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LE SPARE PAON

Cychla Pavo, Cuv.; Cychla saxalilis, Bl.; Sparus saxatilis, Linn., Gmel.; Sparus Pavo, Lacep.*.

Le Spare rayonné, Sparus radiatus, Linn., Gmel., Lac. ®. — Spare plombé", Labrus lividus, Linn., Gmel., Cuv.; Sparus lividus, Lac. 7, — Spare Clavière®, Labrus varius, Linn., Gmel., Cuv.; Sparus Clayiera, Lac. ?. — Spare moir ‘0, Labrus niger, Bl., Cuv.; Sparus niger, Lacep. 11,— Spare chloroptére 4, Julis chloroptera ; Cuv.; Labrus chloropterus, Bl.; Sparus chloropterus, Lac. ‘5.

Le spare paon, que l’on a pêché auprès des rivages pierreux de Surinam, présente un corps

146 rayons à chaque pectorale de l'orphe, 6 à chaque thoracine,18 à la caudale. — 6 rayons à la membrane branchiale du spare marron, 17 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale du spare rhomboïde, 16 à chaque pectorale , J rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 20 rayons à la caudale, — 5 rayons à la membrane branchiale du spare bridé, 12 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonnéet à rayons articulés à chaque thoracine, 14 rayons à la nageoire de la queue. — 11 rayons à chaque pectorale du spare galiléen , 20 à la caudale. — 5 rayons à la membrane branchiale du carudse , {7 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine , 15 rayons à la nageoire de la queue,

3 Stone perch, en Angleterre. — Stein barsch, Stein bracksem, en Allemagne. — Spare paon. Daubenton et #aûy, Enc. méth.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Ferche paon. Bloch, pl. 509. — « Sciæna ocello ad basim

gros et allongé, une tête étroïte par event et large par derrière, une bouche assez grande, etdes dents pointues. Sa mâchoire inférieure est plus longue que la supérieure. Chacune de ses narines n’a qu'un orifice. Son ventre est trèslong, sa couleur générale est brune, et sa chair blanche, grasse et succulente.

Le spare rayonné vit dans les eaux de la Caroline. Il a la lèvre supérieure extensible ; les deux dents de devant plus grandes que les autres ; les côtés pourpres, et le ventre roux.

Le plombé appartient à la Méditerranée; et sa longueur n’est le plus souvent que de trois ou quatre décimètres.

Il est difficile de voir un plus beau poisson que la.clavière. Ce spare brillede tous les reflets de l’émeraude et du saphir, fondus dans des nuances noires où brunes, et dans les teintes les plus agréables de l’améthyste et du grenat. Sa queue est couleur d’indigo. Il a d’ailleurs la chair tendre, délicate et salubre. Il était très-

commun auprès de Marseille et d'Antibes, du temps de Rondelet.

La tête et les opereules du spare noir sont dé-

«caudæ. » Mus. Adolph. Frid. 4, p. 63.— « Sparus rostro « plagioplateo rufescens, maculà nigrâ, iride albä ad caudam « subrotundam. » Gronov. Mus. 2, n. 185, tab. 6, fig. 5.

5 Du genre CYCuLe de M Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïîdes. D.

{ Pudding fish, en anglais. — Spare poudingug. Daubenfon et Haüy, Enc. méth. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth, — « Turdus oculo radiato. » Catesby, Carol. 41, p. 12, tab. 12, fig. 1.

5 Non mentionné par M. Cuvier.

* Labre plombé. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Mus. Adolph. Frid. 2, p. 80.

7 Ge poisson est un vrai Labre (famille des Acanthoptérygiens labroïdes de M. Cuvier). D.

0 Aude, en grec, suivant Rondelet. — Rochau, dans quelques départ. mérid. — Labre clavière. Daubenton et Haüy, Euc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « La» « brus ex purpureo, viridi, cæruleo et nigro varius. » Artedi, gen. 55, syn. 55. — Seconde espèce de scare. Rondelet, part. 1,1.6; CC. 5.— Scarus varius. Gesnér, p. 852 pro 8524 et (germ.) fol. 7, b. — Aldrov., 1. 1, c. 2, p. 6. — Jonston, t.45, 0. 4. — Willughby, p. 506. — Raï, p. 129.

