‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 300 sur 535 · LE SPARE CATESBY · texte numérisé non relu

LE SPARE CATESBY

Hæmulon …..., Cuv.; Perca melanura, Linn., Gmel.; Sparus Catesby, Lac. ?.

2e Spare Sauteur$, Temnodon saltator, Cuv.; Perca saltatrix, Linn., Gmel,; Sparus saltator, Cheilodipterus heptacanthus, et Ponratoma Skib, Lac. 4, — Spare Venimeux#, Serranus..….., Cuv.; Perca venenosa , Linn., Gmel., Sparus venenosus, Lac.f, — Spare Salin , Sargus unimaculatus, Cuv.; Perca unimaculata, Bloch; Grammistes unimaculatus, Schn.; Sparus Salinus, Lac. #. — Spare Jub”, Pristipoma Rodo, Cuv.; Perca Juba, et Sparus vittatus, Bloch; Sparus Jub, et Lutjanus virginicus, Lac. 10, — Spare Melanote !!, Sparus melanotus, Lac. 42,

Nous devons à Catesby Ja connaissance du spare auquel nous avons donné le nom de ce

Us Perca marica, caudà nigrä. » Catesby, Carol. 2, p.7, tab. 7, fig. 2. — Persèégue queue noire. Danbenton et Haüy, Euc. méth, — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Euc. méth.

2 Dausle t. VI de l'Hist. des Poissons, M. Cuvier dit (p. 4) due ce poisson est de son genre Gorette Aæmulon, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. Cependant on ne le trouve pas cité dans le t. V de cet ouvrage, où les espèces du genre Gorette sont décrites. Il n'est pas non plus mentionné dans le t.Ilde la deuxième édition du Règne animal. D.

5 « Perca marina saltatrix. » Catesby, Carol. 2, p. 8, tab. 8, fig. 2. — Persèque sauteuse. Daubenton et Haüy, Enc. méth, — Zd. Bonnaterre, pl, de l'Enc. méth.

4 M. Cuvier, Règne animal, dit de ee poisson : «Nous l'a- < vons presquesans différences d'Alexandrie, des États-Unis, « du Brésil, du Gap et de la Nouvelle-HoHande, C'est le Chei- « lodiptère heptacanthede Lacépède, d'après Commerson, et «son Pomalome Skib d'après Bosc. » Conséquemment il a été décrit trois fois par M. de Lacépède. M. Cuvier place le genre auquel il appartient dans la famille des Acanthoptérygiensscombéroïdes. D,

5 « Perca marina venenosa, punctata. » Catesby, Carol. 2, p.5, tab. 5, — Persègue venimeuse. Daubenton et Haüy, Enc. mélh.— /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

# M. Cuyier regarde ce poisson comme un merou ou serran (de la famille des Acanthoptérygiens percoïdes). D'aprèsses couleurs il aurait beaucoup de rapport avec le Serranus latus , Cuy., ou spare atlantique de Lacépède ; mais la queue de ce dernier n'est pas fourchue, ni sa dorsale non divisée comme on les voit dans la figure de Catesby. D.

1 Pacu, Selumixira, au Brésil. — Sellema, Selim, par les Portugais du Brésil.— Perche salin, et perca unimaculala, Bloch, pl, 508, fig. 4.

* Du genre Sargue, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes de M.Cuvier. D.

: Guatumpa juba, au Brésil. — Perche jub. Bloch, pl. 308, fig. 2.

“0 Du genre Pristipome, dans la famille des Acanthoptérygieus sciénoïdes de M. Cuvier. M. de Lacépède a décrit deux

DES POISSONS

voyageur , ainsi que celle du sauteur et du venimeux. Ces trois espèces habitent dans les eaux de l’Amérique septentrionale un peu voisines des tropiques, et particulièrement dans celles de ia Caroline. Le premier de ces trois spares a ordinairement trois ou quatre décimètres de longueur. Sa gueule est grande et rouge à l'intérieur; et les écailles qui recouvrent son corps et sa queue sont larges, brunes , et bordées de jaune.

Le sauteur, qui doit son nom spécifique à la facilité avec laquelle il s’élance, comme plusieurs autres poissons, au-dessus de la surface de l’eau, présente sur ses opercules un mélange de blanc, de rouge et de jaune. La couleur générale de sa partie supérieure est brune. Il se plait dans es climats chauds. Il n’a souvent que deux décimètres de longueur. Mais la rapidité et la force avec lesquelles il agite sa queue, lui donnent, indépendamment de la faculté de sauter et de s’élever presque verticalement à une hauteur plus ou moins remarquable, celle de nager avec vitesse, et de suivre les vaisseaux même lorsque leurs voiles sont enflées par le vent le plus favorable.

