‹ Histoire naturelle de LacépèdeChapitre 358 sur 535 · LE CHETODON BIMA- CULÉ · texte numérisé non relu

LE CHETODON BIMA- CULÉ

trente neuf rayons articulés à la nageoie du dos; vingt-huit rayo: s à la nageoire de l'anus; deux orifices à chaque narine ; la couleur générale comme enfumée; d ux bandes transversales elnoirätres. placées dr manière à passer l'une sur l'œil et l'autre sur la base de la pector.le.

LE CHETODON GALLINE.

Treize rayons a'guillonnés et vingtquatre rayons articulés à la nageoire du dos; trois rayons aignillonnés et dix-huit rayons

ME articulés à la nageoire de l'anus; LE CHETODON TROIS- la candale un peu arrondie; les BANDFS. écailles ciliées ; svize raies longitudinales et brunes; et trois bandes transversales, noires, et bordées de jauue, de chaque côté de l'animal.

/ Onze rayons aiguillonnés et seize rayous articués à la dorsale; 22. quatre rayons aignillonnés et LE CHÉTODON TÈTRA- quatorze rayons articulés à l'a- CANTHE. nale; la caudale arrondie ; cinq

ou six bandes lransversales, noires, larges, et un peu irrégulières.

LE CHÉTODON BORDÉ!,

Glyphisodon saxatilis, Cuv.; Chætodon saxatilis, Linn., Chætodon marginatus, Chætodon Maurilii, Bl., Lac.; Cbhætodon sargoides, Lac. ?.

Le Chétedon Curacaos, Glyphisodon Curassao, Cuv.; Chætodon Curaçao, BL., Lac. 4, — Chetodon Maurice 5, Glyphisodon saxatilis, Cuv.; Chætodon saxatilis, Linn.; Chætodon Mauritii, Ch. marginatus, et Ch. sargoides, Lacep. 6. — Chétodon Bengati 7, Glyphisodon bengaleusis, Cuv. Chætodon saxatilis, Forsk.; Chætodon bengalensis, Bloch, Lac.; Labrus macrogaster, Lac. ‘.

Les chétodons sont parés des couleurs les plus vives et les plus agréables. Ils sont aussi

4 Bandoulière bordée. Bloch, p1.207.— Chétodon bordé. Bonuaterre, pl. de l'Enc. méth.

2 Du genre GLYPHISODON, dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes , Guv. M de Lacépède a fait un triple em ploi de ce poisson, sous Les noms 4° de Chélodon bordé, € Chétodon Maurice, et 5° de Chélodon sargoide. D.

# Bandouliere de Curagçuo. Bloch, pl. 212, fig. 1. — 1à Bonunaterre, pl. de l'Enc. méth.

4 Du genre GLYPHISODON , dans la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes, Cuv.

5 Jugua raguare, au Brésil. — Bandoulière du prince Maurice. Bloch , pl. A3, fig. 4.— Jd. Bonnaterre, pl de

l'Enc, méth.

DES POISSONS

très-remarquables par leurs formes; et, cependant on n’a encore déterminé leurs caractères distinctifs que d’une manière vague. On a laissé dans le genre qu'ils composent, des poissons qui, malgré leurs grands rapports avec ces chétodons, doivent cependant en être écartés dans une distribution véritablement méthodique et résulière; et on a même placé," parmi ces animaux, des espèces qui présentent des traits opposés à ceux que l’on indique comme devant servir à caractériser ces thoracins.

Il est résulté de cette négligence, non-seulement une confusion que l’on ne doit plus laisser subsister en histoire naturelle, mais encore de grandes difficultés pour reconnaitre le genre et pour séparer avec netteté les espèces l'une de l’autre. Ces difficultés onvété d’ailleurs d’autant plus embarrassantes, que le groupe formé par les vrais chétodons est tres-nombreux.

Nous avons done cru devoir chercher avec beaucoup de soin à rectifier la nomenclature et par conséquent la distribution des chétodons, et des poissons que l’on avait mêlés à tort avec ces animaux, Comme nous avons tàché de rectifier l’arrangement et les dénominations des labres , des spares, des sciènes, des persèques, et d’autres osseux voisins de ces derniers.

Nous avons eu recours, pour la réforme de l’ordre établi parmi les chétodons, aux moyens que nous avons employés pour distribuer convenablement les persèques, les holocentres, les sciènes, les bodias, les spares, les labres, etc., et voici le résultat de notre travail à ce sujet.

Le mot chélodon ! désignant des dents plus ou moins déliées et semblables à des soies ou poils flexibles, mobiles et élastiques, j'ai cru ne devoir laisser dans le genre des véritables chétodons, que les poissons qui offraient ce caractère remarquable et facile à saisir, et qui montraient de plus un museau au moins un peu avancé, une ouverture très-étroite à leur bouche , de petites écailles sur une ou plusieurs de leurs nageoires, ou un corps tres-élevé, et

#ce poisson ne diffère pas spécifiquement de celui qui est décrit dans ce imémearticle, sous le nom de Chétodon borde. Voyez lanote2. D.