* C'est, comme l'espèce précédente et la suivante, un vrai labre pour M. Cuvier. D.

10 kan cacatoea, au Japon.—Dar schwarze papegeyfish, par les Hollandais. — Der schwarz flosser, par les Allemands. — The black fin, par les Anglais. — Labre noir, Bloch, pl. 285.

4 Vrai Labre, selon M. Cuvier. D.

13 De groene papageyvisch, par les Hollandais, au Japou. — Der grün flosser, par les Allemands, — The green fin, par les Anglais. — Labre à nageoires verles. Bloch, pl. 288.

45 Du sous-genre Girelle, Julis, dans le grand genre Labre, de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes de M. Cuvier. D.

DES POISSONS

nués de petites écailles ; la pièce postérieure de chaque opercule présente une prolongation qui paraitcomme tronquée; chaque narine n’aqu’un orifice; des conduits terminés chacun par un pore , et destinés à répandre sur la surface de l'animal cette humeur huileuse et gluante dont nous avons parlé si souvent , sont disposés en rayons autour de chaque œil. Ces canaux, les opercules, le ventre et la queue, sont verts ; la partie supérieure de l'animal est d’un rouge brun; les pectorales sont jaunes ou brunes.

Ce spare est du Japon, ainsi que le chloroptère ‘.

Ce dernier a la tête comprimée, brune, et rayée de bleu ; les deux mâchoires également avancées ; une dent saillante et recourbée à chaque angle de la bouche ; deux orifices à chaque narine ; les opercules dénués d'écailles semblables à celles du dos ; et l’anus plus proche de la tête que de la caudale.

LE SPARE ZONÉPHORE ?,

Cheilinus fasciatus, Cuv.; Labrus fasciatus, BL.; Labrus malapteronotus, et Sparus zonephorus, Lacep. 7

Le Spare : pointillé, Serranus...., Cuv.; Perca punctulata, Linn., Gmel.; Sparus punctulatus, Lac. 5. — Spare sanguinolent $, Serrahus coronatus, Cuv.; Perca guttata; B1.; Sparus cruentatus, Lac, 7. — Spare Acara®%, Chromis bimaculata, Cuv.; Perca bimaculata, Bloch ; Sparus Acara,, Lac. !,— Spare Nhoquunda®, Cychla brasiliensis , Cuv.; Perca brasiliensis, Bloch; Sparus Nhoquunda, Lac. 41. — Spare Atlantique 41, Serranus Catus, Cuv.; Perea macudata, Bloch ; Sparus atlanticus, Lac. 4.

Nous avons donné le nom de Zonéphore, où de Porte-ceinture, au premier deces six spares,

4 6 rayons à la membrane branchiale du spare paon, 17 à :baque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à thaque thoracine, 17 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayoss à la membrane brauchiale du spare rayonné, 12 à chaque pectorale, 6 à chaque thoracine , 17 à la nageoïire de la queue. — 5 rayons à la membrane branchiale du spare ploribé, {4 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 14 rayons à la caudale. —5 rayons à la membrane branchiale du spare noir, 12 a chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayous à la meiubrane branchiale du spare chloroptère, 15 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 46 rayons à la caudale,

? Labre à bandes. Bloch, pl. 2.

# Du sous-genre Chéiline, dans le grand genre Labre, de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes , selon M. Cuvier. Il est décrit deux fois par M. de Lacépède, sous les noms de Labre malaptéronote et de Spare sonéphore. D.