La longueur ordinaire du veuimeux est depuis six jusqu'à dix décimètres , et par conséquent trèes-considérable, II a été regardé comme renfermant un poison dangereux ; et de là vient le nom spécifique qu’il porte. Mais ilparait qu'il n’est pas venimeux ou malfaisant dans toutes les contrées ni dans toutes les saisons où on le pêche, et par conséquent qu’il ne doit ses qualités funestes qu’à la nature des aliments qu’il préfère dans certaines circonstances, et qui, innocents pour ce thoracin, sont mortels pour l'homme ou pour plusieurs animaux. Cet osseux est dès lors un nouvel exemple de ce que nous avons dit dans notre Discours sur la nature des poissons, del’essence et de l’origine de leurs sues vénéneux ; mais il n’en doit pas moins être l’objet de l’examen le plus attentif, ou plutôt des épreuves les plus rigoureuses, avant qu’on ne puisse avec prudence se nourrir de sa chair, dont il sera toujours bien plus sûr de se priver.

La patrie du salin est le Brésil. Ce spare, dont Marcgrave et le prince Maurice de Nassau

lois ce poisson, sous les noms de Spare jub, et de Luljan firginien. D.

“ Perche argentée. Bloch, pl. 511, fig. 1,

* Non mentionné par M. Cuvier. D.

ont laissé chacun un dessin, a la tête petite, la couleur générale d’un bleu argenté, toutes les nageoires jaunes ou dorées , des intestins trèslarges, un ovaire très-grand , et une longueur de trois ou quatre décimètres. Il quitte la mer au printemps pour remonter dans les rivières, et ne revient dans l'Océan que vers la fin de l’automne.

Le jub habite le Brésil comme le salin. La nuque de ce poisson est très-relevée : son dos d’un violet noirâtre ; et chacune de ses nageoires variée de jaune et d’orangé. Ce spare devient deux fois plus grand que le salin ; mais il ne monte pas, comme ce dernier, dans les rivieres. IL s'arrête entre les rochers voisins des embouchures des fleuves; il y passe mfame trèssouvent l'hiver; et on y pêche un nombre d’autant plus grand d'individus de cette espèce, que ja chair du jub est très-bonne à manger, et que celle des joues de cet osseux, ainsi que fe sa langue, a été regardée comme une nouryiture des plus délicates. Le prince Maurice a fait un dessin de ce spare; on en trouve un autre, mais mauvais, dans Marcgrave, qui en a donné aussi une description. Le dessin de Maregrave a été copié par Pison; sa description par Willughby : Pun et l’autre l’ont été par Jonston et par Ruyseh. Bloch a publié le dessin du prince Maurice.

C'est dans le Japon que vit le mélanote. Ce thoracin a les dents petites ; et chacune de ses narines n’a qu’un orifice. Ses autres traits sont indiqués dans le tableau générique , ou dans cette note !.

LE SPARE NIPHON ?, Sparus Niphon, Lacep. ‘.

Le Spare demi-lune +, Mesoprion chrysurus, Cuv.; Sparus chrysurus, Bl., Lac.; Sparus semi-luna, Lac.; Grammistes chrysurus, B1., Schn.; Añthias Rabirubia, SChn.®.— Spare

120 rayons à la candale du spare venimeux. — 15 rayons à chaque nageoire pectorale du salin , 1 rayon aiguilonné et 3 rayons articulés à chaque thoracine, 15 rayons à la nageoire de la queue. — 12 rayons à chaque nageoire pectorale du jub- 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine 17 rayons à la caudale. — 3 rayons à la niembrane branchiale du mélanote, 44 à chaque nageoire pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la

3 Perche du Japon. Bloch, pl. 511, fig. 2.

5 Non mentionné par M. Cuvier. D.

4 « Sarda caudäà anreà et Innatä. » Plamier, peintures sur vélin, de la biblioth. du Muséum.