7 Banuoulière de Bengale. Bloch, pl. 245, fig. 2. — Jd.

zonuaterre, pl. de l'Enc. méth,

* Du même genre (GLYPHISOwON) que les précédents , dans fa famille des Acauthoptérygiens sciénoïdes , Cuv. M. de La-

cépède a décrit deux fois ce poisson, sous les noms4o de Labre macrogustére, et 2 de Chétodon bengali. D.

UChaïile, en grec, signifie des poils ou soies.

enfin le corps et la queue très-aplatis dans le sens de leur largeur.

Nous avons retranché de leur genre, et placé dans de petites familles particulières,

Premièrement, les po:ssons qui diffèrent de ces véritables chétodons par des aiguillons entièrement ou presque entièrement dénués de membrane , et placés isolément au-devant de la nageoire du dos; nous les avons nommés Acanthinions ;

Secondement, ceux qui ont reçu deux nageoires dorsales, et que nous appellerons Chétodiplères ;

Troisièmement, ceux dont l’opereule est dentelé, qui n’ont qu’une dorsale, et dont le nom générique sera Pomacentre ;

Quatrièmement, ceux que nous appelons Pomadasys, dont le dos est garni de deux nageoires, et l’opercule dentelé ;

Cinquièmement, ceux qui ont leurs opercules armés de piquants, et que nous distinguons par la dénomination de Pomacanthes ;

Sixièmement, ceux dont les opercules dentelés sont aussi hérissés de pointes ou aiguillons, et que le nom d’Holacanthes distinguera ;

Et septièmement, ceux qui ont une dentelure, des aiguillons, deux nageoires du dos, et auxquels le nom d’EÉnoploses appartiendra.

Les espèces renfermées dans les sept genres que nous venons de désigner, ont d’ailleurs des dents sétacées comme les espèces pour lesquelles nous avons réservé le nom générique de Chetodon. Mais nous avons séparé de nos chétodons, par des motifs bien plus grands, les Glyphisodons , qui ont les dents erénelées ; les Acanthures, dont les côtés de la queue sont armés d’un ou de plusieurs aiguillons, dont les dents n’ont pas la flexibilité et la mobilité des poils où des soies ; les Aspisures, dont une sorte de bouclier revêt les côtés de la queue ; et les Acanthopodes , dont les nageoires thoracines ne sont composées que d’une ou de deux épines.

Nous avons done réparti en douze genres les thoracins que l’on n'avait encore inscrits que dans un ou deux genres, et que l'on n'avait nommés que Caélodons où Acanthures.

Le genre auquel nous avons conservé exelusivement le nom de Chétodon , renferme cependant quarante espèces.

Quels sont les traits qui leur appartiennent ?

Nous venons d’indiquer la grande compres-

sion de leur corps et de leur queue, les téguments écailleux deleurs nageoires, la petitesse de leur bouche, la nature de leurs dents. Ces dents, quelquefois disposées sur une seule rangée, le plus souvent composent plusieurs rangs trèsserrés. Les opercules sont tantôteouverts et tantôt dénués d'écailles semblables à celles du dos. Ces dernieres, arrondies ou rhomboïdales, grandes ou petites , sont unies ou ciliées, ou dentelées dans leur circonférence. Nous verrons, dans un de nos Discours généraux, ce que l’on doit principalement observer dans la conformationintérieure de nos chétodons : mais disons que leurs couleurs sont presque toujours briilantes et contrastées; que l'or, l'argent, le rouge, le bleu, le beau noir, le blancde lait sont répandus avec éclat sur leur surface, en raies longitudinales, en bandestransversaies peu nombreuses ou très-multipliées, en lignes courbées en différents sens, en rubans déployés particulièrement sur l'œil ou sur l’opercule, en taches larges etirrégulières, entaches régulièreset moins étendues, en taches rondes, colorées et bordees de manière à imiter une prunelle entourée de soniris.

De si beaux assortiments charment d'autant plus les yeux, que les chétodons nagent avec vitesse. Leur queue n’est pas longue, mais elle est très-haute; et d’ailleurs étant terminée par une large nageoire, elle peut frapper l’eau avec force, et communiquer à l'animal des mouvements rapides.

Cette vivacité dans les évolutions des chétodons , n’est cependant pas la seule cause qui ajoute à l’agrément deleur parure. Leurs écailles ont une sarface très-polie; et ils n’habitent que dans des eaux assez voisines de l'équateur, pour qu'ils ne puissent s'approcher des rivages, ou de la surface des mers, qu’en réfléchissant un très-grand nombre de rayons lumineux.

