes dont nous avons parlé dans le tableau

générique des spares. Il se plait dans les ports, | aux embouchures des rivières, et dans toutesles |

parties de la mer voisines des rivages, où les flots apportent du limon, et où les fleuves et les eaux de pluie entraînent de la vase. Sa chair est ordinairement peu recherchée, commen’étantni

assez succulente, ni assez sèche, ni assez ferme. |

Celle de la saupe est peut-être moins estimée

encore, parce qu’elle est molle et difficile à di- |

gérer, et parce que, de plus, elle répand souvent une mauvaise odeur. Ce spare saupe a

l'ouverture de la bouche petite ; les mâchoires |

égales; la langue lisse ; l’opercule composé de trois lames, et garni de très-petites écailles ; la ligne latérale presque droite; les écailles du dos et de la queue, grandes et unies; le dos ncirâtre ; les côtés et le ventre argentés ; les nageoires grises et bordées de brunâtre; le péritoine noir ; la vésicule du fiel tres-longue ; l’estomac grand ; le pylore entouré de quatre cæcums ; et le canal intestinal trois ou quatre fois plus long que la tète, le corps, la queue et la caudale pris ensemble.

Au reste, les dimensions de la saupe varient suivant son séjour. On en a pêché de plus de trois décimètres de longueur, et d’un kilogramme de poids.

Ce spare fraie communément en automne.

On le trouve fréquemment sur les bas-fonds, où il est attiré par les plantes marines dont il aime à se nourrir, et vraisemblablement par les mollusques, qui doivent lui donner l’odeur fétide qu'il exhale. Il mange aussi des végétaux terrestres; et on le prend facilement en garnissant un hamecon d’un morceau de citrouille ou d'autre cucurbitacée. Pendant l'hiver il se retire dans les profondeurs des baies, des golfes, ou de la haute mer ‘.

6 rayons à la membrane branchiale du porte-épine, 16 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du bogue, 9 à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la caudale. — 6 rayons à la

membrane branchiale du canthère, 44 à chaque nageoire pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chague

Le spare sarbe, dont la chair est agréable au goût, et qui se plait auprès des côtes de la mer d'Arabie, dans les endroits vaseux et tapissés de coraux ou de plantes marines, est couvert d'écailles larges et argentées. Ses pectorales sont blanchâtres, lancéolées et beaucoup plus longues que les thoracines. Une nuance d’un beau jaune paraît sur ces thoracines, sur l’anale, et sur la partie inférieure de la caudale.

LE SPARE SYNAGRE !, Sparus Synegris, Linn., Gmel., Lacep 7.

Le Spare élevé 5, Sparus latus, Lion., Gmel.;S. altus, Lac. *. — S.Strié5,S. virgatus, Linn., Gmel., Lac. 6. — S. Haffara 7, S. Haffara, Forsk., Linn., Gmel.; Chrysophris Haffara, Cuv. *. — S. Berda?, s. Berda, Forsk., Linn., Gm., Lac.; Chrysophris Berda, Cuv. 10, — $, Chili 4,5. chilensis, Linn., Gmel., Lacep. 11,

Le synagre vit dans les eaux de l'Amérique septentrionale; le spare élevé et le strié habitent dans celles qui arrosent les rivages du Japon; le haffara et le berda sont péchés dans la mer d'Arabie; et l’on trouve le spare chili dans la mer qui baigne la grande contrée de l'Amérique méridionale , dont il porte le nom.

Le synagre, qu’il ne faut pas confondre avec

| le spare auquel les anciens Grecs ont donné ce

nom, puisqu'il paraît n'avoir été observé que dans l’Amérique septentrionale, où Catesby l'a décrit, a les yeux grands, l'iris rouge, la dorsale longue et échancrée.

thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue.— 6 à la mem-

| brane branchiale de la saupe , 16 à chaque nageoire pecto-

rale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 20 rayons à la caudale. —6 rayons à la membrane branchiale du spare sarbe, 43 à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue.

* Spare synagre, Daubenton et Haüy, Enc. méth. — 74. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Sxlpa purpurascens variegata, Catesby, Carol. 2 p. 17, tab. 17.

2 Non cité par M. Guvier. D.

3 Houttuyn, Act. Haarl. XX, 2, p, 322, n. 10. — Spure large Bonnaterre, pl. de l'Ene. méth.

2 Non cité par M. Cuvier. D.

5 Houttuyn, Act. Haarl. XX, 2, p. 323, n. 11.

$ Non cité par M. Cuvier. D. ‘

7 Spare haffare. Bannaterre, pl. de l'Ene. méth. — Forskael, Faun. Arabic., p. 35, n. 25.

# Du genre Daurade, Chrysophris, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes, Guv. D.

* Forskael, Faun. Arab, p. 32, n. 24. — Spare berda. Bonnaterre, pl. de l’Enc. méth.

‘° Du genre Daurade, Chrysophris, de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D.

#4 Molina, Hist. nat. Chil., p. 197. — Spare corvine. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

‘2 Non cité par M. Cuvier. D.

DES POISSONS

Le spare élevé ne parvient guère qu’à la longueur d’un décimètre.

Le strié n’est guère plus grand.

Le haffara dont les dimensions sont un peu plus considérables , a le dos convexe et le ventre aplati; il se plait au milieu de la vase, et sa chair est agréable au goût.

Le berda, qui se nourrit de végétaux, a la chair aussi délicate que le haffara ; et d’ailleurs il est très-recherché, parce qu’ordinairement il est long de six décimètres. Ce spare est blanchâtre. Une petite bande transversale et brune est placée sur le milieu de chacune des écailles que l’on voit sur les côtés de l’animal. Une sorte de barbillon très-court est situé au-devant de chaque narine. Les pectorales sont transparentes, et toutes les nageoires brunes *.

Le chili est remarquable par sa grandeur : il présente quelquefois une longueur de deux mètres. Le naturaliste Molina a parlé de la bonté de sa chair. Ses opercules sont composés de deux pièces. Le tableau générique offre ses autres traits, ainsi que les principaux caractères distinctifs des cinq spares dont nous avons, dans cet article, réuni les noms à celui de ce poisson du Chili.

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