5 Du genre Mésoprion , dans la famille des A canthoptétygiens percoïdes de M. Cuvier. Ce poisson a été décrit deux

Holocyanose !, Scarus cæruleus, Cuv., Bl.; Coryphæna cærulea, Bl.; Sparus holocyaneos, Lacep. ?. — Spare Lepisure, Diacope quadriguttata, Cuv.; Sparus lepisurus, Lac‘. — Spare bilobé 4, Chrysophrys bilobata, Cuv.; Sparus bilobatus, Lac. 5, — Spare cardinal, Chrysophrys Cardinalis, Cuv.; Sparus Cardinalis, Lacep.f. — Spare chinois, Dentex setigerus, Cuv.; Sparus sinensis, Lac. *. — Spare Bufonile, Chrysophrys Sarba, Cuv.; Sparus Sarba, Forsk., Lion., Gm., Lac.; Sparus Psittacus, Lac. #. — Spare Perroquel, Chrysophrys Sarba, Cuv.; Sparus Psittacus, Sarba et Bufonites, Lac. ?.

Le nom de Niphon indique que le premier des neuf spares dont nous allons parler vit dans tes eaux du Japon, dont cette grande île de Niphon fait partie. Bloch a fait connaître ce poisson. La tête de ce spare est petite; sa mâchoire supérieure égale en longueur à l’inférieure, et hérissée, comme cette dernière, de dents semblables à celles d’une lime ; chacune de ses narines garnie d’un seul orifice.

Le tableau générique montre les principales formes et les couleurs les plus riches du superbe spare auquel nous avons donné le nom de Demi- Lune, et dont nous avons trouvé une peinture parmi celles que l'on a exécutées sur vélin d’après les dessins de Plumier, et que l’on conserve dans le Muséum national d’histoire naturelle. Nous n’avons rien à ajouter maintenant au sujet de cet osseux, si ce n’est que ce beau poisson a les deux mächoires aussi avancées l’une que l’autre, que ses pectorales , ses thoracines et son anale sont grises et qu'il habite l'Amérique méridionale.

C’est la mer de cette même partie de l’Amérique qui nourrit l’holocyanéose ‘°, dont nous devons la connaissance à Plumier, et qui n'éblouit pas l’œil de l’observateur par la magnificence de sa parure, mais le charme par les

fois par M. de Lacépède, sous les noms de Spure demi-lune et de Spare queue-d'or. D.

{« Turdus marinus, totus cæruleus. » Plumier, ibid,

3 Du genre Scare, selon M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

5 Du genre Diacope de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. D.

* Capitaine blanc, par quelques navigateurs.

5 Du genre Daurade, Chrysophrys, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïîdes de M. Cuvier. D.

* Du genre Daurade, Chrysophrys, de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D,

TDu genre Denté, Dentex, de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. D.

# Du genre Daurade, Chrysophrys, de M. Cuvier. Famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. M. de Lacépède a décrit ce poisson sous les trois dénominations de Spare Sarbe, Spare Bufonite et Spare Perroquet. D.

* Ce spare Perroquet ne diffère pas du précédent, et aussi du spare sarbe, décrit dans le même article.

480% veut dire tout, et X0XYEC6, bleu.

teintes douces et agréables du bleu qui règne seul sur toute sa surface.

Le lépisure ‘, qui appartient au grand Océan équinoxial, a l'ouverture de la bouche trèsgrande, les dents petites, et le bord supérieur de la partie de la nageoire dorsale qui n’est soutenue que par des rayons aiguillonnés , d’une nuance beaucoup plus claire que le reste de cette nageoire.

Le bilobé vit dans le grand Océan équinoxial, comme le lépisure; et c’est parmi les manuscrits de Commerson que nous avons trouvé les dessins de ces deux spares.

Les mers ou les rivières et leslacs de la Chine sont la patrie du spare cardinal et du spare chinois, dont nous avons vu la figure dans un cahier de manuscrits chinois cédés à la France par la Hollande, et déposés maintenant dans la bibliothèque du Muséum national d'histoire naturelle ?.

Le spare bufonite et le spare perroquet ont été péchés dans le grand Océan équinoxial, et figurés par les soins de Commerson, qui en transmit dans le temps à Buffon, les dessins que j'ai faitgraver. Les dents incisives et molaires qui garnissent la bouche du premier de ces spares , et dont on peut voir la forme représentée sur la même planche que ce bufonite, ont tant de ressemblance avec celles de la vraie dorade, qu’il ne m’a pas paru invraisemblable que dans quelques circonstances on ait pris, ou l’on prit à l’avenir , des dents fossiles de bufonite pour des dents de dorade ; et comme cette erreur peut être de quelque importance relativement aux conséquences que le géoiogue tire quand il compare la patrie actuelle d’une espèce de poisson avec les pays où il trouve des dépouilles de cette même espèce, j'ai désiré que le nom du spare dont la conformation pouvait entrainer une méprise fâcheuse, indiquât l’at: tention avec laquelle on doit observer tous ses traits *; et je l'ai appelé Bufonile par allusion à

4 Le mot lépisure désigne les écailles qui sont sur la caudale du spare auquel nous avons donné ce nom. AËFt signifie écaille, et cùpæ, queue.