On n’a rencontré, en effet, de chétodons vivants que sous la zone torride, ou à une distance très-petite des tropiques, soit dans l’ancien , soit dans le nouveau continent; et voilà pourquoi ces animaux ne sont connus que depuis la découverte du Nouveau-Monde et l’arrivée des Portugais dans les Grandes-Indes ; et néanmoins il n’est presque aucune contrée où l’on n'ait trouvé des poissons fossiles ou des empreintes de poissons , et où l'on n’ait vu des restes ou des images de quelque espèce de véritable chétodon. Ce fait, digne de l'attention des géologues , a été particulièrement vérifié

auprès de Vérone, où l'on a découvert, sous leg couches de lave du mont Bolea , des individus trés-bien conservés du chétodon vespertilion et du chétodon teira, que l’on ne pêche que äans la mer du Japon, dans celle des Grandes-Indes, ou dans celle d'Arabie.

Nous avons donc une grande raison de plus, de déterminer avec précision les caractères distinctifs des espèces de chétodons. Parcourons ces caractères, et exposons ceux que nous n’avons pas décrits dans le tableau générique qui précède cet article.

Le bordé n’a de rayons aiguillonnés qu’à la nageoire dorsale. Toutes les nageoires se terminent en pointe très-avancée. Les thoracines sont de plus en forme de faux. La partie de la dor- Sale qui n’est soutenue que par des rayons articulés, est presque entièrement semblable à celle de l'anus par sa figure et par ses dimensions ; et elle présente l’image d’une sorte de fer de lance. Les écailles sont grandes. L'anus est trèsrapproché de la caudale. Le tour des yeux est ovale, au lieu d’être rond. On ne voit qu'un orifice à chaque narine. La couleur générale est jaunâtre, et relevée par sept ou huit bandes transversales brunes, et placées de chaque côté sur la tête, le corps, la queue, ou la caudale. Ce sont ces bandes transversales et des bandes analogues observées sur plusieurs chétodons, qui ont fait donner à ces poissons le nom de Bandoulière.

Le bordé ne parvient ordinairement qu’à la longueur de deux ou trois décimètres. Il se plait dans la mer qui baigne les Antilles. 11 y vit dans les endroits pierreux, et auprès des embouchures des rivières. 11 se nourrit de trèspetits poissons; et sa chair est agréable au goût.

Le chétodon curaçao tire son nom de l'ile de Curaçao, dont il habite les environs. Sa chair est grasse et de bon goût. Il a de petites écailles sur la tête, les opercules, la base de la dorsale, de la caudale, et de la nageoire de l’anus. La ligne latérale est interrompue; l'iris blane, bordé de jaune ; et la couleur générale, d’un bleu mêlé d’argenté et de violet,

Le Brésil est la patrie du Maurice. Ce poisson porte le nom du prince de Nassau , qui l'a fait connaître. Il a quelquefois sept décimètres de longueur. Sa chair est blanche et agréable au goût. Il a le corps et la queue plus allongés qu’un très-grand nombre d’autres chétodons

DES POISSONS

les thoracines jaunes ; les pectorales d'un bleu foncé, et les autres nageoires d’un bleu clair mêlé de rouge à leur base.

Le bengali, dont le nom indique l’habitation, montre de petites écailles sur la tête , les opercules, la base de l’anale, de la caudale et de la nageoire du dos; une ligne latérale interrompue ; un brun mêlé de bleu sur le bord des nageoires; et un jaune foncé sur la base de ces organes de mouvement ‘.

LE CHÉTODON FAUCHEUR ?,

Ephippus falcatus, Cuv.; Chætodon punctatus, Linn, Gumel. ; Chætodon falcatus, Lac. *.

Le Chétodon Rondelle +, Glyphisodon ...,Cuv.; Chætodon rotundus, Liun., Gmel.; Chætodon rotundatus, Lac. 5. — Chétodon sargotde #, Glyphisodon saxatilis, Cuv.; Chætodon saxatilis, Liun., Gmel.; Chætodon sargoides, Ch. Mauricii, et Ch. marginatus, Lacep. 7. — Chétodon cornu Heniochus cornutus, Cuv.; Chætodon cornutus, Bloch, Lac.; Chætodon canescens, Seb. *.— Chétodon tachelé 19, Siganus guttatus, Cuv.; Teuthis Java, Linn., Gmel.; Chætodon guitatus, BL, Lac. 4. — Chétodon tache-noire ‘3, Chætodon uni-maculatus. Bloch, Cuv.; Chætodon nigromaculalus, Lac. 4. — Chétodun soufflet 4, Chelmou longirostris, Cuv.; Chætodon longirostris, Brouss., Liun., Gmel., Lac. 5. — Chétodon cannelé 15, Chætodon canaliculatus, Lac. ‘7, — Chétodon pentacanthe, Platax pentacanthus, Cuv.; Chætodon orbicularis, Forsk.; Chætodon arthritus, Bell; Chætodon pentacanthus, Chætodon Gallina, et Acanthinion orbicularis, Lacep. !#, — Chétodon allongé, Chætodon elougatus, Lac. 4.