4 kan so0e salat, Luccesie mera , aux Indes orientales. — Roode jacob everlsen, Sousalat visch, par les Hollandais des grandes Indes. — Negro-fish, par les Anglais. — Perche

St pour désigner les cinq ou six bandes qui forment comme autant de ceintures autour du corps de ce poisson. Le Japon est la patrie de cet osseux. La grosseur des lèvres de ce spare lu:

donne quelques rapports particuliers avec les labres. Les deux mâchoires sont également avancées, et armées , chacune dans leur partie antérieure , de deux dents très-allongées. Chaque narine a deux orifices. La ligne latérale est interrompue ; le dos caréné , le ventre arrondi; et toutes les nageoires sont brunes, excepté la dorsale et l’anale, dont la couleur est noirâtre.

Le pointillé habite non-seulement dans la mer des Moluques, où il a été observé par Valentyn , mais encore dans celle des Antilles, où Plumier l’a trouvé, et dans les eaux de la Caroline, où Catesby l’a vu.

Il parvient à la grandeur de quatre ou cinq décimètres ; et l’éclat de l’argent mêlé à celui du rubis, au milieu duquel on croirait voir briller un grand nombre de petits sapnirs, le rend up des plus beaux poissons des mers voisines des tropiques.

Sa chair est de bon goùût. Les écailles dont il est revêtu sont grandes ; ses nageoires sont arrondies; et sa ligne latérale est presque droite,

Le spare sanguinolent, dont le nom annonce la vivacité des nuances rouges qui scintillent seules sur sa surface, habite dans les deux Indes; Plumier l’a vu auprès des Antilles, et Catesby auprès des îles Bahama : on le trouve souvent dans les bas-fonds voisins des rivages. Sa

ponctuée. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc.méth. — « Perca marina punclata, » Catesby, Carol. 2, p. 7, tab. 7, fig. 1.— Perche ponctuée, Bloch, pl. 314.

5 Dans le sixième volume de l'Histoire des Poissons, M. Cuvier rapporte cette espèce au genre MEROU, Serrænus, de la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D,

8 Jacob Evertsen rouge. — Blut barsch, par les Allemands, — The hind, par les Anglais.— Poisson couronné, à la Martinique, suivant Plumier. — Perche sanguinolente. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Catesby, Carol. 2, p. 14, tab. 14. — Perche sanguinolente. Bloch, pl. 512. — « Turdus totus purpureus, « maculis saturalioribus respersus. » Plumier, peintures sur vélin, déjà citées.

T Du genre MEnOU, Serranus, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes, Cuv. D.

# Perche double-tache, Bloch, pl. 510, fig. 1.

* Du genre CurOMIS, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

410 Perche du Brésil. Bloch, pl. 510, fig. 2.

4 Du genre CycuLa, de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

42 Perche tachetée. Bloch, pl. 515.

45 Du genre MEROU, Serranus, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes D.

chair n’est pas désagreable à manger ; et salon- } gueur est quelquefois de sept ou huit décimètres.

La tête et l’ouverturede la bouche sont grandes ; les deux mâchoires aussi avancées l’une que l'autre ; les yeux rapprochés du sommet de la tête ; et les écailles assez larges.

L’acara est pêché dans les rivières du Brésil. Il est gros, mais sa longueur n'excède guère deux ou trois décimètres. Sa chair est bonne à manger. Le prince Maurice de Nassau en a laissé un dessin ; celui que Marcgrave en a donné, a été copié par Willughby, Jonston et Ruysch. Les nageoires de ce poisson sont d’une couleur brune mêlée de jaune.

Le nhoquunda vit dans les mêmes rivières, parvient à la même longueur , a la même saveur, et a été dessiné ou figuré par les mêmes auteurs que l'acara. Les deux rangs de taches ovales , dont l’un est situé sur un côté, et l’autre sur le côté opposé de l'animal , ne servent pas peu à distinguer ce spare, dont la tête, le corps et la queue sont allongés , les mâchoires également avancées, et les narines percées chacune de deux ouvertures ; l’anus est deux fois aussi éloigné de la tête que de la caudale ".

A l'égard du spare atlantique , son nom Spécifique indique la mer dans laquelle on le trouve; mais c’est le plus souvent le voisinage des Antilles qu’il préfère. Son corps est allongé, et l'orifice de chaque narine est double.