2 Voyez, pour le spare chinois, la page 25 de ce cahier exé: cuté en Chine; et pour le spare cardinal , Les pages 46 et 47.

5 3 rayons à la membrane brauchiale du niphon , 14 à chaque pectorale, 6 à chaque thoracine, 16 à la caudale. — 15 rayons à chaque pectorale du spare demi-lune.— 10 rayons à chaque pectorale du spare holocyanéose, 12 à la nageoire de la queue. — 15 rayons à chaque pectarale du lépisure, 17 à La caudale. — {44 rayons à chaque pectorale du bilobé, 41 à la nageoire de la queue. — 7 rayons à chaque pectorale du

DES POISSONS

un des noms donnés à ces molaires fossiles de la véritable dorade, qui diffèrent à peine de celles du spare dont je publie le premier la description.

Au reste, les pectorales du bufonite sont allongées et très-pointues ; et chacune de ses narines a deux orifices inégaux en grandeur.

Le perroquet a , comme le bufonite , les pectorales pointues ; sa dorsale est d’ailleurs basse et allongée.

LE SPARE ORPHE ".

Pagellus centrodontus, Cuv.; Sparus centrodontus. Laroche; Sparus Orphus, Lacep. ?.

Le Ssare marron“, Chromis vulgaris, Cuv.; Sparus Chromis, Linn., Gmel., Lacep. 4. — Spare rhomboide *, Sargus rhomboides, Cuv.; Sparus rhomboides, Linn., Gmel., Lac.f. — Spare bridéT, Sparus capistratus , Linn., Gmel., Lac.®. — Spare galiléen*, Chromis.., Cuv.; Sparus galilæus , Linn., Gmel., Lacep. 1, — Spare Carudse 11, Crenilabrus rupestris, Cuv.; Labrus rupestris , Linn., Gmel.; Lutjanus rupestris, Bloch ; Sparus Carudse, Lac. ‘2.

L’orphe vit dans la Méditerranée, où il a été bien observé, même dès le temps d’Aristote. Il

spare cardinal, 6 à chaque thoracine, 43 à la caudale. — 9 rayons à chaque pectorale da bufonite, 6 à chaque thoracine, 20 à la nageoire de la queue. — 41 rayons à chaque pectorale du spare perroquet, 19 à la caudale.

4 Spare orphe. Daubenton et Haïüy, Enc. méth. — /d. Bonvatlerre, pl. de l'Enc. méth, — « Sparus varius, maculâ «nigrà ad caudam in extremo æqualem. » Artedi, gen. 57, ayn. 63. — Ô Gpwos. Aristot., , 1 5,c.10;etl. 8, c. 15 et 15.— Id. Ælian, 1.5, c. 18, p.275; et. 12, c. 4. — Zd. Oppian.,l.1, p- 6. — Üpows. Athen., I. 7, p.515. — Orphus. Plin., L. 9, c. 16. —.Orphe. Rondelet, part. 4, 1. 5, c. 25, — Orphus, Aldrovarnd., 1. 2, cap. 14, p. 58.— Jonston, 1. 1,t.5, c.{, a. 3, tab. 18 , n. 8. — « Orphus alius veterum. » Gesner, p. 658, 732; et (germ.) fol. 27, a. — Charlet., p. 140, — « Orpheus « veterum. » Willughby, p. 514. — Orphus Rondeletii. Rai, p.155. — Cernua. Gaz. in Aristot.

2 Du genre Pagel, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes, Cuv. — Selon M. Cuvier, ce poisson est l'Orphus de Rondelet, d'Aldroyande et de Willughby, dont M. de Lacépède a traduit la description. Mais Artedi, en réunissant les articles de ces anciens auteurs sous un caractère qui appartient à une autre espèce, en a fait un être imaginaire, qui a été reproduit ensuite aveuglément par ses successeurs, Lionée, Gmelin, etc. D.