On trouve en Asie le Faucheur, dont les yeux sont grands et rouges ; et dans l’Amérique mé-

4 12 rayons à chaque pectorale du chétodon bordé, 20 à la nageoire de la queue. — 12 rayons à chaque pectorale du chétodon curaçao, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la caudale. — 14 rayons à chaque pectorale du chétodon maurice, 6 à chaque thoracine, 48 à la nageoire de la queue. — 4rayons à la membrane branchiale du chétodon bengali, 16 à chaque pectorale, 6 à chique thoracine, {18 à la caudale.

2 Chétodon faucheur. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

3 Du sous-genre CAVALIEB, Ephippus. dans le grand genre CHETODON. de la famille des Acanthoptérygiens squamipennes, selon M. Cuvier. D.

4 « Chætodon rotundatus cinereus, etc. » Mus. Ad. Frid. 4, p. 64. — Chétudun runderle, Daubenton et Haüy, Enc. méth. — Id Bounaterre, pl. de l'Enc. méth.

5 M. cuvier croit pouvoir rapporter ce poisson au genre GLYPHISODON, daus la famille des Acanthoptérygiens sciénoïdes. D.

5 « Sargus subrotundus et fasciatus. » Plumier, peintures sur vélin. déjà citées.

7 Du geure GLYPHISODON, Cuv., dans la famille des Acanthoptérygieus scién: id-s, Cuv. Ce poisson a été décrit trois fois par M. de Lacépède, sous les noins 1° de Chétodon bordé, 29 de Chétodon de Maurice, et 5° de Chétodon sargoëde. D.

# Tranchir, par plus. navigiteurs français. — See reiher, par les Allemands. — Beiina, Jung, djantan, dans les Andes orientales. — /araansche vaandrig, par les Hoilandais des Indes orientuies. — CAglodon cornu. Daubenton et

ridionale, ainsi que dans les Grandes-Indes, le chetodon rondelle, dont le nom indique sa hau= teur, sa compression, etla courbure de sa ligne dorsale *.

Aueun naturaliste n’a encore publié la description du sargoïde, dont Plumier a laissé un tres-beau dessin ; la couleur générale de ce poisson est d’un jaune doré; et on voit une tache bleue au-dessous de chaque œil.

Le cornu tire son nom de deux aiguillons qu’il a ordinairement au-dessus des yeux, et qui représentent deux petites cornes. Des écailles très-petites ; deux rangées de dents à chaque mâchoire ; les deux mâchoires également avancées ; deux orifices à chaque narine; le dos très-élevé; l’opercule arrondi , et couvert, ainsi

Haüy, Enc. méth. — Héron de mer. Bloch, pl. 200, fig. 2. — « Chætodon aculeis duobus brevibus supra oculos, ossiculo «tertio pinnæ dorsalis longissimo. » Artedi, syn. 70. — Lagerstr. Chin., p. 25. — Séba, Mus. 5, p. 63, n.6, tab. 25, fig. 6. — « Tetragonoptrus magis latus quäm longus. » Kleiu, Miss. pisc. 4, p. 59, n. 15, tab. 12, fig 2. — « Tetragonoptrus tribus « lineis latis. » 1d, ib. n. 14, t. b. 12,fig.5.—Geflander tom petler. Valeutyn, Ind, 5, p.598, n. 168, t. p. 402, fig. 168.— Ikan parooli. 1. ib. p. 101, n. 477, t. p. 406, fig. 177; t. p. #0, n. 204, fig. 201. — Alferez djuva. Id. ib. p. 495, n. 436, f. 456.— Jcan swuangi. Ruysch, Theatr. anim, 1, p. 2, n. 49, tab. 1. fig. 19—Bezsauntje klipvisch. Renard, Poiss. 1, p.3,pl.5, fig. 15; et p. 21, pl. 12, fig. 76. — Speervisch, moorsche afyodt.1d. ib. 2, pl. 59, fig. 475. — « Zanchus « transversè fasciatus, radio pinnæ dorsalis..….lougissimé re- « troducto, » Commerson, manuscrits déjà cités. — « Chæto- « don nigro, flavo, exalbido, transversim fasciatus, aculeo « utrinque crasso, brevi, super oculos. » Id. ib.

* Dugenre COCHER, Heniochus, Cuv.. dans le grand genre Cugropon, de la famille des Acanthoptérygiens squamipennes. D.

10 Bandoulière lachetée. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth. — Bloch, pl. 496. — « Hepatus caudà fronteque inermibus, » Gronov. Zooph. 552. — Lreervisch. Valent. Ind, 3, p.559, f. M0. — Theulhie Java. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— Id. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

4 Du genre SipJan, Sigunus où Amphacanthus, dans l'ordre des Acanthoptérygiens theuties. D.

43, Chætodon unimaculatus. Baudoulière à tache. » Bloch, pl. 201, fig. 1.— Chétodun tache-noire. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

45 Du sous-genre CBÉTODON, dans le grand genre des Chétodons | famille des Acanth.ptérygiens squamipennes), Cuv. D.

44 Broussonnet, Ich'hyol. dec, 1, n. 6, tab. 7. — Chélodon soufflet. Bonuaterre, pl. de l'Euc. méth.

15 Du sous-genre CHELMON, dans le grand genre CHÉTODON, selon M. Cuvier. D.

16 (hæodn canaliculatus, Act. de la soc. Linn. de Londres, L. 5, p. 55.