Nous avons trouvé dans les peintures sur vélin du Muséum , exécutées d’après les dessins de Plumier, la figure d’un spare que nous regardons comme une variété de l’atlantique. La couleur générale de ce poisson est mélée de brun ou de noir ; et chacune de ses taches rouges est chargée, dans le centre, d’un point plus rouge encore. Plumier l'a nommé turdus alius niger, maculis purpureis oculatus.

1 42 rayons à chaque nageoire pectorale du zonéphore, 41 rayons à la nageoire de la queue. — 10 rayons à chaque vectorale du spare pointillé, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 14 rayons à la caudale. — 10 rayons à chaque pectorale du spare sanguinolent, 1 rayon aiguillonné et 5rayonsarticulés à chaque thoracine, 15 rayons à la nageoire de la queue. — 44 rayons à chaque pectorale du spare acara, À rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la caudale.— 12 rayons à chaque pectorale du spare nhoquunda, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 46 rayons à la nageoire de la queue. — 12 rayons à chaque pectorale du spare atlantique, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 12 rayons à la caudale.

LE SPARE CHRYSOMELANE !,

Serranus striatus, Cuv.; Anthias striatus et Cherna, BL.; Sparus chrysomelanus, et Lutjanus striatus, Lacep. ?.

Le Spare hémisphère, Julis .…, Cuv.; Labrus teniourus. Sparus hemisphærium, et Sparus Brachion, Lac. 5.—Spare Panthérin, Cirrhites pantherinus, Cuy.; Sparus pantherinus, Lacep. .— Spare Brachion, Julis.…., Cuv.; Sparus Brachion, et Sparus hæmispherium, Lacep. °. — Spare Meaco*, Apogon Meaco, Cuv.; Sparus Meaco, Lacep. 7. — Spare Desfontaines, Chromis Desfontainii, Cuv.; Sparus Desfontainii, Lac. *.

Nous devons à Plumier un dessin du Chrysomélane, qui, dans les eaux de l'Amérique équinoxiale, parvient à une longueur de quatre ou cinq décimètres. La mâchoire inférieure de ce poisson est plus avancée que la supérieure; les lèvres sont grosses , l'œil est grand; et toutes les nageoires sont comme marbrées de couleur de chair et de gris ou de bleu.

Le spare hémisphère habite dans le grané Océan équinoxial, où il a été observé par Commerson, qui en a transmis une figure dans ses manuserits, avec un dessin du panthérin , etun dessin du brachion, que l’on trouve l’un et l’autre dans les eaux où l’on pêche le spare hémisphère. Ce dernier thoracin a la dorsale et l’anale très-longues et très-larges ou très-hautes ; cette nageoire de l'anus est d’ailleurs parsemée de petites taches.

La tête du méaco est comprimée , et ses nageoires sont tachetées de brun ; le nom que nous lui avons donné rappelle une grande ville du Japon, et indique qu’on le pêche dans les eaux de cette contrée, où Thunberg l’a observé.

Quant au spare Desfontaines, nous le dédions, par la dénomination que nous lui don-

4 Chrysomelanus piscis. Plumier, peintures sur vélin» déjà citées.

2 Du genre MÉROU, Serranus, Cuvy., dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. M. de Lacépède a décrit ce poisson deux fois, 4° sous le nom de Spare chrysomélane et 2° de Lutjan strié. D.

5 Du sous-genre Girelle, dans le grand genre Labre, de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. M. de Lacépède l'a décrit sous les noms de Labre ténioure, de Spare hemisphére, et peut-être de Spare brachion. D.

4 Du genre Cirrhite, de la famille des Acanthoplérygiens percoïdes, Cuv. D.

5 Du sous-genre Girelle, et probablement de la même æ pèce que le labre hémisphère de ce même article. Voyez la note 5.

5 Mullus fasciatus. Thunberg, Voyage au Japon.

T Du genre APOGON, dans la famille des Acanthoptérygieas percoïdes de M. Cuvier. D.