5 Castagnole, en Ligurie et en Toscane. — Monachelle, en Sicile, — Spare marron. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Sparus ossiculo se- « cundo pinnarum ventralium in longam setam quasi PrO: « ducto. » Arted., gen. 57, syn. 62. — Ô ypéu, yoouic, #at

xp. Arist., L. 4, c. 8, 9; 1. 5, c. 9; et 1.8, c. 19. — Xpcpus. Ælian., 1. 9, c. 7, p. 516; et 1. 40, c. 41, p. 582. — Zd. Athen,, 1.7. p. 528. — Chromis. Plin., L. 9, c. 16. — Zd. Rondelet, part. 1,1. 5, ©. 21. — /d. Gesner, p. 225 et 264; et(germ.) fol. 26, b. — Id. Aldrov., 1.2, c. 14, p, 168. — Jd. Jonston, L. 1, t.5,c.1,4a.7, 1. 17, n. 14, — Zd. Willughby, p. 550.— /d, Rai, p.141,

+ Type du genre Chromis, dans la famille des Acanthoptérygiens labroïdes, Cuv. D.

croit avec beaucoup de vitesse, pendant qu’il est jeune. IL fréquente les rivages lorsque la belle saison règne : mais il se retire pendant l'hiver dans les profondeurs de la mer ; et l’on a écrit que son instinct le portait à choisir pour le lieu de sa retraite les cavernes sous-marines où abondaient les animaux à coquille. L’orphe perd difficilement la vie; ses mouvements vitaux sont même assez intenses pour que son irritabilité subsiste quelque temps après sa mort, et que ses membres palpitent fortement après qu'il a été disséqué.

La Méditerranée est la patrie du spare marron, comme de l’orphe. Ce spare marron a la tête petite, le museau court, le second rayon de chaque thoracine terminé ordinairement par un filament, une épaisseur un peu considérable, et une longueur d’un ou deux décimetres. Les raies longitudinales qu’il présente sont d’une teinte plus claire que la couleur générale brune qui le distingue, et que rappelle son nom spécifique. Les individus de cette espèce vont souvent par troupes nombreuses. On prétend que, comme plusieurs autres poissons dont nous avons déjà parlé, ils peuvent produire un bruissement très-sensible, en faisant siffler contre les opercules de leurs branchies les gaz qui sortent avec rapidité de leur estomac et de leurs intestins, lorsque ces animaux compriment vivement ces derniers organes. On a aussi écrit, et cette opinion paraît venir d’Aristote, que le

5 Spare brème de mer. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Sparus striis longi- « tudinalibus varius. » Browne, Jamaïc. 446. — « Perça « rhomboïdes. » Catesby, Carol. 2, p. 4, tab. 4. — « Salt « water bream. » D. Garden,

* Du genre Sargue de M. Cuvier, dans la famille des Acanthoptérygiens sparoïdes. IL ne s'agit ici que du poisson envoyé à Linnée par Garden, sous le nom de Salt waterbream. Les synonymes de Browne et de Catesby se rapporteut à deux autres espèces. D.

7 Spare hridé. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

#* Non mentionné par M. Cuvier. D.

® Sparus galilœus, Hasselquist, iter 545, n° 76; Spare vert blanc. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

410 M. Cuvier soupçonne que ce poisson doit être placé dans son genre Chrumis, de la famille des Acanthoptérygiens labroïdes. D.

4 Labre carude. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Zd. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — « Sciæna margine supe- « riore caudæ maculà fuscà notato. » Mus. Ad. Frid. 1, p. 63. — Carudse. Strom. Soudm. 291. — < Lutjanus rupestris, ça- « rass:n de mer. » Bloch, pl. 250.

12 Du sous-geure Crénilabre , dans le grand genre Labre de M. Cuvier, et de la famille des Acanthoptérygiens labroides. D.

spare marron devail être compté parmi les poissons dont l'ouicest la plus fine.

C’est dans les mers de l’Amérique septentrionale que l’on trouve le rhomboïde etle bridé.

Le galiléen:est du petit nombre des thoracins qui ont plus de six rayons à chaque thoracine. Son nom spécifique annonce qu’il habite dans Ja Galilée: on l’y a vu dansle lacde Génézareth; et quelques auteurs se sont plu à écrire que l’on devait rapporter à cette espèce les poissons pris en si grand nombre dans le lac de Galilée, lors d’une fameuse pêche dont saint Luc a parlé !.

Le carudse, que l’on a observé dans la mer qui baigne les côtes de la Norvège , a les opercules garnis de petites écailles ; et sa couleur générale est grise. Siles opercules de ce poisson sont dentelés, ainsi que Bloch l’a écrit, et ainsi que le montre la figure publiée par ce naturaliste , il faudra placer ce carudse parmi les lutjans, dans le genre desquels il a été inscrit par le célèbre ichthyologiste de Berlin.

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