47 Non mentionné par M.Cuvier, D.

18 Du sous-genre PLATAx, dans le genre grand CHÉTODOR, selon M. Cuvier. Ce poisson a été décrit trois fois par M. de Lacépède, sous les noms 10 de Chétodon pentacanthe, 2? ds Chétodon galline, et 59 d'Acanthinion orbiculaire. D.

4 Non mentionné par M. Cuvier. D.

4 Si, contre mon opinion, le faucheur et la rondelle n'ont la caudale ni fourchue, ni en croissant, il faudra les placsr dans le second scus-genre des Chétodons.

que la tête et même le museau, d’écailles semblables à celles qui revêtent le corps. la couleur générale argentée; une bande transversale , large, noire, quelquefois divisée en deux, passant au-dessus de l’œil, et s'étendant depuis les premiers rayons aiguillonués de la dorsale jusqu'aux thoracines ; une seconde bande transversale, de la même couleur, et qui regne depuis l'extrémité du plus long rayon de la nageoire du dos , jusqu’au bout du rayon le plus allongé de l’anale ; une troisième bande noire, terminée par un croissant gris, et située sur la caudale; tels sont les principaux caracteres que montre le cornu, indépendamment de ceux qui sont indiqués pour ce chétodon, sur le tableau de son genre. On le trouve dans les Grandes-Indes, et, suivant Commerson, sur les rivages garnis de coraux ou de madrépores de la Nouvelle-France ct de quelques îles du grand Océan équinoxial. Sa chair est de bon goût,

Les eaux du Japon nourrissent le tacheté. Son corps et sa queue sont allongés; ses deux màchoires également avancées ; ses lèvres fortes ; celle de dessus peut-être un peu étendue, à la velonté de l’animal. Chaque opercule n'est composé que d’une pièce. La couleur générale est grise.

Linnée a établi un genre particulier de poissons osseux sous le nom de Z'euthus. I l’a placé parmi ses abdominaux, à la suite des silures ; et il l’a composé de deux espèces. Nous croyons devoir supprimer ce genre, dont la premiere espèce est un véritable acanthure , ainsi qu’on le verra dans cette Histoire, et dont la seconde, que l’on a péchée à Java, n’est que le chétodon tacheté.

On a observé aussi au Japon et dans les fndes orientales, le chétodon tache-noire, qui a deux pièces à chaque opercule , les écailles du dos argentées et tachees de jaune, les nageoires jaunâtres, l'extrémité de la dorsale et de l'anale et la base de la caudale, d'un brun marron.

Le soufilet, dont on doit la connaissance à notre savant confrère M. Broussonnet, se plait dans les eaux du grand Océan. La forme remarquable de son museau doit lui donner des habitudes analogues à celles du Chétodon museauallongé, dont nous parlerons dans un des articles suivants. Sa langue, son palais etson gosier sont dénués de dents et d’aspéritès. Le dessus de la tête est brunâtre, et le dessous d une eou-

leur de chair argentée; une raie noire e4 une

raie blanche bordent l'extrémité de la dorsaie et de la nageoire de l'anus, sur laquelle on voit d’ailleurs une tache noire et œillée; la caudale et les pectorales sont d’un vert de mer relevé par le jaunâtre de la base de ces nageoires,

Le cannelé , que le célèbre Mungo Park a décrit dans les Actes de la Société linnéenne de Londres, et que l’on a vu à Sumatra, a beaucoup de rapports avec le tacheté. Chacun de ses opercules est composé de deux pièces ; ses écailles sont très-petites , et sa chair est agréable au goût !.

Commerson a laissé dans ses manuscrits des dessins du pentacanthe et de l'allongé, qu'il a observés dans le grand Océan. Le pentacanthe a le dos très-élevé, les écailles petites , serrées et répandues non-seulement sur une grande partie de la tête , sur le corps et sur la queue, mais encore sur la base de la dorsale , de la caudale, et de la nageoire de l'anus , qui est presque triangulaire.

La dorsale de l’allonge commence au-dessus des yeux; et ses deux mâchoires sont à peu près aussi avancées l’une que l’autre.

LE CHÉTODON COUAGGA, Chætodor Couagga, Lac. ?.

ET-£LE CHÉTODON TÉTRACANTHE.