# Du genre Chromis, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

DES POISSONS

nons, à notre célèbre et excellent ami Desfontaines, notre confrère à l’Institut, et notre collègue au Muséum d'histoire naturelle, qui l’a trouvé dans les eaux thermales , pendant son intéressant voyage en Barbarie. M. Desfontaines a vu ce poisson dans les eaux chaudes des deux fontaines de la ville de Cafsa au royaume de Tunis. Ces eaux firent monter le thermomètrede Réaumur à trente degrés au-dessus de la glace, dans le mois de janvier, saison où , dans cette partie de l'Afrique , la température de l'atmosphère varie, pendant le jour, de dix à quinze degrés.Ceseaux chaudes sont fumantes, mais elles n’ont pas paru minérales à M. Desfontaines ; lorsqu'on les a laissées se refroidir, elles sont bonnes, très -limpides, et les seules dont fassent usage pour leur boisson les habitants de la ville de Cafsa et des environs. Nous consignons ce fait important ! avec d'autant plus de soin dans cette histoire, que M. Desfontaines a trouvé la même espèce de spare ? dans les ruisseaux d’eau froide et saumâtre qui arrosent les plantations de dattiers à Tozzer *.

LE SPARE ABILDGAARD #,

Searus coccineus, Bl., Cuy.; Sparus Abildgaardi, et Sparus aureo-ruber, Lac. 5.

Le Spare queue-verte 5, Cheilinus chlorurus, Cuv.; Sparus chlorurus , BI., Lac, 7. — Spare Rougeor %, Scarus coccineus, Bl., Cuy.; Sparus Abildgaardi et Sparus aureo-ruber, Lac.?.

Le premier de ces spares habite auprès de Sainte-Croix en Amérique. La tête de ce poisson

«Voyez le Discours sur la nature des poissons , et l'art. du Spare dorade.

3 Note manuscrite communiquée par M. Desfontaines.

5 9 ou 10 rayons à chaque pectorale du spare chrysomelane , 6 à chaque thoracine, 42 rayons à la nageoire de la queue. — 14 rayons à chaque pectorale du spare hémisphère, 6 à chaque thoracine, 15 à la caudale, — 12 rayons à chaque pectorale du spare panthérin, 41 ou 12 rayons à la nageoire de la queue. — 41 rayons à chaque pectorale du spare brachion, 10 à la caudale. — 9 rayons à chaque pectorale du méaco, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articu- \és à chaque thoracine , 15 rayons à la nageoire de la queue. — 15 rayons à chaque pectora'e du spare Desfoutaines, 6 à chaque thoracine, 15 à la caudale.

4 Bloch, pl. 259.

5 Du genre SCARE, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes, Cuv.— Ce poisson a été décrit par M. de Lacépède, sous les deux noms de Spare Abildgaard et de Spare rougenr. D.

* Bloch, pi. 260.

? Du sous-genre Cheiline, dans le grand genre Labre, de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes, Cuv D.

est grande, large et comprimée; ses lèvres sont grosses; l’orifice de chacune de ses narines est double. Un individu de cette espèce avait été adressé au professeur Abildgaard, ami de Bloch, à qui nous devons la connaissance du spare qu'il a dédié à son ami, ainsi que celle du spare queue-verte.

Ce dernier osseux se trouve et dans les eaux des Antilles , et dans celles du Japon. Il a la tête étroite; l’ouverture de la bouche petite; les deux mâchoires également avancées; un seul orifice à chaque narine ; une partie de l’anale garnie d’écailles ; les thoracines pointues ; de petites taches d’une nuance pâle auprès du museau; les mâchoires et presque tous les os d’une couleur verte !.

Plumier a laissé dans ses manuscrits un dessin du rougeor , que nous avons nommé ainsi à cause de ses belles teintes, et qui vit dans l’Amérique équinoxiale, ou dans les environs de cette partie du Nouveau-Monde.

Ce spare devient assez grand ; son iris est doré ; ses pectorales sont nuancées d’or et de brun, et ses autres nageoires variées d’or, de brun et de rouge.

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