Ephippus tetracanthus, Cuv.; Chætodon tetracanthus, Lac:

Nous avons trouvé dans les dessins de Commerson la figure de ces deux chétodons , dont

“4 rayons à la membrane branchiale du chétodon faucheur, 17 à chaque pectorale, t rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la nageoirede la aueue, — 10 rayons à chaque pectorale du chétudon ronäelle, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 6 à la nageoire de l'anus du chétudon sargoïde. — 4 rayons à la membrane brancinale du chétodon:cornu, 14 à chaque pectorale, { rayon aignillonné eb à rayons articulés a chaque thoracine, 5 rayons aisuillonnéset 29 rayons articulés à l'anale, 16 rayons à la nageoire de la queue: — 15 rayons à chaque pectorale du chétodon tacheté, 16 à la caudale. — 4 rayons à 4 membrane branchiale du chétodon tache-noire, 14 à chaque pectorale, 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 46 rayons à la nageoire de la queue. — 5 rayons à la membrane brauchrale du chétodon soufflet, 13 à chaque pectorale, { rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 25 à la caudale. — 4 rayous à la membrane branchiale du chéodon cannelé, 18à chaque pectorale, { rayon aisuillonué et à rayons articulés à chaque thoracine, 18 rayons à la nageoire de la queue.

2 Non mentionné par M. Cuvier.

ë Du sous-genre CAVALIER, Ephippus, Cv, dans le grand

DES POISSONS

{a description n’a pas encore été publiée par les naturalistes. Nous avons donné au premier le nom de Couaggu, à cause de quelque analogie que l’on peut remarquer entre la distribution de ses couleurs et la disposition des bandes qui ornent le couagga de l'Afrique méridionale.

Indépendamment de trois bandes dont nous venons de parler dansle supplément au tableau de son genre, on voit une tache noire sursa queue, une autre tache de la même nuance, mais plus petite, sur chacun des côtés de cette même partie du poisson, et une raie noire et oblique qui s'étend depuis l’œil jusque auprès de l’ouverture de la bouche. La partie inférieure de l’animal est d’une teinte beaucoup plus claire que ses côtés et sa partie supérieure. Les écailles qui le revétent sonttres-petites.

Le tétracanthe a les deux mâchoires égalementavancées ; l’operculedénuéde petites écailles ; et la partie de la dorsale, que des rayons aiguillonnés fortilient, très-arrondie et très-distincte de l’autre portion.

LE CHÉTODON POINTU !,

Heniochus macrolepidotus , Cuv. ; Chætodon macrolepidotus, Lian., BL, Lac.; Chætodon acuminatus, Linn., Lac. 1.

Le Chétodon queue-blanche®, Chætodon leucurus, Linn., Gmel., Lac. 4. — Chétodon grande-érailles, Heniochus macrolepidotus. Guv ; Chætodon macrolepidotus , Linn., 8L., Lac.; Chætodon acuminatus, Linn., Lac. 6.—Chétodon Argus T, Ephippu. Argus Cuv:; Chætodon Argus, Linn., Gmel., Lac. #. — Chétodon vagabond Ÿ.Chætolon vagabundus, Cuv.. Bloch, Lacep. {0.— Chélodon Forgeron , Chætodon Faber, Linn., Gmel., Cuv., Bloch, Lacep. #3, — Chétoudon Chi, Chætoion chilensis, Molina, Linn., Gmel., Lacep. 4, — Ch'todon à bandes 4, Chætodon fasciatus, Forsk., Linn., Gmel., Lac.; Chætodon flavus, Bl., Schn. 1.

Le tableau générique présente les principaux traits de ces chétodons : achevonsleurs portraits

genre CnéropoN, de la famille des Acanthoptérygiens squamipeunes. D.

4 Mns. Ad. Frid. 1, p.65, tab. 55, fig. 5. — Chétodon pointu. Daubeuton et Haüy, Enc. méth. — 1d. Bonnaterre, pl. de Enc. méth.

2 Du sous-genre COCHER, Heniochus, dans le grand genre Cuéropon, de la famille des Acanthoptérygiens squamipennes, selon M. Cuvier. M. Cuvier regarile ce poisson commie ure simple varieté de l'espèce qui est comprise dans ce même article, sous le nom de Chétodon grande-écaille. Ainsi M. de Lacépède l'a decrit deux fois, 4° sous le nom de Chétodon pointu, el 20 de Chétodon g'ande-écaille, D.

3 Chétodon pélit-Deul. Daubeanton e tHaüy, Enc. mictl,— Id. Bonnaterre, pl. de l'Ene. meth.

4 Non mentionné par M. Cuvier. D.

en disant que le pointu des deux Indes a le museau avancé, la couleur générale blanchâtre, et des bandes transversales brunes ;

Le chétodon queue-blanche d'Amérique.

des dimensions très-petites, et les thoracines pointues ;

Le chétodon grande-écaille, des Indes orien

5 Tafel visch, Groote tafel fisch, Przaante klipfisch Moorse afgott, Speer visch, Pampus visch, Vaandrager par les Hollandais.— can pampus, Trreloc, aux Inde orientales. — Bloch, pl. 100 , fig. 4.— Chétodon grandeécaiile. Daubenton et Haüy, Enc. méth. — /d. Bonnaterre pl. de l'Ene. méth. — « Chætodon macrolepitlotus.… ossiculo « quarto pinnæ dorsalis lougissimo, ele. » Artedi, spec. 94. — Gronov. Mus 2, p 27, n. (94; et Zooph., p.69, n. 254. — Séba, Mus. 5,p 66, u.8,tab. 25, fig & — Klein, Miss. PisC. 4 p.37. n. 12, tab. 44, fig. 2. — Valent. Ind. 3, p. 418 ,n. 524, fig. 524, — Ruysch, Pisc. Amboin., t. 1, £ 1.— Renard, Poiss. 4, p. 5, n.415,t.5,f.13.—2,t.1,f.1;ett. 9,1. 44; et t. 16, £. 75.

5 “ième espèce que la première de cet article, ou le Chetodon nointu. Ainsi ce poisson est dérrit deux fois par M. de Lacépède , sous les noms 1° de Chétodon grande-écaille, et 20 de Chétodon pointu (celui-ci n'étant qu'une simple variété du premier). D.

7 Stercorario, par les Italiens. — Cevlackter klip-visch , Stront-visch, Gesterden ralohea-visch, par les Hollandais. — Jean taki, Ican fay, Cacato-ha babinrang, Ican catohea babintang, par les indigèues des Grandes-Indes. — Bioch, pl. 204, fig. 1.— Chétodon argus. Daubenton et Hiüy, Ene méth. — /d Bouuaterre, pl. de l'Enc. méth.— « Rhomboïdes ventre cæruleo , etc. » Klein, Miss. pisc. 5, p. 56,0. 4. — Willughby, App., p-2. tab. 2, fig. 2. — Nieub. lud. 2, p. 269, fig. 6 — Ruysch, Pise. Amboin., p.35, n. 6, tab. 17, fig. 6. — Renard, Poiss. 2, t. 50, f. 241. — Valent. Ind.5, p. 405. fig. 180.

# Du sous-genre CAVALIER, Ephippus , dans le grand genre CuéTopoON, de la famille des Acanthoptérygsiens squamipennes. D.

® Schwnrmer. par les Allemands. — Douwing prinz, Douw'inghertogin.Princesse-visch, Japansche prius, par les Hollandais. — 1can poetri, Parammpoeva, Ican sajadji, par les indigènes des Grandes-Indes, — Chetodon sourcil. Daubenton et Haüy, Enc. méth.— /d. Bunnaterre, pl.de l'Enc. mêth. — Mns. Ad. Frid. 2, p. 71. — Séba, Mus. 8, tab. 25, Hg. 3. — Klein, Miss. pise. 4 p. 36, n. 5, tab. 9, fig. 2, — Valent. Ind 3, p. 351, n. 34, f. 34; p. 359, n. 43, fig. 4 et p. 393, n. 157, fig. 197. — Renard, Poiss. 1. p. 16, n 5, tab. 8, fig. 58; p. 32, n. 116, tab. 21, fig. 116 et p. 34, n. 126, tab. 23, fig. 126. — Princesse. Ruysch, Pise. Amboin., p. 28. tab, 14, fig. 17. — Bloch, pl. 204, fig. 2.

0 Du sous-genre des Cméronons proprement dits, dans le grand genre CGnéropon (famille des Acanthoptérygiens squamipennes). D.

14 Chélodon forgeron. Bloch, pl. 212, fig. 2. — Broussonnet, Ichth. dec. 4, n. 5, tab. 6. — Chétodon enfumé, Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

12 Du sous-genre des Cwéropons proprement dits, dans le grand genre GuÉronon, Guv. D.

13 Holina. Hist. nat, Ghil., p. 200 — Chétodon doré. Bonnaterre, pl. de lEnc. méth.

‘8 Non mentionné par M. Cuvier. D.

35 Forskael, Faun. Arab., p 39, n. 80. — Chétodon bigarré (Chætodon varicgatus). Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

16 Du sous-gente des Caéronons proprement dits, dans le grand genre CHérovon de M. Guvier, famille des Acçanthoptérygiens squamipennes. D.

tales, les deux mâchoires aussi avancées l’une que l’autre, la tête couverte de petites écailles, la couleur générale argentine, deux bandes transversales brunes, deux taches de la même couleur sur la tête, la chair grasse et d’une saveur délicate qu’on a comparée à celle de la xole , et une grandeur telle que sa hauteur est très-considérable, et son poids de douze ou treize kilogrammes ;

L'argus, de la partie de l’Asie voisine des tropiques, les mâchoires égales, les nageoires courtes et jaunes, l’habitude de suivre les vaisseaux, et de se nourrir des restes de table qui sont jetés dans la mer, ou celle de pénétrer par les rivières dans les marais d’eau douce, afin d'y trouver un grand nombre des insectes qu'il aime ‘;

Le vagabond, des mêmes contrées orientales que l’argus, deux pièces àchaque opercule, une bande noire, fléchie en crochet, placée vers l'extrémité de la queue, et étendue depuis la nageoire du dos jusqu’à celle de l’anus, l’extrémité de ces deux nageoires et de la caudale bordée de noir, un croissant noir sur cette même nageoire de la queue, une chair grasse, ferme, et d’un goût agréable ;

Le forgeron, qui vit dans l’Amérique méridionale, et que mon confrère, M. Broussonnet, a décrit le premier, la tête revêtue de petites écailles, la couleur générale argentine, et la dorsale, la caudaleet l’anale d’un bleu foncé? ;

Le chétodon chili, qui porte le nom du pays

4 L'argus appartient aux eaux de la partie méridionale de l'Asie, et néanmoins on a vu des restes d'un individu de cette espèce parmi les poissons fossiles du mont Bolca près de Vérone. Ichthyolithologia Veronensis, etc. Voyez, à ce sujet, notre Discours sur la durée des espèces.

2 4 rayons à la membrane brauchiale du chétodon pointu, 16 à chaque pectorale, { rayon aiguillonué et 5 rayons articulés a chaque thoracine, 47 rayons à la nageoire de la queue. — 10 rayons à chaque pectorale du chétodon queue-blanche , 1 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 26 rayons à la Caudale. — 16 rayons à chaque pectorale du chétodou grande-écaille, 4 rayon aiguilonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 48 rayons à la nageoire de la queue. — 4 rayons à la membrane branchiale du chétodon argus. 18 à chaque pectorale, {4 rayon aiguillouné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 14 rayons à la caudale, — 18 rayons à chaque pectorale du chétodon vagabond, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 44 rayons à la nageoire de la queue. — 8 rayons à la membraue branchiale du chétodon forgeron, 16 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine , 20 rayons à la caudale. — 6 rayons à la membrane pranchiale du chétodon chili, 42 à chaque pectorale, 18 à la nageoire de la queue. — 16 rayons à chaque pectorale du chétodon à bandes, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 16 rayons à la caudale.

| ou il a été découvert, trois lames a chaque

opereule, des écailles tres-petites, sa première bande noire, la seconde et la troisieme grises, la quatrième et la cinquième grises et noires, unetache grande, ovale et noire sur la queue, la dorsale jaune, la nageoire de la queue argen téc et bordée de jaune;

Etenfin le chétodon à bandes, que Forskael a vu en Arabie, la lèvre supérieure extensible, la dorsale rayée de roux , de noir, de jaunâtre et de jaune, les pectorales verdâtres, les thoracines jaunes, la caudale jaunâtre et chargée d’une bande brune.

LE CHÉTODON COCHER de Chætodon Auriga, Forsk., Linn., Gmel., Cuv., Lac. 1,

Le Chétodon Hadjan 5, Chætodon mesoleucos, Linn., Gm.; Chætodon Hadjan , Forsk., Lacep. 4. — Chétodon peint 5, Chætodon pictus, Forsk., Lac. 4.

Les eaux de l'Arabie nourrissent cestrois chétodons. On doit remarquer les quatre bandes transversales et rousses qui s'étendent sur la tête du premier, la bande noire qui passe sur ses yeux, la bordure noire de l’extrémité de sa dorsale, les raies blanches , jaunâtres et noires de sa nageoirede l'anus, et les nuances rousses de sa caudale 7;

La bande noirâtre qui s'étend sur l’œil de l’hadjan, la couleur verdâtre de ses pectorales, le blanc de ses thoracines, le brun de ses nageoires de l'anus et du dos, ainsi que le noir de sa caudale dont l’extrémité est très-transparente # ;

4 Forskael, Faun. Arab., p. 60, n. 81. — Chétodon cocher. Bonpaterre, pl. de l'Enc. méth. (Nota. Le nom de Cocher donné à ce chétodon vient du filament trés-long et semblable à un fouet délié, que l’on voit à sa dorsale }. — « Chætodon à tergo flavus, torque nigro, fasciis albis obli- « quatis, ad angulos rectos concidentibus, pinnä dorsali re- « trorsum filo longe appendiculatä. » Commerson, manus crits déjà cités.

2 Du sous-genre des CHÉTODONS proprement dits, dans le grand genre GHETODON de la famille des Acanthoptérygiens squamipennes. D.

5 Forskael, Faun. Arab., p.61, n. 85.— Chélodon hadjan Bounaierre, pl. de l'Enc. meth.

+ Non mentionné par M. Cuvier. D.

5 Forskael, Fauu. Arab., p.65, n.92. — Chélodon ruben. Bonnaterre, pl. de l'Enc. méth.

8 Non mentionné par M. Cuvier. D.

T Les individus de cette espèce que Commerson à vus au milieu des rochers de l'île de France, différaient peu de ceux que Forskael a observés en Arabie.

# 6rayons à la membrane branchiale du chétodon cocher, 16 à chaque pectorale, 4 rayon aiguillonné et 5 rayons articulés à chaque thoracine, 47 rayons à la nageoire de la queue. — 6 rayons à la membrane branchiale du chétodon hadjan,

DES POISSONS

Et enfin les cinq bandes transversales et jaunes du chétodon peint, la bande noire, le croissant doré et la bordure brune de sa nageoire de la queue, l’autre bande également noire qui passe sur chacun de ses yeux, et le noir de sa nageoire du dos.

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